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 The hell of iron (YAOI)

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Inki Inochi
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MessageSujet: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:34

Chapitre I



Dans le bus privé qui les transportait vers la deuxième prison hautement sécurisée, Joël repassait sans cesse la scène où le tribunal le jugeait pour 5 ans derrière les barreaux. Il ne supportait pas cette injustice, il était innocent et c’était un coup monté contre lui.

Joël était au fond du bus, regardant chaque criminel qui le composait. Eux aussi avaient leur histoire. Certain était comme lui, innocent, et d’autre coupable.

On l’avait accusé de viol sur mineur. C’était purement faux… Il sortait avec une fille, qui avait 17 ans, et lui 19. Ils avaient évidement des relations sexuelles, et quand les parents de la jeune fille l’avaient appris, ils ont porté plainte. Elle n’avait rien fait pour les contredire ou les en empêcher…

Il lui en voulait énormément.

Le bus s’arrêta brusquement, signe qu’ils étaient arrivés. Trois gendarmes les firent descendre tour à tour, et en file indienne, ils rejoignirent les autres dans la grande cours.

Marchant, Joël se sentait extrêmement visé par les tôlards qui était derrière la grille. Ceux-ci riaient, de la pure moquerie. Joël se demandait pourquoi, car eux aussi étaient dans la même situation que lui. Il ne chercha pas à comprendre…

Au tribunal, avant que les policiers ne l’emmènent, le frère de Joël, qui avait aussi été en prison, lui avait donné un conseil : « Ne jamais chercher les emmerdes et ne pas se mêler des affaires des autres ».

On lui avait toujours dit que c’était dangereux. Surtout quand on était vidé comme souffre douleur de tous…


Deux heures plus tard, il faisait nuit. 07h00. C’était le dîné du soir. Joël s’avançait vers le comptoir où l’ont distribuait la nourriture. Une fois son plateau rempli, il regardait le réfectoire géant, à la recherche d’une place.

Une chose le perturbait quelque peu.

Les noirs étaient avec les noirs, les blancs avec les blancs, les arabes avec les arabes, les asiatiques avec les asiatiques… Seraient-ils tous racistes ? Il s’apprêta à faire un pas vers la table des « blancs » que quelque le poussa, jetant son plateau à terre.

Il se retourna. Un groupe de black se foutait royalement de lui, en marchant vers leur table. Joël baissa la tête de dégoût. Il prit un essuie et essuya l’uniforme sale.

- Eh, l’nouveau ! dit une voix derrière lui.

Joël se retourna. Un type de la table des « blancs » lui faisait signe de venir auprès d’eux. Ce qu’il fit.

- On t’a chié ton repas ?
- Euh… Ouais.

Ils rirent.

Joël s’énerva :

- Si c’est pour que vous vous foutiez d’ma gueule aussi, je dégage ! pff…
- Tu n’as vraiment pas d’humour. Vas-y vient, poses ton cul.

Il s’assit.

- Moi c’est Dylan, dit celui-ci en tendant sa main.
- Joël, annonça-t-il en serrant la main de son nouvel ami.

Dylan présenta aux autres « blancs ». Ceux-ci lui prêtèrent attention quelques secondes pour remettre leur nez dans leur assiette.

- hum… Dylan ?
- Ouais ?
- Ca ne te dérange pas si.. Je prenais un petit bout de ton pain ? Parce que mon plateau s’est renve…
- Ouais ouais vas-y !

Joël sourit et s’empara du pain et de la confiture.

- Dit moi, Jo’, t’as l’air d’être un mec bien, pourquoi t’es v’nu ici ?

A cette question, Joël faillit s’étouffer. Il avait oublié cette trahison que Dylan le remettait en question…

- Je… heu, j’suis innocent !

Dylan ria à s’en décrocher la mâchoire.

- C’est ça, Jo’, tout le monde ici le dit !
- Mais moi c’est vrai !
- Arrêtes de parler comme ça tu m’agaces, t’as 19 ans ou quoi ?!
- Exactement.
- Tu déconnes ?
- Nân

Dylan prit un air d’étonnement mais ne dit plus rien. Un quart d’heure passait qu’ils devaient tous rejoindre leur dortoir. Deux tôlards par cellule. Joël savait où il devait aller, on le lui avait déjà montrer.

Entrant dans sa cellule, il vit son compagnon sous les couvertures, dans le lit du bas. Joël s’approchait de lui et demandait timidement :

- euh… Excuses moi… Je pourrais emprunter le lit du bas ? J’suis somnambule…
- Va te faire foutre !

Joël n’insistait pas plus longtemps et montait sur le lit du haut. En face de lui, un lavabo sale, un miroir sale et des chiottes… Sales. Il enfonça sa tête dans les couvertures froides et versait des larmes qu’il retenait depuis trop longtemps.

- Putain mec tu vas pas inonder la cellule, j’essaye de ronfler moi !

Le taulard du bas se leva et fit face à Joël.

- Man quand j’te cause répond !

Joël sorti sa tête de sa cachette et essuya ses larmes.

- Désolé… J’arrivais plus à me contenir…
- Ouais bah ça c’est pas mon problème.

Joël regardait plus attentivement son compagnon de cellule. Il était grand, brun, yeux bruns, les oreilles troués, des lèvres fines, des sourcils légèrement épais, un visage aux traits sévères…

- Qu’est-ce que tu mattes comme ça ?
- Rieeen !! dit soudain Joël, embarrassé.
- Huh… M’ouais… euh, moi c’est Noah. Bienvenue en enfer, Ricanait-il en se recouchant.
- Euh… Joël… Mais… « En enfer »… Pourquoi tu dis ça ?
- Laisse.

Les gardiens annonçaient la fermeture des lumières. Un silence total régnait, malgré ça, impossible de fermer l’œil.


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Dernière édition par le Ven 18 Mai - 2:14, édité 1 fois
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:36

Chapitre II



Le lendemain, tous durent se lever tôt. Le matin, c’était toujours pénible, et encore plus en taule… Noah tirait sur ses couvertures.

- Debout l’nouveau !
- Mmmmh… « Le nouveau » il a un prénom…
- Ouais mais j’l’ai oublié, riait Noah en se rinçant le visage à l’eau froide.

Las, Joël se levait, marchant à pas lent vers les barreaux. Il regardait à travers ceux-ci et voyait des centaines d’autres cellules. Il virait son regard vers le bas de la grande salle et voyait des gardiens. Il était drôlement haut…

- Euh… Noah… ?
- Quoi ??
- On est à combien de mètres du sol ?
- Ouf mais à qui tu poses cette question ! J’ai même pas fini mon école primaire…

Joël le regardait avec un air d’étonnement mais ne dit rien. Les autres taulards faisaient vraiment un sale bouquant, c’était insupportable.

- Noah, tu déjeunerais avec moi ?
- Hein ? Mais t’es ouf ! Ch’uis métis, je vais avec les blacks, désolé man, Disait-il en sortant de leur cellule pour aller au grand réfectoire.

Joël était certes désolé pour tous les racistes, il se résignait à s’éclabousser d’eau chaude le visage, malgré qu’il soit dégoûté de la saleté du lavabo.

Il rejoint bien vite les autres blancs à leur table respective. Tout en mangeant, il remarquait qu’au fond de la salle, deux clans se disputaient. Les blacks contre les asiatiques. Joël voyait… Noah se faire tabasser ! Il se levait d’un bond, dans le but de venir l’aider.

Dylan lui a crié de revenir pour le bien de son compagnon de cellule, celui-là n’écoutait rien. Il poussait tout le monde au passage et se mit entre Noah et l’asiatique.

- Dégages ! Criait Noah. Ce n’est pas tes affaires !
- Si ! T’es mon ami et je te protège !

Le clan des asiatiques riait, se moquant royalement de Joël.

- Comment t’oses t’interposer, mec, casses-toi ! Hurlait l’asiatique.

Joël se souvint à ce moment même du conseil de son frère. Il regrettait amèrement son geste.

- Oh… Désolé, Se reprenait-il, je… Je ne sais pas c’qui m’a prit…

De ce fait, il marchait à reculons, tous les regards fixés sur lui. Il se sentait horriblement gêné d’avoir réagis de la sorte, et il s’en voulait. Mais le fait de voir Noah couvert de bleu et la lèvre en sang lui faisait peur.


Ok, c’était un black et lui un blanc, mais cela changeait quoi ?


Un des asiatiques dit à Joël de s’arrêter, sous les ordres du Leader, ce qu’il fit en faisant la moue ; géniale, il s’était attiré des emmerdes dès le deuxième jour. Il baissait la tête, et mit ses mains dans les poches. Il n’osait pas regarder le « boss » du clan asiatique.

Le monde semblait s’arrêter, il sentait tous les regards fixés sur lui.

- Regardes-moi.

Joël entendit cette voix comme un fouet en plein cœur. Pour quelqu’un que plusieurs taulards craignaient, elle était affreusement douce, presque sensuelle avec l’arrière accent nippon.

Joël levait timidement les yeux. Il se mordillait les lèvres en voyant deux yeux bridés dont le regard presque noir le fixait avec insistance.

De longues secondes, lui et cet inconnu se fixait. Si « Il » avait pour but de l’intimider, c’était réussi. Le visage du japonais était totalement neutre, aucune émotion ne se voyait.

Le leader du clan était, comparé à la majorité des autres asiatiques, mince. Son corps avait la finesse de celui d’une femme. Pourquoi le craignait-on, alors ? Il était très grand, 1m80 facilement. Il avait une coupe de cheveux assez drôle, dans le genre mal à droit et mal vu sur un mec. Ils étaient coupés carrés, et teint en un blond presque blanc.

Il avait des tatouages sur la surface des doigts, plus précisément des kanji.

Joël fût sortit de ses pensées quand on prononçait son prénom. Il se tournait et voyait Dylan et le reste des blancs courir vers lui.

Dylan se mit face au japonais. Ils n’avaient pas l’air de s’apprécier…

- Takeshi Keisuke, Disait Dylan d’une voix grave.
- Lewys Dylan, Rajoutait Kei d’un accent anglais. Que me vaut l’honneur de te parler ?
- Fiches la paix au gamin, il est nouveau, il savait pas.

Keisuke riait. Avant de repartir à leur table, l’asiatique donnait une tape au dos de Dylan, il fut très vitre suivit de ces acolytes, qui mélangeaient coréen, chinois, taiwanais,…

Rassis à leur table, l’incident était déjà oublié par tous. Excepté…

- Tu peux me dire ce qui t’a pris de faire ça ? Criait Dylan.
- Désolé Dylan ! J’ai réfléchis trop tard ! Mais c’est mon compagnon de cellule, je voulais l’aider…
- Je ne veux rien entendre ! Tu n’as pas encore compris qu’ici, on s’aide qu’entre semblable ?!

Joël s’énervait.

- « Entre semblable » ?! Vous êtes tous racistes ou quoi !?
- Exactement, et tu le seras aussi.
- Jamais !

Dylan soupirait.

- Mec, tu changeras vite d’avis. Mais à l’avenir, ne te mêles plus de ce qui te regarde pas ! Maintenant t’as le clan asiatique au cul, c’est vraiment pas bon signe…
- Hein ?
- Tu piges vraiment rien ! Je serais pas toujours là pour t’aider !
- Mais pourquoi tu m’aides ?
- Parce que tu fais parti de mon clan, idiot ! Les blancs aident les blancs, facile à piger non ?!

Joël se tut. Il était reconnaissant envers Dylan, certes. Mais il ne pouvait pas se voiler la face quand quelqu’un a besoin d’aide. Joël attendit que Dylan se calme pour lui poser une question :

- Pourquoi les gardes ne font rien ?

Dylan eut un sourire triste en coin.

- Les gardes s’en branlent totalement. Ils viennent au boulot, exercent leur métier sans grande motivation et rentre chez eux, pressés de recevoir leur paye. Faut que tu te rentres dans le crâne qu’ici, t’es seul et tu n’as personne. Tu peux faire confiance à personne, même entre blancs y a des trahisons…

Joël ayant eu sa réponse ne dit plus rien et finissait son repas.


Menotté des pieds à un autre taulard, Joël travaillait. Des gendarmes les avaient emmenés sur un terrain, où il fallait planter et travailler à la pelle. Deux heures passaient et il était déjà crevé.

L’autre taulard, à l’allure un peu imposant et au crâne rasé, l’obligeait à marcher vu qu’ils étaient attachés. Joël avait les jambes faibles, tout ce qu’il souhaitait était de s’effondrer et dormir 24h durant.

Un gardien passait par là et se dirigeait vers lui. De son bâton, il tapotait les fesses de Joël, qui eut un mouvement de recul.

- Eh !!
- Ta gueule et bosses, mon mignon, t’es là pour ça.

Le gardien le laissait sur ces mots. Il reprit de travailler à la pelle. Le taulard à ces côtés riait :

- Héhé, on dirait que tu lui plais !
- Ne dis pas ça ! Il me dégoûte ! Et puis pourquoi il me donne des fessées avec son putain de bâton ?!
- Ah, t’as rien compris, gamin… Ici tout le monde devient gay, à force de ne pas voir de nanas. Le sexe c’est vitale et voilà ! Tous gay !

Joël ne disait rien. Il pensait à l’incident de ce matin. C’est vrai qu’en y repensant, Keisuke avait un air d’homo, avec sa coiffure féminine et son fin corps.

Le TP continuait encore une bonne heure. Ce n’est que vers 11h00 qu’ils purent prendre une pose et aller s’aérer dans la grande cours. Joël était seul, dans son coin, à réfléchir à se qu’il dirait à son frère quand celui-ci viendrait lui rendre visite.

A 12h, tous étaient réunis dans le grand réfectoire. Quand il eut finit son dîné, on entendait une voix singulière résonner dans les hauts parleurs qui étaient disposés dans les quatre coin de la salle :

- Les heures de visite sont de 01h00 à 02h30.

Joël finissait donc de manger et suivait le gardien qui conduisait les prisonniers aux salles des visites. Il attendait bien 10 minutes, assis seul à une table, attendant son frère.

Enfin, il le vit. Joël se levait et courrait vers son grand frère. Celui-ci le serrait dans ces bras tout en versant quelques larmes. S’asseyant, Zoé parlait en premier :

- Joël, tu manques déjà à toute la famille ! Tu n’sais pas comme j’ai mal au cœur de te laisser dans un endroit pareil ! Dangereux et insécurisé malgré que se soit une prison !
- T’inquiètes pas Zoé, je me suis fait des amis !

Zoé fit un signe négatif de la tête.

- Des amis, tu dis ? Impossible… Tu parles sans doute de ces « clans » ?
- Euh… Eh bien… ouais…
- Joël, je t’en prit, ne fait confiance à personne !

Le petit frère fit un bref oui de la tête.

- Tu as suivi mon conseil jusqu’à maintenant ?

Merde, je la sentais arriver celle-là… Pensant Joël.

Joël décidait qu’il allait omettre quelques détails pour ne pas inquiéter son frère aîné.

- Ouais je l’ai suivit !
- Tu mens.
- …
- Dis moi la vérité !
- Non non je t’assure, à part un gardien qui me fait des avances, tout va bien…
- QUOI ?! Dis moi c’est le quel, j’vais l’éventr… Le… Lui parler.
- Non mais ne t’inquiète pas, j’en parlerais moi-même au directeur si il cherche à me faire du mal…
- Pitié Joël. Fais gaffe. Je suppose que tu sais qu’ici tout le monde est…
- Gay ?
- Euh… ouais... Enfin, peut-être pas gay, mais que la plupart on est des relations entre hommes pour se satisfaire…
- Ouais je sais. J’espère que moi non, ça à l’air dégoûtant…

Zoé soupirait.

- Espèce d’idiot ! Attends deux moi et tu verras ! Tu seras tellement en manque que tu diras plus ça !

Joël rigolait un peu et rajoutait d’un air coquin :

- Mh, Zoé… Je vois que t’es très bien informé… T’as vécu l’expérience peut-être ?

Les joues de l’ex prisonnier viraient au rouge.

- Idiot de petit frère… Pourquoi je dois t’avoir sur les pieds ! Riait Zoé. Ouais, je ne te mens pas que j’ai vécu ça, et ça m’a sauvé pendant mes quatre ans ici ! D’ailleurs le mec qui me sautait est toujours ici !
- Tu déconnes ? Dis qui c’est !! Demandait Joël sur un ton enfantin.
- Bah… Comme je pouvais pas me faire un autre qu’un blanc… hum, enfin, c’est un blanc, c’est tout ce que t’as à savoir.
- T’es nul de me cacher ça !
- Mr Lewys ! Chef du clan des blancs. Tu dois sûrement le connaître.

Joël était bouche bée. Quelle étrange situation ! Un sourire couvrait ses lèvres :

- Putain je n’aurais jamais cru ça !


Zoé et Joël discutèrent que quelques minutes durant qu’ils devaient déjà se quitter.

- Je reviendrais le mois prochain avec nos parents. Enfin, peut-être…
- Pourquoi tu dis ça ?

Les traits du visage de Zoé devinrent plus durs et il rajoutait d’un ton désolé :

- Nos parents t’en veulent, Jo’…

Zoé le laissait sur ces mots.


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Avril
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:36

La suite. (Et vite - . -)

_________________
Mon existence prend finalement forme à travers ces mots tracés à l'encre noire.
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:40

(Ne me dit pas que t'as déjà lu ?) ...


Chapitre III



Après les heures de TP, Joël était dans sa cellule, comme tous les autres prisonniers. Il n’en revenait pas. Il avait toujours en tête les derniers mots que son frère a prononcés. Ses parents lui en voulaient, comment pouvaient-ils croire une seconde qu’il abusait vraiment d’une gamine de 17 ans ?!

Il les détestait, penser ainsi de leur fils, c’était impardonnable… Il chassa tous ses tourments quand Noah entrait dans leur cellule. Joël évitait son regard.

- Man…, Commençait Noah. Je… Te remercie, pour aujourd’hui. C’était vraiment con de ta part mais merci, c’est la première fois que… Quelqu’un fait ça pour moi… Et c’est un geste que je n’oublierais pas ! Donc si t’as besoin d’aide ou quoi… Tu fais appel à moi, ok ?

Joël était étonné, et ne le cachait pas. Alors ça, il n’aurait jamais cru… A des « Putain mec pourquoi t’as fait ça, t’es trop con !… », oui, mais pas à des remerciements.

- O… Ok… De rien…

Noah sourit et s’assit sur son lit. Peu de temps plus tard, un gardien passait et avertissait que les heures de douche étaient à partir de 19h00. Joël descendit alors de son lit, prit une essuie et un savon, et quittait la cellule en même temps que son compagnon.

Arrivé dans les douches, il remarquait quelque chose. C’était des douches communes. Joël était mal à l’aise, il avait toujours été pudique et détestait qu’on le regarde. Le pire était qu’ici, ils se sautaient entre mec, et le fait de savoir ça ne l’aidait pas du tout.

Noah, qui se déshabillait sans aucune gêne, remarquait l’angoisse de Joël :

- Je comprends que tu sois gêné, je l’étais aussi, mes premiers jours. Mais à force, tu t’y habitueras…
- Non !! Je n’veux pas me laver dans ces conditions !
- C’est ça ou avec les gardiens… Et si tu veux te faire violer… A ta guise ! rigolait Noah.

Putain !

Ne répondant plus rien, il commençait à tirer son haut. Il fut bousculé par quelqu’un, puis plusieurs autres personnes. Ceux-ci étaient déjà tous à poil et courraient vers les douches. C’était le clan asiatique.

- Eh merde…, murmurait-il.

Alors qu’il s’apprêtait à ôter son bas, son regard vira sur Keisuke.
Qu’est-ce qu’il est bien foutu !, Pensait Joël.

A contre cœur, il détachait son regard du corps aux courbes si féminines de Kei. Par habitude, il porta une main à son intimité. Les taulards ont remarqué ce geste.

- Oooh !! Il est timide l’nouveau !

Joël ne bronchait pas et cachait son mécontentement. Il les envoyait tous chier intérieurement.

Il se mit dans un coin et appuyait sur un bouton, et un jet d’eau tiède s’en suivit. Il fermait les yeux, mettant la tête en arrière.

Waaah… Que c’est bon.. Elle n’est pas chaude mais ça fait du b-i-e-n !

Il fut sortit de ses pensées quand il reçu une tape aux fesses.

- Eh !! Qui a fait ça !?

Un groupe de black riait. Joël baissait la tête, et se décidait à vite en finir avec cette douche. Il s’empara du savon qu’il étalait sur ses cheveux mi-longs châtain clair.

Dos aux autres taulards, il speedait de façon impressionnante. D’habitude, il mettait toujours une heure pour une simple douche, là ça virait à 7 minutes. Joël se sentait extrêmement mal à l’aise. Il se rinçait le visage une dernière fois et prit en main l’essuie.

Il aurait cru que les blacks, ou encore les asiatiques, lui auraient fait une blague du genre « Piquage de serviettes et de vêtements » mais rien n’en fut, et ça l’étonnait, quoiqu’il fût soulagé.

Alors qu’il s’habillait, Joël entendait des bruits venant de l’autre côté du mur.

Par curiosité, il s’avançait sans faire trop de bruit et passait sa tête discrètement, afin de voir ce qui s’y passait.

Il eut un léger sursaut en voyant un asiatique avec… Keisuke ! Son cœur ne fit qu’un tour. Il ne saurait l’expliquer, mais il était jaloux. Et d’un côté, il les enviait, car ils prenaient leur pied tandis que lui s’emmerdait royalement.

Joël se dit qu’il allait assister un peu à la scène, de façon à tuer son ennuie…

La position qu’avaient les deux amants l’excitait. Keisuke était dos au mur, les jambes autour des hanches de l’asiatique. Joël était un peu dégoûté par la brutalité de la pénétration.

« Ca doit faire atrocement mal » se disait intérieurement Joël.

Il regardait l’expression de Keisuke. Celui-ci avait le corps en sueur, la bouche légèrement entrouverte, laissant échapper des gémissements, les bras autour du coup de son amant et donnait des coups de reins puissants. Joël se rinçait vraiment l’œil, il devait se l’avouer.

De petites secondes passaient, qui semblait une éternité pour Joël qui passait aussi un bon moment. Il se disait être raisonnable et les laisser dans leur intimité.

Alors qu’il rejoignait ses vêtements, il voyait Noah.

- Alors, bon matage ? Disait-il en s’habillant.
- Mais… Non pourquoi tu dis ça !!, Répondait Joël, gêné d’être prit sur le fait.

A cette question, Noah riait. Puis, avec la voix et l’expression la plus sérieuse au monde, il dit :

- Parce que tu bandes.

Sur ce, il s’en alla.

Joël regardait alors son sexe. Effectivement, en plein érection, et il ne l’avait même pas sentit !

Terriblement honteux, il se rhabillait en vitesse de son uniforme bleu foncé et partit en vitesse, courant derrière Noah comme un dératé pour s’expliquer.

Dans leur cellule, Noah et Joël jouaient aux cartes.

- D’où t’as eu ces cartes ?
- C’est Q qui me l’ait a passé.
- « Q »… ?
- Chef des blacks, quoi !
- Ha, oui…

Silence total, où les cris des taulards se faisaient entendre.

- Euh… Noah ?
- Mh ? Disait-il, inintéressé.
- Pourquoi y a des clans ? Et pourquoi y a des « chef »… ? Tu peux me le dire ?

Noah soupirait et arrêtait de jouer.

- Effectivement, je peux te le dire. J’suis ici depuis assez longtemps pour t’expliquer ça… Y a des clans parce qu’ici, y a blindé de racistes. Certain ne le sont pas mais font comme si, pour ne pas avoir d’emmerdes. Et les chefs sont les personnes qui sont en prison pour avoir fait quelque chose de carrément HO-RRI-BLE.

C’est là que le métis s’arrêtait de parler et continuait à jouer.

- Euh… C’est tout ? Demandait curieusement Joël.
- Bah… Ouais, à moins que t’as d’autres questions…

Joël réfléchissait.

- Ouais, j’en ai !
- Ca m’étonne, tiens… Répondit Noah dans un soupire de lassitude.
- Est-ce que tu peux me dire ce qu’on fait les chefs des différents clans ? J’aimerais savoir…
- Je crois pas que t’aimerais savoir, tu ne veux juste pas être le seul à pas savoir… Soit, je te le dis… Dans les détails ?
- Heu, non, pas spécialement…
- Ok ! Donc. Q est en prison pour avoir enfreint toutes les lois. De 1 à… Je sais plus, y’en a tellement. Et il a été recherché pendant deux ans. Il a été attrapé car un de ses « amis » blancs l’a balancé. Disons que c’est depuis ce jour qu’il est raciste.

Joël hochait la tête, absorbé par ces mots.

- Et le célèbre Lewys ! Il a été recherché pendant… Attends laisse moi réfléchir… 1 ans je crois, sinon moins, pour avoir violé des enfants.
- Il est pédophile ?! Criait Joël.
- Ouep. Mais cris pas comme ça j’ai mal aux oreilles ! Bon… Ha ouais, et Keisuke Takeshi a été recherché durant 4 ANS ! Quel exploit, j’te jure !
- Et pourquoi il est en prison ?
- Parce qu’il a tué chaque membre de sa famille, un à un, de façon horrible !
- C… Comment ? Demandait Joël, horrifié.
- Tu m’as dit que tu ne voulais pas les détails alors je te dis plus rien !
- Ok, ok… Merci quand même…

Noah arrêtait de jouer, se couchant sur son lit. Joël fit de même. Il était toujours aussi songeur et méfiant. Noah lui avait-il dit la vérité ? Et puis pourquoi il mentirait…

Dylan ne ressemblait vraiment pas à un pédophile. Et Keisuke… Jamais Joël aurait cru ça. Si Noah lui avait dit que Takeshi Keisuke est en prison pour avoir été mannequin et que plein de monde sont morts rien qu’en regardant le charme érotique que dégageait le japonais, là oui, il l’aurait cru !

Mais à partir de maintenant, Joël voyait ces chefs d’un œil différent…


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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:49

Super ! ^^ A quand la suite ???
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:53

En fait j'ai déjà écrit jusqu'au Chap 12 X'D bon, allez.. =)

Ce chap est très court, c'est pour ça que je vais mettre le cinq aussi ^^


Chapitre IV


Le lendemain, pendant le déjeuné, alors que leur discussion virait sexe, Joël demandait à Dylan :

- J’peux te poser une question ? Dit-il sur un ton sensuel.
- Hm ? fit Dylan la bouche pleine.
- Connaîtrais-tu…

Joël se rapprochait de l’oreille de Dylan et lui susurrait :

- …Zoé ?!

A l’entente de ce prénom, Dylan avala mal sa nourriture. Il s’essuyait la bouche à l’aide de sa manche et fusillait Joël du regard.

- D’où tu sors ce prénom j’peux savoir ?!

Les autres blancs n’entendaient rien. Dylan abandonna et dis sur un ton las et agressif :

- Bon, j’aurais à te parler, plus tard !

Joël ne comprenait pas. Pourquoi Dylan était-il agressif ? Il avait honte d’avoir baiser avec un mec ? Pourtant ici tout le monde le faisait, il n’y avait pas de quoi ! Joël hochait la tête et ne dit plus rien, continuant à manger en silence.

Au travail, il devait refaire un mur où les briques avaient lâchés avec deux autres prisonniers. Comme dit, Dylan vint à sa rencontre afin de lui parler. Il avait toujours cet air agressif et dur sur le visage.

Joël était à présent persuadé d’avoir dit une gaffe…

Tout en travaillant, Joël demandait à Dylan, qui s’avançait vers lui :

- Hé t’es pas censé travailler ailleurs qu’ici, toi ?
- J’me suis arrangé avec un des gardes !
- Comment ça « arrangé » ? Interrogeait Joël innocemment.
- Putain mais ça te regardes pas !

Joël voulu rire mais il s’y résignait, un rien pouvait vexer et mettre en colère Lewys Dylan…

- Bon, fit Dylan en mettant des gants et s’emparant de la cire, Qui t’a mentionné le nom de Zoé ? Réponds !
- Bah… Zoé lui-même… Pourquoi ?

Dylan s’arrêtait net d’étaler la cire sur le mur. Il tournait lentement son regard vers Joël, qui le regardait curieusement.
- T’es en train de me dire que tu connais Zoé ?! Demandait Dylan en chuchotant le plus possible.
- Bah oui c’est mon frère, répondit Joël tout en travaillant, le plus sérieux du monde.
- Putain !!
- Quoi ?
- Mec, si le clan d’asiatique savait ça, t’es un HOMME MORT !

Joël écarquillait les yeux. Dylan avait vraiment l’air perturbé et mal.

- Pourquoi ça ? S’inquiétait Joël.
- Putain… Ca ne m’étonne pas qu’il ne t’ait pas raconté ça… Il a eu des problèmes avec ce clan-là. C’était quand il était « nouveau », les premières années, quoi… Il ne savait pas le danger qu’il courait en se mesurant à ce clan. Il était têtu et égoïste…
- Quel genre de problème ?
- Tu n’as pas à la savoir mec !
- Bah si c’est mon frè…
- Ta gueule !

Joël ne dit plus rien, jusqu’à ce que Dylan ré ouvrit la bouche :

- Mec… Pour ton bien, ne parles à personne d’autre qu’à moi de Zoé…, Disait-il d’un ton plus doux.

Cette fois-ci Joël ne put s’empêcher de rire.

- Mec pourquoi tu ris !?
- Pour ce que tu viens de dire ! Riait Joël.
- Ha ouais et j’ai dit quoi ?!
- En gros : « Parles moi de Zoé » !!

Joël n’en pouvait plus, il avait mal au ventre tellement il riait. Il arrêtait un moment de bosser pour se mettre contre le mur et respirer.

- J’peux savoir qu’est-ce qu’il y a de drôle à ça ? Demandait Dylan, dont les joues avaient rosies.
- Bah c’est qu’il te manque. Répondait Joël qui avait reprit son sérieux.

Dylan ne répondait rien. Joël avait l’air donc de toucher un point faible…

Le temps s’écroulait. Joël regardait Dylan. Il se souvint tout à coup de ce qu’avait dit Noah. Il voulait en parler à Dylan, mais avait peur de le vexer ou de lui faire remémorer des choses qu’il aurait préféré oublier… Pourtant, il se lança :

- Dylan ? Pourquoi t’es en prison ?

Celui-ci ne s’arrêtait pas de travailler et répondit d’une voix faible :

- Détournement de mineur. Comme toi !

Joël détestait qu’on lui mente. Les enfants que Dylan avait violé n’avaient sûrement pas plus de 10 ans et il appelait ça un détournement de mineur !

Sous le regard de Dylan, Joël mettait rageusement de la cire sur sa truelle. Pourtant, le pédophile ne dit rien et continuait répétitivement les mouvements d’un maçon.
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 20:54

Chapitre V



Durant leur temps libre d’une heure, certains membres du clan asiatique emmerdaient Noah. Joël traînait avec Dylan, qui lui parlait, répétant se qu’il avait dit quelques heures plus tôt. Joël n’écoutait rien de tout ça. Il se retenait d’aller aider Noah. Dylan le remarquait :

- Pitié Jo’… Ne fais rien de con, pour le bien de ton ami…
- « Pour le bien » ? C’est la deuxième fois que tu me dis ça ! En quoi c’est pour son bien ?! S’énervait Joël.

Dylan soupirait et lui dit avoua :

- Il pourrait crever.
- … Comment ça ?!
- Eh bien… Tu es l’ami de leur ennemi, donc tu es leur ennemi. Logique, non ? Donc ils vous détestent.
- C’est franchement con…
- Ne dit pas ça, ça pourrait te retomber dessus.

Joël haussait les épaules.

Un moment de silence pesait dans l’air. Les autres prisonniers qui étaient en compagnie de Dylan et Joël s’en allaient.

Dylan se rapprochait de son ami et dit d’un ton presque timide :

- En fait…
- Hm ? Fit Joël, qui regardait devant lui, en pleine contemplation.
- Je… T’avais raison…
- Sur quoi, Dylan ? Dé-ve-loppe !

Dylan soupirait de lassitude à avouer et se lançait :

- Sur ton frère, du con ! Chuchotait-il.
- Bah quoi, qu’est-ce qu’il a fait… ?

Dylan le frappa à la tête :

- T’es vraiment con ma parole ! J’ai dit que t’as eu raison, la tantôt, il me manque !

Dylan baissait la tête et regardait l’herbe. Joël souriait, sans le cacher, ce qui énervait Dylan.

- Ne sourit pas comme ça !

Joël ne prêtait pas attention à ce que disait son ami. Se rapprochant de Dylan, il lui susurrait à l’oreille :

- Pourquoi tu ne le verrais pas… ?
- Il n’a pas voulu me donner son numéro.
- Hé ?! Mais pourquoi ?

Le visage de Dylan se crispait. C’était apparemment un mauvais souvenir…

- Il… Un jour avant… de… D-de s’en aller, il… Il m’a prit dans un coin pour me dire qu-que… Qu’il était sûr qu’il ne reviendrait jamais ici… Car il a « changé »… Et que je ne devais pas prendre contacte avec lui car… Le clan asiatique voudra ma peau si ils savaient que Zoé et moi, nous…
- Que vous vous aimiez ? Achevait Joël.

Dylan levait la tête pour regarder Joël. Il avait l’air de se mordre la lèvre pour ne pas pleurer.

Joël aurait voulu le consoler, mais il ne savait pas quoi faire… Lui dire des mots doux ou le prendre dans ses bras,… Soudain une idée lui vint.

- Dylan ! Dit-il en le secouant. Dylan j’ai une idée !

Celui-ci se contentait d’essuyer les quelques larmes en guise de réponse.

- Tu… Enfin, quand il va venir me voir le mois prochain, je lui dirais qu’il vienne te voir toi aussi ! T’es d’accord ?

Dylan laissa échapper un rire nerveux.

- Jo’, Jo’… Lui m’a déjà oublié. Pour Zoé, lui et moi c’était que du sexe. J’en suis sûr… Et certain. D’ailleurs, pour moi aussi. Mais quelques semaines avant qu’il se tire…

Il n’achevait pas se phrase car Joël comprenait très bien.

- Dylan, je ne pense pas que mon frère t’ait oublié, si c’était le cas, il ne m’aurait pas parlé de toi à sa première visite.

Dylan haussait les épaules. Joël ne l’avait jamais vu dans cet état. Quoique logique, il était là que depuis quelques jours…

Joël n’était pas sûr de ce qu’il venait de dire, car son frère avait sûrement une copine en ce moment. De plus, Zoé n’était pas un grand sentimental et il aimait le sexe, à moins qu’il ne le cache parfaitement bien.

Il était en train de regretter ses mots, douter de ce qu’il avait dit. Et si Dylan avait raison… ? Si Zoé acceptait de le voir pour lui confirmer que ce n’était que du sexe ?

Si tout ça était le cas, Dylan lui en voudrait et Joël culpabiliserait. Et si il venait à se faire rejeter par le clan des blancs, il serait en danger, car il avait des problèmes avec tous les autres clans…

Joël prit soudainement peur, mais Dylan le sortait de ses pensées obscures.

- J’ai décidé, Joël…

Joël priait pour que son ami change d’avis et qu’il refuse sa proposition.

- … Et je suis d’accord avec toi ! Tu… Tu m’as remonté le moral… T’es différent des autres ! Toi tu es vraiment mon pote… Fit Dylan en tapotant son dos.

Joël émit un rire jaune et reportait son attention sur les prisonniers. Il cherchait des yeux Noah et les emmerdeurs. Ils ne les trouvaient pas. Il ne s’inquiétait pas plus que ça, se rassurant en se disant qu’ils lui avaient finalement foutu la paix.


Vers midi, alors qu’ils mangeaient, Joël ne voyait pas Noah à la table des blacks, et remarquait qu’à la table du clan asiatique, il y manquait quelques membres.

Son instinct de papa poule reprit surface et il s’inquiétait. Dylan l’avait remarqué aussi que Noah manquait.

- Dylan… J’ai un de ces putains de mauvais pressentiments…
- Pourquoi ça ? Fit-il, la bouche pleine.
- Noah… Noah n’est pas à sa table !!

Dylan donnait un coup de pied discret mais violent à la jambe de Joël.

- Parles pas si fort, Jo’ ! Y a aucun danger, aujourd’hui les asiatiques qui sont absents doivent juste faire plus d’heure de travail, Mentit Dylan.

Joël était rassuré. Il avait en confiance en Dylan et ne se doutait pas une seconde que celui-ci lui mentait pour son bien…


Après avoir manger, ils travaillèrent encore 5 heures. C’était la même chose tous les jours… Ca commençait à devenir lassant aux yeux de Joël. Et dire qu’il devait y rester encore 5 ans…

Ils eurent un moment de détente de deux heures. Et à 08h00, tous devaient se rendre dans leur cellule. Dans les couloirs, alors qu’il se dirigeait vers sa cellule, accompagné de Dylan, ils virent plusieurs prisonniers rassemblés, formant un cercle.

- Viens on va voir ce qui se passe, fit Dylan, tout excité.

Il alla le premier, Joël le suivant à la traîne par derrière. Il s’arrêtait en voyant Dylan faire des pas en arrières, le visage crispé, s’avançant vers lui.

- Viens on s’en va, Jo’, Dit-il d’un ton sec et froid.
- Mais Dylan, tu voulais qu’on y…
- Eh bah t’as mal entendu !

Joël s’énervait et poussait Dylan, pour aller voir la scène. A sa venue, tout le monde s’écartait, tout sourire évaporé. Joël les regardait d’un air de soupçonneux, tout en avançant. Il ne regardait pas droit devant lui et trébucha, tombant à terre…

Sur le corps inerte de Noah.

Joël eut un rire nerveux, pensant à une blague. Il levait les yeux, essayant de chercher le coupable. Des larmes commençaient à embués ses yeux, ce qui brouillait sa vue.

Il se penchait sur le corps mort, et prit la tête de Noah dans ses mains. Il vit qu’il avait reçu une balle dans la tête après s’être fait racketter violement… Joël se lâchait complètement, pleurant en regardant les yeux vides de vie de celui qui avait été son ami.

Même s’ils n’avaient pas passé beaucoup de moment ensemble, il l’appréciait.

Il levait une nouvelle fois les yeux, et remarquait que certains des membres du clan des blacks pleuraient en silence également, sans oser s’approcher.

Puis, il entendait des rires. Il s’énervait. Qui pouvait rire dans un moment pareil ?!

Il cherchait des yeux et vit… Le clan asiatique. Avec Keisuke qui était debout, l’air sérieux, le visage vide d’émotion.

Puis son regard croisait celui du japonais craint de tous. Ils se regardaient longtemps, essayant de comprendre ce que l’autre ressentait…

Joël était furieux, triste, effondré, haineux, il était prêt à tuer pour venger…

Le clan asiatique rompait et partait, tout en se moquant royalement de la vie qui avait été perdue à cause d’histoires débiles… Oui, pour des choses inutiles, Joël en était sûr.

Il serrait le vêtement tâché de sang de Noah et se relevait ensuite. Entre temps, tout le monde était parti, sauf les blacks qui attendaient que tout le monde soient partis pour pleurer Noah.

Joël marchait vers Dylan, qui était resté là à rien faire.

- Tu le savais, n’est-ce pas ? Fit Joël d’un ton froid. Il ne lui laissait pas le temps de répondre qu’il continuait de parler : Tu le savais très bien qu’ils allaient tuer Noah… Tu m’as menti en disant que les asiatiques avaient plus d’heure de TP à faire… Tu m’as trahis tout court… On aurait pu l’aider… Dylan, je te déteste.

Joël passait à coté de lui et montait les escaliers métalliques qui faisaient raisonner ses pas. Il entrait dans sa cellule à présent vide de joie, de vie…
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 7 Mai - 22:06

Comme tu le dis si bien [nyaarrk !!! ] j'vais t'agresser pour savoir la suiteuuuuuuuh !!! >.<
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:21

Chapitre VI



Les cris des gardiens le réveillaient. Automatiquement, les grilles de sa cellule s’ouvraient. Il se levait. Cette nuit, il avait dormit quand le lit de Noah.

Joël se rinçait le visage. Il avait maintenant l’habitue de l’eau qui avait une couleur brunâtre… Il mit ses chaussures blanches, les mêmes que tout les pénitenciers ici.

Il sortait, une serviette à la main. Ils avaient chacun dix minutes, même pas, pour se laver.

Joël descendait les escaliers métalliques. Il passait sur les lieux où il avait vu pour la dernière fois Noah.

Il aurait voulu le voir encore, mais évidemment le corps inerte n’était plus là.

Une fois dans les douches, il n’avait plus aucun mal à se mettre nu. Surtout qu’il semblait un peu absent mentalement…

Il regardait les visages des taulards et écoutaient leur conversation de cul. Ceux-ci paraissaient déjà avoir oublié le meurtre de Noah. Même les blacks riaient ensemble, alors que hier soir, ils étaient en larme…

Il semblait être le seul à être encore en deuil. Joël mit rageusement du savon sur ses cheveux. Il grattait sa tête jusqu’au sang..

Ici, il ne pouvait pas dire ce qu’il pensait. La douleur physique l’aidait à penser à autre chose…

Sept minutes s’étaient écoulées. Dans les vestiaires, il se séchait rapidement et s’habillait au plus vite, avant que les autres aient fini leur douche.

Il repassait par sa cellule afin d’y laisser sa serviette. Il se dirigeait ensuite vers le grand réfectoire, où plusieurs y étaient déjà.

Joël prit un plateau, y déposait un morceau de pain et quelques confitures pour ensuite s’installer à la table du clan des blancs.

Tout le monde s’était assis à leur place habituelle. Il en restait donc une seule à côté de Dylan. Sans un regard pour le pédophile, Joël forçait ses jambes à marcher jusqu’à lui, il s’y assit péniblement.

Il sentait le regard pesant de Dylan se poser sur lui.

Puis, un des taulards devant lui demandait :

- Hé l’nouveau, tu peux me passer une de tes confitures ?

Joël n’avait de toute façon pas faim. Il lui passait donc les trois petits pots de confitures.

Il regardait son plateau, avec juste un pain dessus. Il priait pour que le temps passe plus vite. Mais le pire qui pouvait se produire arrivait :

- Jo’, je peux te parler, plus tard ?

Dylan était vraiment malin. Il demandait ça devant les autres membres du clan pour qu’il soit sûr que Joël accepte…

- Ouais. Fit Sèchement Joël sans un regard.

Evidemment, il répondait oui mais n’allait rien en faire, il ne supportait plus la vue de Dylan…

Le déjeuné finit, c’était parti pour trois heures de travail à la pelle.

Dans le champ, où Joël retournait la terre avec le même black que la dernière fois, il voyait Dylan s’approcher.

- Tu vas encore donner ton cul pour le gardien juste pour me causer ? Fit-il d’un ton moqueur.

Dylan le regardait d’un air blessé, mais répondait agressivement :

- Je t’interdis d’me causer comme ça, t’as aucun droit, oublie pas à qui t’as à faire !
- Ouais à un pédophile !

Le black fit comme si il n’avait rien entendu. Joël regrettait ce qu’il venait de dire. Dylan devait être dégoûté… Mais il l’a bien mérité ! Celui-ci ne disait rien et regardait Joël. Puis, à l’étonnement de Joël, il continuait :

- J’dois te parler à propos de Noah. Je l’ai fait pour ton bien, merde, quand tu vas piger ça ?! Ils nous auront mit une balle dans la tête aussi ! Ici, personne n’est solidaire !
- Moi oui. On aurait très bien pu avertir les gardiens !

Dylan riait d’un ton ironique.

- Jo’… T’as toujours pas pigé, je vois.. Les gardiens d’ici sont tous corrompus ! Ils t’auraient fait du chantage, comme par exemple « leur donner ton cul et ils ne diront pas aux asiats que tu les a balancé ! » C’est ça que t’aurais voulu ?!

Joël ne répondait rien et continuait de travailler. Il cachait ses larmes à l’aide de ses mèches. Dylan avait totalement raison… Mais il ne voulait pas l’admettre.

Il sentait des bras l’entourer.

- C’est la vérité… Je ne te voulais que du bien… Crois moi… Jo’, reste pas là à rien dire, répond moi !

Joël hochait la tête positivement.

- J… Je te.. crois…

Dylan tapotait son dos et fit, un sourire aux lèvres :

- Amis, alors ?
- Amis…

Joël entendait que Dylan riait. Puis ces pas s’éloignèrent pour ensuite totalement disparaître.

Finalement, Dylan tenait à lui… Si c’était au point de donner son corps au garde pour lui parler tranquille… Mais il avait pitié de lui. Et puis, la manière dont il lui avait parlé était vraiment dégueulasse de sa part… Ca avait tellement blessé Dylan qu’il avait même nié ce commentaire…

Deux heures s’étaient écroulés. Pour la première fois, le black lui parlait :

- Dit… Tu connaissais Noah, tu étais dans la même cellule que lui, nan ?

Joël fixait le black. Celui-ci parlait tout en travaillant, sans le regarder.

- Tu sais j’ai pas la peste tu peux me regarder.. Je pige que je suis blanc mais faut pas exagérer.

Le black riait.

- Alors quand on me disait que t’était con c’était vrai ! Riait-il. Je te regarde pas car y a le chef de mon clan juste pas loin là-bas, et je sais qu’il me surveille…

Joël fit alors pareil que son compagnon de travail.

- Ouais, on était dans la même cellule. Pourquoi cette question ?
- Pour faire la conversation… Je savais très bien que vous étiez dans la même cellule.

Joël haussait les épaules.

- Dit, tu t’appelles comment ?
- Vaut mieux pas que je te le dise.
- Pourquoi, encore ?!
- Tu pourrais faire la même chose que pour Noah.. A la cafet, quand il y avait une faillite avec un des asiats. Et moi je veux pas crever ! Je sors dans deux mois..
- Félicitation ! Souriait sincèrement Joël.

Le black riait.

- Finalement t’es sympas…
- Evidemment.. Pourquoi, quelqu’un t’as dit que nan ?
- Ouais, Noah. Enfin, au début, après il nous disait qu’il t’appréciait.

Ces mots lui faisaient chaud au cœur. Donc Noah l’appréciait.. C’était bon à savoir.

- Au fait, Fit subitement Joël. Est-ce qu’il y aura des funérailles pour Noah… ?
- Ouais. Mais faut pas que tu rêves trop, c’est pas noël, tu pourras pas y assister !

Joël n’en dit pas plus. Ca l’enrageait. Il aurait voulu lui dire Adieu comme il se le devait…

Une heure passait rapidement. Il avait causé avec le black tout au long du travail. Ca l’avait changé des idées. Mais encore, c’était un black, il ne pouvait pas traîner avec sans avoir de problème, sauf pour le TP. Mais bientôt celui-ci partirait…

Durant l’heure de pause, Joël entendait son nom retentirent dans toute la prison.

« Da Silva Joël convoqué à la direction immédiatement »


Joël, qui était assis sur son banc habituel, regardait le ciel comme si c’était Dieu qui lui causait. Il se frottait les yeux et, sous le regard de tous les taulards de la cour, il se dirigeait vers le bureau du Directeur.

Arrivé dans ledit bâtiment, un gardien l’attendait et l’accompagnait.

Le gardien appuyait sur une petite sonnette. La porte s’ouvrait automatiquement. Joël entrait, tandis que le gardien restait devant la porte.

- Bonjour Mr Da Silva. S’il vous plait, asseyez-vous…

Ce que fit Joël. Il pensait savoir pourquoi il était là… Et il en avait le sourire aux lèvres !

- Je pense que vous savez pourquoi vous êtes là.
- Oui !
- Très bien.. Alors ce sera dès aujourd’hui.
- Hein ? Déjà ? Mais il ne faut pas attendre au moins une semaine pour ça… ?

Le Directeur le regardait d’un air d’incompréhension.

- De quoi parlez-vous, Joël ?
- Eh bien de ces funérailles ! Vous m’avez privilégié.. Et d’ailleurs je vous en remercie.

Le directeur se rasseyait.

- Je pense qu’il y a un mal entendu. Aucun prisonnier n’est autorisé à ses funérailles, sauf ceux de la même famille. Moi je vous parlais de votre cellule !

Joël était anéantis par ces paroles. Mais il fit comme s’il n’en était pas touché…

- Et… Qu’est-ce qu’elle a ma cellule…
- Eh bien à présent que Noah n’est plus là, vous êtes seul. On va vous réaménager dans une autre cellule où vous aurez un nouveau compagnon. Etre seul n’est pas toujours… Agréable !

Cette phrase pleine de sous entendus mit les nerfs à Joël. IL n’était pas homo et ne le serait JAMAIS, même si il était, effectivement, en manque de sexe. Pourtant, Joël ne dit rien et laissait le directeur continuer.

- Et son nom est… Attendez que je le trouve… Disait-il en cherchant dans des archives, Ha ! Voilà. Il se prénomme Lei Fang.

Joël écarquillait les yeux.

Merde, un asiat !
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:23

Chapitre VII



Joël était tétanisé sur place. Il avait l’impression qu’on le poignardait de partout.

Le directeur le regardait d’un air d’incompréhension.

- Mr Da Silva, vous allez bien ?

Joël ne savait pas quoi faire. Le dire ou non au dirlo. Dans les deux cas, il était mal et en danger…

- O… Oui, merci de me l’avoir dit… Ce sera tout ? Fit-il le plus naturellement possible.
- Bien. Dans ce cas-là, vous pouvez y aller et tout recommencer sur de bonnes bases avec Lei Fang ! Faites attention, les chinois y vont forts… Souriait-il.

Joël, qui se dirigeait vers la porte, se crispait à cette dernière phrase. Qu’avait le directeur avec ces sous entendus obscènes ?! Ca le foutait vraiment en rogne.

- Oui… Je ferais attention…

Et il sortait, se faisant raccompagner par le gardien, qui le regardait d’un air désolé. Joël n’y fit pas attention et sortait du bâtiment sans broncher. C’était vraiment une mauvaise nouvelle…

Il voyait Dylan de loin, qui lui faisait des signes qu’il ne comprenait pas. Le pédophile avait l’air très paniqué…

Joël n’eut même pas le temps de faire un pas que quelqu’un sautait sur lui.

A terre, il essayait de se relever, mais reçu un coup au ventre. Il ouvrit un œil et vit que c’était un asiatique qui lui en voulait… Pourquoi… Il ne savait pas.

- Hé mais qu’est-ce qui te prends !! Criait Joël.

Une fois debout, il vit qu’une assemblée de taulard s’était formée autour de lui et son ennemie.

Dylan intervint, se dirigeant vers Takeshi.

- Keisuke !! Laisse, déconnes pas, il en savait rien ! S’écriait-il.

Mais Keisuke ne l’écoutait pas. Il ordonnait, en japonais, à l’asiatique de le ruer de coup. Il avait l’air de lui en vouloir, vu la façon dont il le regardait…

Joël, lui, cherchait des yeux un gardien. Il en vit plusieurs, derrière des blacks. Ils faisaient… Des paris ! Son regard croisait un des gardiens. Mais celui-ci détournait les yeux. Joël commençait à croire que Dylan avait raison à leurs propos…

Mais il n’abandonnait pas. C’était un mec quand même... Surtout que l’asiatique devant lui n’était pas si baraqué que ça… Se relevant, il crachait du sang, s’essuyant la bouche d’un revers de main.

Keisuke, qui était bras croisé en train de le regarder, donnait un nouvel ordre.

L’asiatique s’apprêtait à lui filer un coup de poing, mais Joël esquivait en sautant le plus haut possible.

Les deux pieds à nouveau à terre, il se baissa de son maximum afin de donner un coup violent à la cheville de l’asiatique, qui tombait dans un petit cri de douleur.

Joël ne savait pas se battre. C’était Zoé qui lui avait appris de simple prise comme celle-ci qui donnait « le temps » de sauver sa peau…

Il entendait Dylan, qui était derrière lui avec les autres blancs. Il lui criait d’arrêter de faire le malin !

- Jo’, putain !! Arrête !! NE TE DEFENDS PAS !! Paniquait-il.

Joël, qui allait lui répondre, se retournait pour lui dire de la fermer. Mais alors qu’il ouvrit la bouche, il reçut un terrible coup au dos, ce qui le mit KO à terre, le rendant inconscient.

Il n’ouvrait les yeux que quelques heures plus tard. Il regardait l’horloge de l’infirmerie… 18h00 ! Joël voulait se relever mais une douleur atroce de dégageait de son dos, un cri lui échappait.

Directement, une infirmière d’une corpulence assez imposante faisait son apparition.

- Interdiction de bouger ! Ordonnait-elle simplement.
- Hei… Mais.. Quoi ?!
- Votre colonne vertébrale a connu de meilleur jour..

Joël paniquait. Ce genre de phrase lui foutait vraiment la trouille.

- QU’EST-CE QUE CA VEUT DIRE CA ?!

L’infirmière riait et, tout en inscrivant des notes sur son dossier, elle répondait simplement :

- Vous allez être paralysé durant un temps indéterminé… Ou peut–être à vie. Je ne peux pas vous dire plus !

Joël ravalait sa salive. Qu’est-ce… Qu’elle venait d’annoncer ? Qu’il ne pourrait plus jamais bouger… ?

Devant l’air de Joël, l’infirmière explosait de rire. Il ne comprenait pas.

- Il n’y a… Vraiment pas de quoi rire… Dit-il au bord des larmes.
- Pff ! Avec les nouveaux on ne sait vraiment pas rire ! C’ETAIT UNE BLAGUE ! Halala… Bon j’y vais, je reviens dans quelques instants. Vous allez passer la nuit ici.

Sur ce, elle sortait.

Joël avait des sueurs froides. Il avait vraiment eu peur… Mais au moins, il passerait la nuit ici, c’était une bonne chose. Pourquoi fallait-il que ce soit un asiat qu’il devait se taper…


La nuit tombait.

Il entendait des rires provenant des couloirs. Ca lui fichait la trouille… Le fait de savoir que peut-être c’est ceux qu’ils l’ont agressé lui faisait peur. Joël tremblait légèrement des mains, qui étaient attachées au lit médical.

Il décidait de faire semblant de dormir.

La porte s’ouvrait, et une voix inconnue se fit entendre. Puis, une un peu plus familière…

- Jo’ ! Jo’, lève-toi !

Il ouvrit un œil. Puis, soulagé de voir Dylan, il respirait profondément.

- Dylaaan !! J’suis trop content que tu sois là !
- Ouais, je sais. Bon, je doi…
- Comment t’es entré ? Et comment t’es sorti de ta cellule ?!

Dylan se reculait un peu, pour que Joël puisse voir un garde qui était là.

- Putain c’est un garde !
- Oui je sais..
- Mais qu’est-ce qu’il fout là ?!

Dylan soupirait et se rapprochait de Joël pour lui murmurer à l’oreille :

- C’est lui qui me baise en échange de service… Canon, non ?
- Bah ouais pas moche… Répondait Joël, qui était assez choqué que Dylan disait vrai.

Le garde surveillait la porte tandis que Dylan continuait :

- Bon. Je suis venu te parler de… Enfin tu vois. Tu dois savoir ce qu’il sait passé, non ?
- Non j’ai raté un épisode je crois.
- Ducon ! Le directeur a prononcé ton nom pour t’appeler à son bureau, t’as déjà oublié ?!
- Non mais je ne vois pas ce que ça à avoir avec le fait qu’on…
- JO’ !! Il a dit « Da Silva », idiot ! Comme Da Silva Zoé, ça te dit rien ?!

Joël se tut. C’était vrai… Il avait complètement oublié ce détail.

- Mais je ne veux pas m’en prendre plein de cul à cause des merdes de mon frère !
- Que tu le veuilles ou non c’est comme ça. Ha, au fait.. Que t’as dit le dirlo ?
- Ha, Dylan, tu peux pas savoir… C’est la merde…
- Prends pas cette air désespéré personne n’est mort à ce que je sache !
- Pas encore, mais bientôt tu retrouveras ma tête dans ton lit ! Dès que je serais guéri je vais changer de cellule ! AVEC UN ASIAT !

Dylan lui tapait la tête violement.

- Ta gueule, hurle pas !
- …
- Ok, c’est grave comme situation pour toi. Mais y a un moyen. Enfin, deux, si ton nouveau compagnon est d’accord…
- Expliques toi mieux, tu me fais peur…

Dylan riait discrètement.

- Te faire sauter par un garde pour que la nuit il surveille ta cellule, ou… Ouuuu…
- Allez accouche !
- Ou par l’asiat avec qui tu vas partager ta cellule.

Joël était horrifié, même si il s’y attendait. Il ne répondait pas, il était trop épuisé par toutes ces embrouilles… Tout ça à cause d’une seule et unique personne qu’était Zoé.

- Allez, mec… Ce n’est pas la fin du monde… En plus tu vas voir c’est très agréable…
- Parle pour toi ! Et si c’est un gros tas de graisse ?!

Dylan émit un rire puis dit d’un ton amusé :

- Dis moi son nom, peut-être que je le connais. Je suis là depuis assez longtemps je pourrais te le décrire…
- Lei… Lei Fang… Je crois…

Dylan écarquillait les yeux.

- C’est pas vraiiiiiiiiii !! Dit-il en se roulant par terre. Putain Jo’ ! T’as vraiment la chance au cul toi !
- Vas-y dit moi c’est qui… Répondait Joël sur un ton qui faisait vraiment pitié.

Dylan qui se relevait, appelait le garde par son nom.

- Braaad ! T’entends ça ? LEI FANG !!

C’était au tour du garde de pouffer de rire. Joël se sentait vraiment mal et mit à l’écart.

- Les gars, allez… Dites… Pleurait presque Joël qui s’apitoyait sur son sort.
- Ok, ok… Fit Dylan qui se reprenait. Lei Fang est un ex sumo. Alors pour un tas de graisse s’en est un…

Sur ces mots, Dylan et le garde le quittaient à ses réflexions.
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:24

Chapitre VIII



La lumière du jour réveillait Joël, qui n’était pas vraiment en train de dormir… Dans plusieurs heures, il devrait faire face à ce qui l’avait hanté toute la nuit… Il s’était imaginé les pires scènes possibles.

Il avait décidé d’être plus gentil qu’il ne l’était déjà, et qu’il satisferait les besoins de son futur compagnon… Sauf les satisfactions sexuelles, il n’en ressortirait jamais indemne !

La porte de l’infirmerie le sortait de ses songes.

- Mr Da Silva, vous êtes déjà réveillez… Ca va mieux ? Souriait-elle.

Ce n’était pas la même infirmière que la veille, et tant mieux, il détestait l’autre ! Celle-ci avait de très longs cheveux bruns, une fine taille, vraiment belle. Sans doute qu’elle était d’origine africaine, car elle était métisse.

Il ne la quittait pas du regard et répondait :

- Ouais… Mieux que hier…
- Vous m’en voyez ravie ! Alors vous pouvez y aller.
- H… HEIN ?

Joël ne voulait absolument pas partir. Il était trop bien ici ! De plus, il avait peur, terriblement… Il ne voulait pas subir le même sort que Noah, il n’avait que 19 ans, merde !

Joël sentait petit à petit les larmes monter.

Non, il ne voulait pas céder. Il avait une fierté… Il repensait tout à coup à ce qu’avait dit Dylan.

Plus il y pensait, moins ça le terrifiait.

Tout compte fait…

- Non, j’ai rien dit, continuait-il.

Il se levait péniblement, avec encore une douleur au dos.

- Attendez ! Je vous donne des anti-douleur, le temps que vous guérissiez complètement, ajouta-t-elle d’une voix amicale.
- M.. Merci !

Elle lui donnait quelque instruction. Puis, il ouvrit la porte…

- Heu, Mr Da Silva… Vous voulez peut-être manger ici ? Et sortir au.. Au moment de la pause… ? Demandait-elle timidement.

Joël était touché par cette attention. Il était sur le point d’accepter, quand il fut bousculé… Par la grosse infirmière de la veille.

- Hé, Kate ! Pour qui tu te prends ? T’es nouvelle ici, alors ne la ramène pas trop vite ! C’est MON patient ! T’as rien à faire là, salo…

Un garde entrait à son tour.

- Je viens pour lui, rétorquait-il sèchement.

Il menottait Joël, le temps d’aller jusqu’au réfectoire.

Marchant dans les couloirs, Joël regardait de haut en bas le gardien. Il était pas mal, mais ne semblait pas vraiment sympathique… Il devait avoir du caractère.

Le gardien était grand, 1m85 facilement. De très court cheveux blond, un visage aux traits dures, ce qui le rendait sévère.

Joël voyait qu’il n’y avait personne. Il en profitait pour plaquer le gardien au mur, qui se laissait faire, à son étonnement. Le gardien ne s’y attendait pas, mais n’avait pas l’air d’avoir peur.

Au contraire, on aurait dit qu’il appréciait le fait d’être collé à Joël.

- T’as un truc à me demander, mon beau ? Demandait ironiquement le gardien.
- En effet… Hésitait Joël.
- Laisse-moi deviner ! T’es en danger, car tu vas être transféré dans la même cellule que le gros tas, et que celui-ci est asiatique… Et tu as de grosses emmerdes avec eux. Se moquait le gardien.
- C.. Comment vous savez ça ?!
- Oh arrête, t’es le préféré des gardiens !

Joël préférait ne pas répondre.

- Tu veux te faire baiser et en échange je te protège, n’est-ce pas ? Riait-il.
- ..Ouais… Répondait-il, honteux.
- T’en auras bien besoin, en effet !

Joël perdait patience.

- Alors ? Oui ou merde !
- Mmmh… C’est qu’il a les couilles ! Riait le gardien en lui caressant l’entrejambe.

Joël détestait se contacte mais se laissait faire. Il ferait tout pour sa vie.

- Ok, j’accepte. Comment refuser, qui plus est…

Le gardien se redressait, agrippant Joël par le bras. Ils continuèrent à marcher, silencieusement.

Arrivé au réfectoire, le gardien enlevait les menottes de Joël. Il lui fit par d’une dernière chose :

- Où je veux et quand je veux ! Allez, vas-y… ah, et ne me vouvoies plus ! Appelle moi Val.

Joël fit un hochement de tête, même s’il trouvait ça bizarre, tandis que Val se positionnait devant le mur, « rapportant » la nouvelle aux autres gardes, qui avaient l’air de l’envier…

Se dirigeant vers sa table respective, il croisait le regard de Keisuke.

Putain il veut quoi, lui…

Celui-ci avait l’air de le fixer avec un air de… Tristesse ? Dégoût ? Pitié ? Il était si neutre, un visage impassible, on ne saurait dire.

Durant un instant, Joël cru que son cœur allait s’arrêter pour de bon. Takeshi Keisuke était si beau… Et dangereux à la fois. Physiquement, Joël l’admirait. Mais c’était Lui qui avait ordonné de tuer Noah. Jamais il ne le lui pardonnerait !

Il s’asseyait, ce qui fit souffrir son dos un instant.

Joël eut un rictus de douleur, même si le plus gros était passé…

- T’vas mieux ?

C’était Dylan. Mais Joël ne répondait pas. Il regardait une nouvelle fois Keisuke. Celui-ci l’observait toujours.

Il veut me rendre fou ou quoi… ?!

Joël se rendit compte qu’il avait oublié de prendre un plateau.

Merde !

Il se relevait, tant mal que bien. Il remarquait que Keisuke l’imitait…

Joël se rassit alors immédiatement. Il ne voulait en aucun cas croiser ce type ni avoir à faire à lui ! Si ce n’était pas déjà fait.. Mais Joël vit que Takeshi se rasseyait également…

Putain, à quoi il joue… ?

Finalement, si Keisuke voudrait le trucider en public, Val serait là !

Joël prenait un plateau, et attendait son tour pour que la cuisinière le serve… Derrière lui, il sentait la présence du japonais, et son regard se balader sur son corps. Il était vraiment mal à l’aise, il voulait vite en finir avec cette foutue file…

Enfin, il put se servir. Il fit un rapide tour du regard et s’emparait d’un morceau de pain et de deux pots au chocolat.

Dieu qu’il détestait le chocolat ! Mais il faisait vite, Keisuke lui mettait trop de pression…

Assis à sa table, il voyait Val lui faire un clin d’œil et juste après, Keisuke qui se dirigeait vers ses acolytes, sans plus un regard pour lui.

Pff… Même si je le déteste… Je préfère qu’il me regarde au lieu de me nier…

Joël se donnait une gifle mentalement.

Mais qu’est-ce que je raconte !! KEISUKE EST UN SALAUD !!
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:26

Chapitre IX



Le soir arrivait très vite en ce qui concernait Joël. Dehors, le temps était orageux et pluvieux. Grâce à ça, les travaux dans les champs ont été suspendus, au grand bonheur des pénitenciers.

Ils eurent quand même la chance de pouvoir prendre une douche de maximum 5 minutes.


Joël, ne voulant pas aller dans sa nouvelle cellule, prit une serviette du service. A l’entrée des douches se tenait Val.

- Hey l’nouveau !

Putain mais qu’est-ce qu’ils ont tous à m’appeler comme ça.. !

Joël n’était pas vraiment enthousiaste à parler avec le gardien.

- J’allais prendre ma douche, là. Désolé, Val. Murmurait froidement Joël.
- Je sais. Je suis juste venu te dire que je t’attends ici.
- P.. Pourquoi… Bégayait Joël qui s’attendait à un « Parce que je vais te baiser ».
- Parce que je vais te raccompagner à ta cellule.


Joël criait de joie. Il ne se rendait pas compte qu’il sautait au cou de Val. Celui-ci dit sur un ton un peu plus sérieux :

- Mais ça ne sera pas toujours le cas, t’entends ? J’ai aussi mon taff à faire. Ne te réjouis pas trop vite.


Joël reprenait ses esprits et lâchait enfin le gardien.

- Ouais, ouais, c’est entendu…
- Parfait. Maintenant vas-y. Ordonnait Val en observant sa montre. Il te reste que trois minutes !

Joël ne se fit pas prier deux fois pour dégager. La nouvelle de Val l’avait vraiment encouragé et motivé…

Il se retournait une dernière fois jeter un coup d’œil au gardien ; celui-ci le regardait, surveillant en même temps les autres plus particulièrement Takeshi Keisuke, qui se trouvait là.

Le japonais était accompagné d’un asiatique, le même que la fois où il les avait surpris en plein 7ème ciel.

Il n’y avait qu’une place de libre. Et c’était celle qui se trouvait justement aux côtés des deux amants. Il s’approchait timidement, la tête un peu baissée. Il était intimidé par leurs caresses.

Joël lançait le jet d’eau sur ces cheveux encore secs. Il s’emparait d’un des savons présents et l’enduisait sur son corps, sous le regard des deux asiatiques… Le compagnon de Keisuke disait d’en voix mielleuse et pleine de « sous entendu » :

- C’est qu’il fait fort, le p’tit blanc..

Joël, se sentant visé, ouvrait les yeux et devint plus rouge que jamais en constatant qu’effectivement, c’est à lui qu’on s’adressait.

- Ah, euh… Ce… Ce n’est pas voulu…

L’amant de Kei riait et dit en enlaçant son partenaire :

- Nan, nan… T’es juste en train d’me chauffer… Mais j’appartiens au beau gosse qu’est d’vant moi !

Joël écarquillait les yeux, ne sachant pas quoi répondre. Keisuke intervenait :

- Laisse, Yuichi, occupe-toi plutôt de moi…

Joël n’en revenait pas. C’est la première fois qu’il l’entendait parler anglais. Sa voix… Elle était si douce pour quelqu’un craint de la plupart des gens ici.

Tandis que Keisuke se faisait tripoter avec insistance par Yuichi, Joël croisa son regard empli de désir.

Gêné de les observer, pour la deuxième fois qui plus est, il se rinçait vite fait et sortait des douches, avec un peu de savon.

Comme dit, Val était là l’attendait.

- T’es prit plus que trois minutes, mec. Ricanait le gardien.
- C’est parce…
- Yuichi t’as adressé la parole, ouais j’ai vu.
- Tu l’as vu et tu n’as pas intervenu ?! S’emportait Joël.
- JE sais quand JE dois intervenir ! Là il n’avait pas vraiment l’air de t’agresser vu qu’ils étaient bien occupés !

Joël ne répondait rien, Val avait raison.

- Bon allez on y va, Décida le gardien.


Ils prirent un chemin différent, dans un bâtiment différent.

Malgré que ça soit une prison, Joël la trouvait bien belle à part ces taulards et ces gardiens tous corrompus.

Il remarquait Dylan dans une des centaines cellules. Celui-ci lisait un livre.

Putain j’aurais tout vu ! Pensait Joël, étonné.

Val l’interpellait.

- C’est celle-ci. Vas-y, entre… Je reste ici, debout, toute la nuit. Ok ? T’inquiète pas.

Joël regardait intensément Val. Celui-ci avait l’air d’être différent des autres gardiens… Peut-être était-il tombé sur le bon gardien.

Puis, son regard rivait sur l’intérieure de la cellule…

Dylan n’avait pas mentit. C’était bien un sumo… Aussi gros. La cellule était grande, on aurait dit qu’elle lui était dédiée ! Il se moquait intérieurement de lui tandis qu’il fut poussé par Val.

- Entre ! Et surtout… Ne le vexe pas. Ca pourrait bien être la dernière chose que tu aurais faite.
- Mais t’es là, je crains rien !

Val ne répondait pas et sortait la cellule.

- Je reviens, ok ? J’vais juste aller me prendre des clopes. C’est pour pas longtemps !
- Nan, Val, reste !!

C’était trop tard, il était parti. Pourquoi promettait-il des choses si ce n’était pas pour les tenir jusqu’au bout ? Déçu et mort de trouille, il se retournait, pour faire face au sumo.

- Heu… Salut… Je suis Joël…

Il entendait Lei Fang toussoter et se recoucher sur le lit. Ok, au moins c’était clair.

Joël arrêtait donc de parler. Il remarquait quelque chose… IL AVAIT LE LIT DU BAS ! Joël sautait presque de joie mais un bruit lui fit songer le contraire : Les grilles ferrées craquaient… Et si Lei lui tombait dessus durant la nuit ? Il mourrait à coup sûr !

Il hésitait un peu et finalement demandait d’une extrême politesse à Lei Fang :

- Hm… Excuses-moi… Mais… En fait, je voulais te demander si je pouvais prendre le lit du haut, car… Euh, en fait je…

Il sursautait en voyant que Lei se redressait brusquement, emportant presque le lit avec lui. Il criait quelque chose mais pas en anglais.

Oh merde... Mais qu’est-ce qu’il beugle ?!

En vérité, Joël ne pas savoir ce qu’était ce blabla. Ca ne devait pas être beau à entendre vu les traits de visage de l’ex sumo…

Une voix devant la grille lui fit tourner la tête.

- Il ne parle pas l’anglais. Mais si tu veux, je te fais une traduction.

C’était Keisuke.

Oh nan, il est là lui aussi ?! VAL REVIENS VITE !!
Le japonais s’approchait, Joël reculait. Il se sentait ridicule sur le moment… Ridicule mais effrayé par la belle vision qui s’offrait à lui.

Coincé dans le coin d’un mur, il bégayait et demandait d’une voix terrifiée :

- Je.. Heu.. Non… Ca ne sera pas la peine… Je.. Ne veux pas le savoir…

Takeshi riait. Il était presque collé à Joël.

- Alors, « Da Silva »… Comment va ta famille ? Ou plutôt… Ton frère ? Demandait le japonais sur un ton ironique.

Au nom de « Da Silva », Lei Fang lâchait un rire inaudible.

Quelle vache quand il s’y met ! Pensait rageusement Joël.

- Je… Mon frère va très bien…
- Tu m’en diras tant !

Keisuke soulevait un peu la tête et détaillait le visage de Joël, admirant un peu plus ses lèvres. Joël ne dit rien et essayait un peu de se dégager. Bizarrement, cette position lui plaisait bien. Il avait même envie de…

- Qu’est-ce qu’il y a ? Tu te sens intimidé ? Pourtant… Tu devras avoir l’habitude avec... Lui. Dit moqueusement Keisuke en pointant du doigt Lei. Il continuait : Une vrai bête de sexe, ce grolard !
- Une... QUOI ?…

Joël n’en croyait pas ses oreilles. C’était vraiment écœurant !

- J’ai aussi constaté que tu te fais sauté par un garde pour te faire protéger. Stupide, vraiment…
- Il ne m’a pas encore sauté !

Le japonais ignorait sa réplique et continuait en passant ses doigts, humidifiées par sa langue, sur le cou de Joël :

- Et de plus, pas n’importe quel gardien… Le très cher Valentin ! Connu pour blairer les plus inconscients !
- Mais qu’est-ce que tu d…
- Allons, « Jo’ »… Crois-tu réellement qu’il est allé prendre des clopes ? Non ! Il est juste allé se faire sauter en attendant ton tour patiemment ! Te laisse pas duper.

Keisuke lâchait finalement Joël, ce qui le frustrait. Le japonais allait partir mais Joël lui criait dessus :

- Pourquoi t’as fait ça !?

Keisuke se retournait, ne semblant pas comprendre.

- Pourquoi t’as tué Noah… Demandait-il d’une voix enrouée.

Joël pleurait. Il s’était laissé emporter par son chagrin. Son ex compagnon de cellule lui manquait… C’était le seul, en dehors des blancs, qui était sympathique et franc avec lui.

- Attention, la nuit. Le lit du haut n’est pas très solide, rétorquait Keisuke.

Puis, il s’en allait, laissant Joël à ses songes. Celui-ci s’était assis, dos au mur et jambes encerclées par ses bras.

C’est là que revenait Val. Et comme il s’y attendait, le gardien n’avait pas de clope…

- Elle est où, t’as clope ?! S’énervait Joël.
- Ah, ma clope… Je l’ai fumé en revenant.

Sur ce, Val fermait la cellule et se positionnait à côté de l’entrer. Durant au moins 10 minutes, les taulards hurlaient des choses incompréhensibles à travers leur cellule.

Joël se levait du sol, séchant ses larmes. Il ne faisait pas confiance à la stabilité du lit du haut. Il décidait alors d’ôter le matelas et le reste, afin de dormir par terre, en tout tranquillité.

Il s’endormait finalement avec de son frère en tête.

Vers 04h00 du matin Joël était réveillé. Il n’arrivait pas à dormir. Il se levait et se dirigeait vers les barreaux de sa cellule. Il voyait Val, endormi sur sa chaise.

Il a finalement tenu parole… Et moi aussi, je vais devoir tenir parole…
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:27

Chapitre X




Avant que les gardiens ne les réveillent, Joël se levait tant bien que mal. Il devait être 06h20, sinon pas plus. Rapidement, il remettait ses draps et son matelas à leur place. Il ne voulait en fait pas vexer Lei Fang, même si celui-ci pouvait se ficher pas mal de lui et ses commentaires…

Assis dans un coin de la cellule, il remarquait que Val n’était plus là. Joël ne s’inquiétait pas trop, le gardien était quand même resté toute la nuit.

Les voix des gardiens le firent sursauter. Aussitôt, Joël se mit debout et s’avançaient des grilles qui s’étaient automatiquement ouvertes.

Il entendait qu’on criait son prénom.

- JOOOEEEL !

Il levait les yeux et voyait Dylan lui faire de grand signe. Il sourit et y répondit par un timide hochement de tête.

- ATTENDS MOI POUR LE DEJEUNE ! OK ?

Joël, n’osant pas hurler comme son ami, fit un deuxième hochement de tête.

Il se retourna, s’accoudant à la barre métallique des escaliers. Il regardait en direction de sa cellule. Lei Fang ne s’était toujours pas levé. Fallait-il qu’il le réveille ou pas ? Certes il avait peur, mais c’était ça ou… Oh et puis merde.

Il s’avançait. Alors qu’il allait y pénétrer, quelqu’un le retint par le bras.

De fins doigts… Une grande main…

- A ta place je ne ferais pas ça.

Et une voix irrésistiblement érotique…

C’était Keisuke. Il le savait déjà, pas la peine qu’il se retourne pour voir qui lui faisait face. Malgré ça, il le fit. Juste pour le regarder et croiser ces yeux bridés.

Son regard passait sur les fins traits de Takeshi, puis sur ces cheveux blonds. Il voulait les toucher… Il les devinait soyeux, doux, lisse…

Sans s’en rendre compte, il portait sa main aux cheveux du japonais. Bizarrement, celui-ci ne disait rien. Mais bien vite, Joël retirait sa main.

- Oh.. Euh.. Excuses-moi, c’est juste que t’avais euh.. Un…
- C’est juste qu’ils sont parfaits. Je sais. Mais ne les touche pas, à l’avenir.

C’est alors que Yuichi vint. Il sortait de la cellule de Keisuke, qui était juste à deux mètre de la sienne.

- On va manger, mon beau ?

Il n’avait pas l’air de reconnaître Joël. Et d’ailleurs c’était tant mieux, se disait-il.

C’était au tour de Dylan de faire son apparition. Il était essoufflé, complètement en trans.

- T’as couru où je rêve ?
- Je… J’ai vu Kei… Qu.. Qu’est-ce qu’il te.. Voulait ?
- Rien de mal. Bon allez, on y va, j’ai les crocs.

Alors qu’il mangeait en compagnie d’un autre blanc qui lui racontait sa vie, Joël avait le regard qui divaguait et n’écoutait rien du monologue.

- Hey Jo’, tu m’écoutes ?
- Ouais ouais ! Je suis ravi pour toi ! Souriait-il faussement.

Mais son interlocuteur avait presque les larmes aux yeux.

- Je te dis que ma grand-mère est morte et tu me dit que t’es.. Ravi…

Le blanc baissait la tête, tandis que Dylan était mort de rire dans son coin.

Joël, lui, jurait intérieurement. Il posait une main sur l’épaule de son « ami » et lui dit, hésitant :

- D.. Vraiment désolé !! J’avoue que je n’écoutais pas… Désolé… Et toutes mes condoléances pour ta mamie…

Le prisonnier levait la tête. Il était rouge, et étouffait un rire. Bien vite, il était plié en quatre sur le sol. Joël ne semblait pas comprendre, mais Dylan se fit un plaisir de le lui expliquer :

- T’es vraiment con, Jo’. T’es le mec le plus bleuffable de la prison, je dirais !

« Bleuffable » ? Joël voulu se cacher tellement il avait honte de s’être laissé avoir. Il cherchait un refuge des yeux, jusqu’à ce qu’il croise le regard de Valentin, qui s’approchait de lui.

- Hey Jo’. Tu viens ? J’ai à te parler.

Evidemment, il n’avait rien à lui dire. Joël avait parfaitement compris le message… Et il ne voulait pas. C’était un marché, mais il ne voulait pas, il crevait de trouille. Il donnait un coup de pied à la jambe de Dylan, qui comprit aussitôt.

Mais il ne pouvait rien faire pour lui.

- H.. Oui… Oui, Val, j’arrive…
- Ok. Je t’attends en dehors d’la cafet’… Viens vite.

Une fois celui-ci partit, il prit la main de Dylan qu’il serrait fort.

- Dylan… Pitié.. Aide-moi…

Celui-ci le regardait tristement. C’était clair que la « première fois » ne devait pas se faire avec n’importe qui.

- Ok, ok… Je vais t’aider ! Mais dis moi pourquoi c’est pas donnant donnant ? C’est un marché que vous avez fait, je ne pourrais pas te sauver la mise sans arrêt !
- Je sais ! Juste cette fois, je t’en pris !

Joël avait presque les larmes aux yeux.

Dylan lâchait sa main lui tapotait l’épaule.

- Fais moi confiance. Vas-y.

Joël se levait alors péniblement. Traversant la porte du réfectoire, il vit Val, adossé au mur.

- Ha, enfin !

Il lui prit la main, presque agressivement, et l’emmenait ailleurs.

- Val… Où on va ?
- Je ne voudrais pas être dérangé.

Joël mordait ses lèvres, complètement paniqué. Val n’avait pas l’air conscient que c’était sa première fois et que ces circonstances ne l’aidaient pas du tout à se calmer.

Valentin le plaquait au mur. Et il n’y allait pas de main morte.

- Val.. Fais attention ! Je ne suis pas un jouet, non plus ! Tu me fais mal !
- Ecoute, mec, j’ai pas dormir d’la nuit, alors je te pris de me laisser faire !

Val parlait d’un ton agressif, ça fit presque peur à Joël, qui ne savait plus où se mettre. Mais il se défendait tout de même.

- Dans notre marché, on n’a pas conclu que tu devais être violent avec moi !
- Et on n’a pas conclu que je ne devrais pas l’être ! Ta gueule maintenant !

Valentin ouvrit sa braguette et dit en mordant le lobe d’oreille de Joël :

- Vas-y… Excites-moi !

Oh non, mon dieu... Dylan, qu’est-ce que tu fous ?! Putain…

Val paraissait s’impatienter. Mais Joël n’avait aucune envie. Il trembla de peur. Il avançait très lentement sa main du sexe de Val. Celui-ci s’énervait et s’apprêta à le forcer…

Mais un de ces collègues l’appelait.

- Wouuuh… Je vois que je te dérange ! Mais le boss nous appelle, alors ramène toi !

Cette voix… Elle lui était familière. Alors que les deux gardiens échangeaient des mots, Joël fermait les yeux afin de se souvenir où il l’avait entendu…

L’infirmerie… Dylan… Le gardien.. Mais oui ! Le gardien que Dylan fréquente ! Comment il s’apelle, déjà.. ? Pensait Joël, tout heureux.

- Putain, Brad, j’étais O-CCU-PE !
- Je sais. Mais ce n’est pas ma faute. T’es pas gardien pour rien.

Haineux, Valentin refermait sa braguette et prit le menton de Joël en main.

- On en a pas finit, chéri.

Sur ce il s’en alla. Par la même occasion, Joël croisait le regard de Brad, qui lui sourit discrètement.

Toute pression disparue, il soufflait un bon coup. Il baissa la tête.

Il était un lâche. Le comportement qu’il avait eu était tout sauf digne de Lui.

Deux heures avaient passés.

Ils étaient en TP, et Dylan était cette fois-ci avec Joël.

- T’n’as pas trop souffert ? Riait-il.

Joël, lui, ne trouvait pas cette remarque si amusante que ça.

- Je te remercie de m’avoir sorti de cet enfer, mais n’en rajoute pas…
- Ok, ok. Désolé. J’ai fait mon possible. Et grâce à toi, j’vais devoir me faire enfoncé sept fois de suite !

Joël le regardait, le prenant par pitié.

- Oh... Dylan… Je te jure, si j’avais su ça… Désolé…
- Mais nan, voyons. Ne t’inquiète pas pour ça. A force, ça fait plus mal. Et Brad est plutôt un bon coup… Niveau sexe, j’suis satisfait.

Joël baissait la tête.

- T’as oublié mon frère, je vois..
- NON !

La réponse si soudaine de Dylan fit sourire Joël. ET puis, il y pensait…

- C’est pas aujourd’hui, les visites, par hasard ?
- Si ! Se réjouissait Dylan.
- Calme ta joie, surtout… Riait le plus jeune.

Dylan posait sa pelle à terre afin de s’asseoir.

- J’ai hâte, tu sais.. Souriait-il, rêveur.

Joël ne répondait rien et laissa son ami à ses pensées. Il l’observait d’un œil discret. Dylan avait une lueur dans les yeux qui voulait tout dire. Malgré les années, il était amoureux.
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:29

Chapitre XI



Après l’heure du dîné, qui fut pour une fois très appétissant, Joël et Dylan étaient comme tous les autres, dans la grande cours. Un blanc leur demandait s’ils voulaient faire du basket ball avec eux.

Dylan accepta, Joël refusait.

Il se retrouvait seul… Tant mieux, il voulait remettre en place ses pensées qui le tourmentaient. Fallait qu’il évite à tout prit Valentin. Celui-ci devenait beaucoup trop dangereux à son goût…

Alors qu’il tournait la tête, il vit que Keisuke était assis à un mètre de lui.

Le japonais tournait légèrement la tête et le regardait d’un air moqueur.

Joël, lui, ne remarquait rien, juste ses cheveux blonds voler dans le vent. Dieu qu’il est beau… Joël voulait s’approcher, mais il ne ferait qu’aggraver sa situation.

Il retournait sa tête, évitant de montrer qu’il avait les joues en feu.

Pourquoi je craque sur le mec qui me veut le plus de mal… ? Sur le mec le plus dangereux… Le plus craint… Le plus… Inaccessible…

Ce qu’il ressentait était nouveau. Il ne voulait pas l’admettre, mais son frère avait raison. Il était en manque de sexe…

Il secouait la tête.

Mais putain, qu’est-ce je raconte ! Je parle de… Baiser avec un mec ! Aaah… Vite que ça passe, pitié…

Mais la voix de Takeshi le sortir de ses pensées.

- Je voulais te dire un truc à propos de Noah.

Joël sentait la haine monter en lui. Comment osait-il encore parler de Noah ?!

- Je n’ai rien fait. Je n’ai rien dit. Jamais je n’ai ordonné qu’on le tue.

Joël n’en croyait pas ses oreilles. Keisuke était vraiment con. Comme si il allait gober ça. Dylan a raison, il était le mec le plus « bleuffable » de la prison. Tout le monde le prenait pour un con !

Joël ne répondait rien. Il avait une envie folle de se lever et lui casser la gueule… Ou plutôt… Se lever et le prendre sur place… Non non, c’était n’importe quoi, il resterait assis et se laissera humilier.

- Hey c’bon tu peux parler, j’vais pas te tabasser pour ça !
- Y a rien à dire…

Il remarquait que le japonais se rapprochait un tout petit peu.

- Tu n’as pas peur qu’on voit qu’on cause ensemble ? Je suis un blanc, non ?

Takeshi soupirait.

- Je ne suis pas raciste.

Le cœur de Joël fit un bond. Il avait bien entendu ou on se moquait encore de lui… ? Joël ignorait ce que l’asiatique venait de dire. Par contre, le sujet de Noah l’intéressait.

- Pour Noah.. Si tu n’as rien ordonné… Qui a fait ça ?

Takeshi riait et dit ensuite, plus sérieusement :

- Les membres de mon clan. Ils avaient quelques problèmes. Moi je ne me suis pas interposé, je m’en fiche.

Joël sentit son cœur se serrer.

- Tu aurais pu empêcher ça...
- Non. Pourquoi l’aurais-je fait ? Je ne connaissais pas personnellement Noah. Et si il avait besoin d’aide, il n’avait qu’à appeler ses amis en aide !

Dans son coin, Joël fulminait. Takeshi parlait comme si c’était normal que Noah crève pour une histoire quelconque…

Mais le japonais avait raison. Pourquoi Noah n’avait demandé aucune aide ? Et pourquoi ne lui avait-il pas parler de ces problèmes ? Joël était pourtant quelqu’un de confiance.

Joël posait une question, oubliant un court instant à « qui » il parlait :

- Tu l’aimes, Yuichi ?...

Regardant un point vide, il se rendit compte de ses paroles. Il relevait alors un peu la tête, pour fixer le japonais… Et celui-ci riait. Pourquoi riait-il ? Certes, sa question était des plus débiles, mais il était curieux… Et aussi jaloux.

- Pourquoi veux-tu savoir ça ?

Avant de répondre à la question, Joël remarquait que Keisuke parlait… Différemment des autres taulards. Toujours avec une pointe de politesse. En tout cas, ça change des « Hé MEC, t’viens b’ffer ?.. »

Il se reprit et dit d’une voix faible et intimidée :

- Non… C’est juste comme ça… Tu n’es pas obligé de répondre…

Rouge de gêne, il baissait la tête et jouait avec les lacets de ses chaussures blanches.

Takeshi, lui reprit son sérieux et dit en fixant un point invisible :

- Non, je ne l’aime pas.

Joël avait un poids en moins sur les épaules ; il était soulagé.

- Et d’ailleurs, je n’aime personne, Rajoutait Keisuke.

Joël, lui, le regardait avec incompréhension. Au moins, il est directe, pensait tristement Joël.

- Mais si tu veux un plan cul, je serais ravi ! Et tu sais où me trouver.

Le japonais riait tandis que Joël eut un rictus à la place d’un charmant sourire, car oui, ce que venait de dire Takeshi, il le prit au sérieux. Alors Keisuke disait vrai… Il ne serait pas raciste ?

- Pourquoi tu m’as dit que tu n’es pas raciste ? Demandait Joël, qui était frustré par les derniers mots du japonais.

La tournure que prenaient les choses lui plaisait, ainsi que la conversation. Il en apprenait toujours plus. Finalement, Keisuke n’était pas si… « Horrible ». Mais Joël faisait confiance à Dylan, et il ne ferait confiance à personne d’autre que lui.

- Parce que c’est vrai, je ne suis pas raciste. Tous ces clans et autres conneries, ce sont les blancs qui les ont « créées »… Nous, on a fait que suivre.
- Mais t’es le chef de ton clan, tu pouvais décider !
- Avant ce n’était pas moi le chef, comme tu dis.

Joël n’en croyait pas ses oreilles. C’était les blancs qui étaient racistes, au fond. Et il ne lui avait rien dit. Pourquoi on le mettait toujours à l’écart ?

A cet instant, Joël avait vraiment des envies de meurtre. Il en avait marre d’être toujours le dernier au courant.

- Est-ce que tu voudrais…

Keisuke ne terminait pas sa phrase, on entendait quelques mots retentirent dans toute la prison :

"Les visites commencent dès maintenant."


Joël levait la tête vers Keisuke pour lui dire qu’il s’en allait. Mais celui-ci n’était plus là.

Déçu, il se levait et allait dans la salle des visites, excités.


La porte métallique franchie, il aperçu son frère… Sans ses parents. Les larmes lui montaient aux yeux. Zoé le remarquait et courait vers lui.

- Jo’, ça va ?!
- Maman et papa.. Pourquoi ils ne sont pas là…

Zoé soupirait et le consolait. Se dirigeant vers leur table respective, ils s’asseyaient et Zoé prit la parole :

- Je te l’ai déjà dit. Je t’avais prévenu que ce n’est pas sûr qu’ils viendraient… Et ils ne sont pas venus. Mais ne t’inquiète pas.

Joël reprit ses esprits et essuyait ses larmes.

- Zoé. Tout monde sait que je suis ton frère.

Le regard de Zoé s’assombrit, mais les traits de son visage montraient qu’il était inquiet.

- Quoi ? Quelqu’un t’as fait du mal ? Dis moi qui !
- Non ! Ne t’inquiète pas pour ça. Dylan m’avertissait que…

A l’entente du prénom, Zoé pâlit. Mais Joël fit comme si de rien n’était.

- Il m’a averti que t’avais fait des conneries, quand t’étais ici… Et que je devrais me faire discret si je ne veux pas avoir de problème… Enfin… Tes problèmes.

Zoé le regardait, il ne répondait rien du tout. Il avait l’air de culpabiliser.

- Qu’est-ce que t’as fait pour avoir le clan des asiatiques au cul ?
- Dylan te l’a dit ?
- Non, sinon je te le demanderais pas.
- Alors je ne te dirais rien non plus. Dylan est un mec de confiance, il est…

Joël sourit.

- Il voudrait te voir.

Zoé relevait la tête, presque effrayé.

- Jamais…
- Pourquoi ?! Il m’a tout dit ! Je sais que vous vous aimez !
- Non ! C’est lui qui m’aime, pas moi !

Joël se doutait de cette réponse. Mais il connaissait parfaitement bien son frère…

- Si, tu iras le voir lui aussi. Arrête de te voiler la face. Il a chialé devant moi en parlant de toi. Me dit pas que…
- Je t’ai dit non, Joël.

Le petit frère perdait patience :

- Tu l’aimes ?
- Non mais je rêve ! Je suis venu ici pour toi !
- Bah oui. Et on cause. Alors maintenant, réponds !

Zoé baissait la tête.

- Oui, oui, oui, je l’aime comme un fou, je l’aime ! T’es content ?! Mais je ne peux pas le voir ! J’ai eu dur a essayé de l’oublier… Et j’ai pas réussi.. Si je le vois, je vais…
- Ok. J’ai compris. Conseil de frère : Va le voir après moi. Il n’attend que ça. Tu dois affreusement lui manquer… S’il te plait. Et quand il sortira de prison, vous vous verrez ! Vas-y !

Il voyait son frère sourire, puis relever la tête et rajouter, une lueur d’espoir dans les yeux :

- J’irais le voir.
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:31

Chapitre XII


Joël avait laissé son frère dans la salle de visite. Il s’apprêtait à aller chercher Dylan, afin qu’ils se rencontrent.

Il le trouvait dans la cours, à attendre, impatiemment.

- Dyyylan !

L’interpellé se retournait et sautait presque sur lui.

- Alors ?!
- Il t’attend, Annonça Joël avec un sourire en coin.

Dylan avait l’air de n’en pas croire ses oreilles. Depuis que Zoé est parti, et le fait que là, maintenant il soit là, c’était le plus beau jour de sa vie.

Il courait vers la salle des visites. Derrière la porte, il réfléchissait. Ou plutôt, il pensait… Si il le revoyait maintenant, il ne l’oublierait plus du tout. Il penserait sans cesse à lui.

Il se décidait et fit un pas. Les portes s’ouvraient toutes seules, et il pénétrait à l’intérieure. Ca fait longtemps qu’il n’était plus venu ici.

Directement, il cherchait Zoé des yeux.

Il n’était plus là… Zoé était partit. La distance et le temps avaient tout fait pour les séparer, et elles avaient réussies…

Dylan baissait la tête. Il avait une envie de pleurer, de s’effondrer. Il était si prêt du but. Ces lèvres qu’il n’avait plus goûtées depuis deux ans, ce visage qu’il n’avait plus revu, tout ça lui manquait…

Il se tournait les talons afin de retracer ses pas.

- Je voulais te revoir le premier…

Il s’arrêtait.

Cette voix si masculine qu’il n’avait plus entendu depuis un bail… Il la reconnaîtrait entre des milliers.

Il n’osait pas se retourner. Il avait même perdu la voix. Zoé fit alors le premier pas…

Il se rapprochait de Dylan et lui prit timidement la main afin qu’ils aillent s’asseoir. Dylan avait la tête baissée. Il pleurait de joie, ses joues étaient rosies par sa soudaine gêne.

Une fois assis, Zoé passait son pouce sur les larmes que Dylan versait.

- Ne pleure pas mon cœur…

Dylan relevait enfin la tête et sautait au cou de Zoé pour l’embrasser. Un baiser tout ce qu’il y avait de plus sauvage. Le goût n’avait pas changé. Toujours aussi bon…

Dylan n’avait encore rien dit et se redressait, afin de reprendre sa respiration.

Zoé, lui, était complètement aux anges. La flamme qui s’était peu à peu éteinte brûlait maintenant plus fort que jamais.

Ils se tenaient la main tout en se regardant, appréciant ce moment.

- P.. P-pourquoi tu n’es plus revenu me voir…
- Dylan… Pitié pardonne-moi… Crois-moi, je le voulais ! Mais je n’aurais jamais réussi à t’oublier si je revenais.

Le cœur de Dylan se serrait. Il n’encaissait pas du tout ce que venait de dire Zoé.

- M’oublier ? Tu avais voulu m’oublier ?

Dylan lâchait la main de Zoé. Mais celui-ci la reprit aussi vite.

- Ne refais plus jamais ça !

Il se calmait.

- Pitié Dylan… Je… Je t’assure que jamais je n’ai voulu t’oublier comme tu le penses. Juste un peu pour ne pas trop souffrir de ton absence… Et le fait que tu sois là m’inquiétait au plus au point… Et en ce moment, c’est pareil pour Joël…
- Je le protège.

Zoé sourit et se rapprochait de l’oreille de Dylan, posant une main sur sa cuisse.

- J’ai envie de toi… J’ai ce manque que je dois absolument assouvir…
- Moi aussi. Mais tu devras attendre que je sorte… Trois ans. Attends trois ans. Et reviens me voir ! Et… Et surtout… Ne va jamais chez.. Chez quelqu’un d’autre… Je ne te le pardonnerais jamais…

Zoé riait légèrement et déposait un baiser sur les pâles lèvres de Dylan.

- Je te le promets.

Dylan lui faisait confiance. Une minute passait sans que l’un d’eux ne parle. Dylan finit par ouvrir la bouche :

- Et tu ne me demandes pas de te le promettre aussi ?

Zoé éclatait de rire. Dylan, lui, le regardait, le dévorant du regard.

- Je ne te demanderais jamais ça.. Je sais que t’as des problèmes, et que t’as besoin de te faire sau… Euh… Que t’as besoin d’un garde à tes côtés…

Dylan baissait un peu la tête. Il se sentait ridicule. Le fait que Zoé connaisse ses faiblesses le rendait extrêmement honteux.

- Mais je ne t’en veux pas… Jamais. Je t’aime trop pour ça…

Dylan le regardait, les yeux pleins de larmes. Enfin Zoé lui disait ce qu’il attendait depuis si longtemps !

Ils se regardaient, tandis que Zoé prenait conscience des mots qu’il venait de prononcer. Il ne les regrettait absolument pas… Et il les crierait même sur tous les toits !

Se rapprochant des lèvres de Dylan, il lui murmurait :

- Je t’aime, je t’aime, je t’aime !

Et il s’emparait de ces lèvres qui l’enivraient pour un doux échange passionné.

Dylan avait les larmes aux yeux, il s’enfonçait les ongles dans la peau pour ne pas craquer.

- Tu peux pleurer… T’es tellement beau… Je veux que tu pleures devant moi, et pas dans ton coin…

A ces mots, Dylan se lâchait. Zoé, lui, le prenait tendrement dans ses bras, posant la tête de Dylan dans le creux de son épaule.

C’est là que la voix du gardien présent retentit. Le temps d’une visite s’était écoulé. Déjà…

Dylan relevait la tête et prit une dernière fois la bouche de Zoé, profitant qu’il soit là pour le dévorer.

Ils se lâchèrent finalement quand le garde s’approchait.

- Je reviendrais..

Zoé partait sans plus un regard, à contre cœur. Il n’aimait pas partir comme ça. Mais il a dit qu’il viendrait tous les mois. Et il devrait se faire à ces dures séparations… Et ça durant trois longues années.


Une fois dans la cours, Dylan courait vers Joël à toute vitesse et le prit dans ses bras.

- Joël ! Tout ça c’est grâce à toi ! T’es géniaaal !!

Dylan le laissait ensuite pour se diriger vers une bande de blanc qui jouait aux cartes. Joël était resté dans son coin, assis sur l’herbe, tout heureux pour son ami.

Il aurait espéré que Keisuke fasse son apparition, comme la dernière fois, mais rien de tel ne se produisit. Il ne fallait pas rêver non plus…

Joël se relevait pour aller au chiotte. Il ressentait une soudaine envie urgente !

Entrant dans les WC, il fit d’abord attention à voir s’il y avait quelqu’un ou pas.

Il semblait seul.

Il se dirigeait alors vers une cabine et il entendait la porte d’entrée s’ouvrir… Joël se retournait et vit Keisuke. Celui-ci s’avançait vers lui tel un prédateur. Le japonais lui empoignait le col et le collait au mur.

- T’as baisé avec lui ou pas ?!

Joël ne comprenait pas ce que voulait savoir Keisuke. Par contre, il était mort de trouille…

- Hein ?… De quoi tu parles… ?
- Réponds et ne fait pas l’innocent ! Au réfectoire ! Je t’ai vu suivre Val ! T’as baisé avec ou pas ?!

Joël se demandait s’il devait être content de la jalousie de Takeshi ou s’en méfier. Et d’abord, faisait-il vraiment une crise de jalousie ?

Mais Joël se résignait à répondre, car le regard presque meurtrier de Keisuke ne lui valait rien de bien.

- Non, il ne m’a pas baisé.

A ces mots, les traits du visage du japonais s’adoucirent aussitôt.

- Pourquoi tu voulais savoir ça ?
- Ca te regarde ?
- Oui !

Joël s’emportait un peu. Mais à son étonnement, Keisuke ne le prenait pas mal… Pourquoi était-il différent avec lui ?

Keisuke ne voulait pas lui dire la vraie raison. Il préféra mentir :

- Parce qu’il a le SIDA.

Joël était tétanisé.

- Qu… Quoi…
- T’as bien entendu. Je voulais m’en assurer… Faudrait pas que t’aies le SIDA sans le savoir et que tu baises quelqu’un !

Joël était blessé par ses paroles. Alors c’est juste ça qu’il voulait dire… Tss. Et lui qui se faisait tout un film romantique. Il avait tout faux.

Un silence s’était installé. Joël n’osait pas ouvrir la bouche. Il avait baissé sa tête et ne disait plus rien.

- Tu ne devais pas pisser ?
- Heu….

Bien que ça soit une chose tout à fait naturelle, il n’osait pas le faire en sachant que Keisuke serait ici. A moins qu’il se servait de ça pour ensuite s’en aller… ?

- Tu… Tu m’as coupé l’envie…

Keisuke riait franchement. C’était la première fois qu’il remarquait son vrai rire. Encore plus beau comme ça, d’ailleurs.

Joël se posait plein de question.

Quel est ce rapprochement si soudain entre lui et l’homme qu’il désirait ? Tout c’était passé si vite… Et à propos de Zoé. Si Keisuke savait qu’ils étaient frères… Pourquoi ne lui en voulait-il pas ? Dylan aurait fait toute une histoire pour rien… ?

- Keisuke… Pour… Enfin…
- Quoi ?

Joël hésitait un peu.

- Tu sais très bien que je suis le frère de…
- Zoé ? Ouais je sais. Mais ce n’est pas toi qui as fait ce qu’il a fait. A toi je ne t’en veux pas. Je ne suis pas rancunier envers les congénères des autres. Je suis sûr qu’on t’a dit plein de mal sur moi. Et qu’à cause de ça, tu me crains. Pas vrai ?
- Vrai.

Joël eut un petit sourire en coin et laissa échapper un timide rire qu’il ne pu contenir plus en voyant la bouille de Keisuke.

Un flash lui revint à l’esprit.

Ce que Noah lui avait dit le perturbait encore et toujours… La cause de la présence de Takeshi en prison. Joël crevait d’envie de savoir si c’est vrai ou pas.

Il se lançait :

- T’as vraiment tué toute ta famille ?

Keisuke le regardait, presque en le fusillant. Joël sentait qu’il avait gaffé…

- Si on te l’a dit c’est que ça doit être vrai. Mais ne sois pas naïf.

Il le laissait en plan sur ces mots. Joël se maudissait. Il aurait du la fermer. Qu’est-ce qu’il lui avait prit de dire ça ?! C’était un moment si unique entre le japonais et lui, pourquoi il a fallut que sa curiosité gâche tout…

- Putain qu’est-ce que je suis con !
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 14 Mai - 22:33

Chapitre XIII


Il était 18h00. Les pénitenciers étaient priés de regagner leur cellule. Celles-ci restaient ouvertes, mais les portes qui donnait sur la cours où ailleurs étaient fermées.

Joël était sur son lit, vu que l’ex sumo était avec d’autre asiatique, ici même. Il les regardait parler, sans rien comprendre. Il faillit s’endormir, mais il vit Keisuke faire son apparition, accompagné de Yuichi. Ils s’installaient sur le lit du haut.

Joël n’avait pas bougé de sa place… Ce n’est que quand il sentit le lit faire des bonds qu’il eut le réflexe de s’en dégager.

Les deux amants faisaient l’amour, et ce ici même, devant lui, sans aucunes gênes.

Mais ce n’était pas ça qui lui faisait mal. Keisuke… La tantôt, il avait l’air embarrassé à l’idée qu’il aurait pu être baisé par Valentin. Soi disant car Val avait le SIDA… Si c’était le cas, Valentin le lui aurait dit ! Il se foutait de lui, c’est ça ? Pourquoi n’était-il pas direct et franc ?! Et ainsi, évitez de tourner autour du pot.

C’était vraiment... Chiant.

Joël décidait de se rendre à la cellule de Dylan. Avant de sortir, il croisait le regard de Keisuke, et son sourire moqueur. Presque instinctivement, il lui rendit son sourire, toujours aussi moqueur. Non mais… Ok, c’était « Le » Takeshi, mais il n’allait pas se laisser rabaisser !

Oops…

Keisuke se levait, en riant, et se dirigeait dangereusement vers Joël. Celui-ci décidait de se mettre à courir. Mais aller où ? Les portes menant à l’extérieur étaient fermées. Comme le disent les jeunes maintenant, il est dans la merde.

Il se retournait et voyait le japonais qui le suivait toujours, les mains dans les poches, un sourire en coin aux lèvres. Il n’avait pas l’air de vouloir sa mort, mais quand même, on ne se fit pas aux apparences, surtout quand elles sont aussi…

Hum, on ne se fit pas aux apparences tout court.

Joël vit une cellule vide et s’y aventura. Il regardait les environs et se cachait derrière le lit superposé.

C’était amusant… Presque excitant. Jouer à cache-cache ne lui avait jamais autant plu !

Bizarrement, il se retenait de rire.

Une ombre entrait dans la cellule… Un regard malicieux, des cheveux blonds, un petit nez arrondi… Takeshi Keisuke se tenait là, devant Joël.

Ils se regardaient, toujours en souriant.

- Je vais devoir me venger de l’outrage que tu m’as fais subir, dit Keisuke d’un ton aguicheur.

Il se rapprochait du corps excité du blanc.

- Voici ta punition.

A ces mots, il sautait au visage de Joël, visant ces lèvres. Mais au lieu de l’embrasser, il ne faisait que les frôler.

Joël ne comprenait pas, et il ne voulait pas comprendre. Juste profiter de ce moment de frustration.

Machinalement, Joël passait ses doigts dans les soyeux cheveux de Keisuke. Celui-ci s’arrêtait.

- Tire ta main. Je ne t’ai pas déjà dit de ne pas les toucher ?
- Hu… heu, oui, mais…
- Il n’y a pas de ‘mais’. Je dis et tu fais, ce n’est guère compliqué.

Joël se détachait de l’emprise du japonais. Il savait qu’il avait tout gâché. Il allait donc partir.

Mais une voix au ton sensuel le retenait.

- Si tu es sûr de vouloir partir, vas-y.

Hein ? Pourquoi il me dit ça ?

Joël tournait la tête et bafouillait :

- Tu… Mais j’ai cru que tu ne voulais plus…

Le japonais riait.

- T’es vraiment une personne anodine. Et j’avais raison ; tu es naïf.

HEIN ?

- Je ne suis pas anodin ! Ni naïf !
- Prouve-le.

Tu veux que je te le prouve ? Hé bah JE vais TE LE prouver ! T’es qu’un allumeur, Kei !... Bon ok, t’es un allumeur, mais j’aime ça…

Il plaquait Keisuke au mur et l’embrassait sauvagement, mordillant ses lèvres jusqu’à ce qu’elles soient en sang, pour les lécher avec délectation. Joël prenait un malin plaisir à s’enivrer de l’odeur de Takeshi.

Il passait ses narines à son cou, où la peau était tendre, et sentait chaque parcelle de peau qui s’offrait à lui.

« Qui s’offrait à lui… »

Mais oui, c’est vrai, ça, pourquoi s’offrait-il à lui ? Juste par envie ? Mais oui… Toute façon, c’était réciproque, Joël aussi en avait envie, le sexe et tout ce qui s’y liait lui manquait… Terriblement.

Alors que Joël passait sa main dans la tunique de Kei, celui-ci le stoppait net.

- Ca suffit…

Joël le regardait, déçu.

- … Pour aujourd’hui.

« Pour aujourd’hui » ? Ca veut dire qu’ils n’allaient pas s’arrêter là ? Mais c’est… C’est… C’est carrément… GENIALISSIME !

- Mais j’aimerais juste te dire une chose, Da Silva.

Mais pourquoi il m’appelle par mon nom ?

- Si tu veux me prendre, ne te donne pas à Val.

Joël fit des yeux ronds. Rien que ça ? En échange de… Ca ?

- Tu n’es pas une pute pour que je te prenne, je ne suis pas comme les autres, je ne demande rien.

Le japonais fût surpris de la réponse, mais il n’en montrait rien.

- Mon corps m’appartient, je le donne à qui je veux. Et je t’ai choisi.
- Pourquoi ? Demanda rapidement Joël, curieux de savoir.

Il sourit en pensant à ce qu’il allait répondre. « Parce que tu es beau, et tu as tout pour plaire ! »

- Parce qu’un de mes fantasmes est de faire l’amour à un puceau.

Qu… Quoi… ?!

Joël était tout à coup hors de lui. Toute excitation évaporée. Il avait une douleur au cœur qu’il définissait être… Indéfinissable, justement.

- Hé ben tu l’auras jamais, mon cul de vierge !, Criait-il la voix rauque, excédé.

Il sortit en trombe de la cellule.

- Ce gamin est vraiment . . . Attachant et pitoyable.

Keisuke se souriait à lui-même et sortait à son tour de la cellule. Non, il n’était pas fier de ce qu’il avait dit. Il savait très bien qu’il avait blessé le jeune blanc. Mais pour l’éloigner de lui, il fallait bien être froid, non ?

Joël ne savait pas ce qu’il endurerait si il venait à…

A m’aimer… ?

Takeshi secouait sa tête, chassant ses pensées. C’était du délire. Joël voulait que du sexe. Normal… Il était jeune et en manque.

Pour ça, il avait Val.

Mais Valentin… Il ne connaissait pas la douceur d’une première fois. Joël avait l’air d’être quelqu’un de sentimental et sensible. Et les choses comme « les premières fois » ne se fait pas avec la première merde sous vos yeux.


Joël se dirigeait vers la cellule de Dylan, comme il était censé le faire un peu plus tôt. Il pensait, chose qu’il n’arrêtait pas faire. Evidemment… Il pensait à Keisuke et ces mots.

D’abord il m’allume, et ensuite il arrête tout, n’importe quoi. Et je ne peux pas ne pas me donner à Val… Parce que… Parce que j’ai peur du futur… Il a dit qu’à moi il ne m’en voulait pas… Mais je n’arrive pas à y croire… Et je ne fais pas confiance aux autres asiatiques… Eux ne sont pas comme Lui… Ils pensent autrement… C’est-à-dire, négativement. Je suis obligé de me donner à Valentin…

- Joël ?!

Quand on parle du loup…

Comment ça se fait qu’Il est là ? Qu’est-ce qu’il me veut !?

L’interpellé s’arrêtait et fit face à son gardien.

- Alors Jo’… ? Je suis en manque, là. Vient, moi je pourrais te faire sortir d’ici.

Mais Joël ne voulait pas sortir. Pas pour aller quelque part avec lui et pour faire Ces choses obscènes…

Joël ne disait rien. Il n’osait rien dire. Val lui avait empoigné son bras et le guidait vers une porte métallique.

Joël cherchait le regard de Dylan. Mais à la place, il rencontrait les yeux bridés de Takeshi, qui souriait. Celui-ci le regardait ensuite d’un air incompréhensif. Il avait remarqué Val, et son visage s’assombrit.

Directement, Keisuke dévalait les escaliers qui menaient en bas, mais Yuichi se tenait là, devant lui.

- Tu vas où chéri ? On en a pas finit… Dit-il d’un air malicieux.

Le japonais se laissait emporter par son amant, tout en fixant Joël qui le regardait aussi, se faisant littéralement pousser par Val…

Leurs regards furent brisés par cette porte métallique qui se refermait. Valentin les guidait toujours plus bas, empruntant des escaliers et autres.

Ils arrivèrent à un couloir vide où, visiblement, plusieurs machines à vapeur étaient.

Valentin se déshabillait. Joël ne le regardait pas. Il savait que là, c’était trop tard, personne ne pourrait les trouver ici.

- Pourquoi tu ne me regardes pas ? Je suis si laid ? Fallait pas me choisir, alors !

Pour éviter une quelconque colère ou embrouille, Joël l’observait se déshabiller, sous l’œil satisfait du gardien. Une fois nu, celui-ci s’approchait de Joël et arrachait presque son uniforme de pénitencier.

Nu. Il était complètement nu. Il était une proie. Il ne voulait pas !

- Val.. Je… J’ai pas envie !
- Ta gueule. Ne fais pas le malin ! Je vais t’aider à te soulager, ne t’inquiète pas…
- Non… Non, je n’ai vraiment pas envie..

Valentin s’énervait et le giflait de sa puissante main. Joël avait dit « Non », pourtant, Valentin continuait de balader ses mains sur le corps à peine sortit de l’adolescence. C’était un viol, alors qu’on a dit « Non »… N’est-ce pas ? Joël était victime d’un viol…

Pour que ça passe plus vite… Il fallait accepter les faits.

- Val.. Ne… Ne me fais pas mal, c’est ma première fois…
- Tu ne sentiras rien !

Joël posait ses mains sur le mur humide et fermait ses yeux, contractant tous ses muscles. Deux mains brutes écartèrent ses cuisses et ses fesses, laissant voir son intimité.

- Mmh… Qu’est-ce que ça donne envie !

Le garde enfonçait deux doigts, en même temps, dans l’anus encore vierge. Joël criait, retenant ses larmes. Ce contacte le dégoûtait. Et ce n’était pas tout… Il sentait bientôt un sexe imposant et durcit s’enfoncer d’un trait en lui.

Il ne pouvait plus se retenir.

Joël pleurait toutes les larmes de son corps. Valentin n’y allait pas de main morte. Il criait au lieu de gémir, ce qui énervait Val, qui allait toujours plus loin.

Malgré son refus, son corps avait parlé, et Joël bandait. Mais il n’aimait pas du tout ça. Ca le répugnait. Bientôt, Valentin touchait la prostate de Joël, se vidant en lui.

Joël baissait la tête. Il ressentait encore la douleur… Lui, il n’avait pas jouit.

Les mains du gardien le retournaient. Joël vit que celui-ci venait de jeter un condom. Ils s’étaient donc protéger ? Mais ça ne garantissait rien…

- Alors, Joël, pour une première fois, pas mal, non ? Une fois que tu seras expérimenté, ça sera parfait !

Joël baissait les yeux.

- Non…

Valentin l’observait.

- Quoi non ?
- Non… Il n’y aura pas de prochaine fois… Notre contrat s’annule ici.

Val avait l’air déboussolé… Et contrarié. Il n’avait pas l’air d’accepter ça.

- Je refuse !
- Et pourtant c’est moi qui décide !

Après l’avoir insulté de tous les noms, y comprit « Pute », Valentin s’en allait.

Oui… Je suis une pute…

Joël s’habillait et s’assit à terre, joignant ses genoux à ses bras. Il cachait son visage et pleurait encore ce qu’il n’avait plus pu contenir. Il avait honte de lui, et son frère aura honte de lui également. Dylan aussi. Et… Takeshi aussi.
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Mer 16 Mai - 22:59

Chapitre XIV



Joël s’était endormi sur le bitume froid. Il ne savait plus combien de temps il y était resté, mais ce fût des pas qui le réveillèrent. Il ouvrit ses yeux, redoutant une personne en particulier. Mais il fût soulagé en voyant que ce n’était que Dylan et son garde.

Le gardien prenait place un peu plus loin, alors que Dylan courait vers Joël.

- Jo’ !! Oh.. Oh putain ! Pourquoi tu m’as pas appelé, Jo’ !... Putain, mais dans quel état il t’a foutu !

Dylan se maudissait. Le pire était qu’il avait promis à Zoé de le protéger. Il l’avait totalement trahis…

- Jo’, répond moi…

Dylan s’accroupit et lui prit la tête, le résonnant un peu. Quand Joël s’assit enfin, il lui posait trop de question à la fois.

- Du calme, Dylan… Ce… Ce n’est pas grave…

Joël eut un rire nerveux et reprit avec une voix plus enrouée :

- Ce… Ce n’est pas comme si j’étais mort, hein…

Il se relevait difficilement, soutenu par Dylan.

- Jo’, répond-moi, pourquoi t’m’as pas appelé ?! J’avais promis à ton frère de te protéger, en plus ! Il va me tuer !
- Non… Ce… Ce n’est pas grave, je t’ai dis.. Je ne le lui dirais rien, et voilà, il en saura rien…

Le cœur de Dylan se serrait encore plus. Il reprit ses esprits et aida Joël à marcher… Celui-ci avait légèrement mal aux fesses. M’enfin, ça compensait !

- Putain, Dylan… Ca fait toujours ça… ? Demandait Joël pour détendre l’atmosphère.
- De quoi ?
- Bah… Le mal de cul…

A ces mots, Brad et Dylan éclatèrent de rire en même temps.

- Nan, Jo’, ça fait pas toujours ça.. Tu n’as juste pas l’habitude !

Joël haussait les épaules en faisant l’effort de sourire.

- Ouais… Ca doit être ça… Mais c’est la dernière fois que ça me sera arrivé !
- Comment ça ?
- Je… Je lui ai dit que c’était finit…
- Mais… Jo’, et…
- Oui, je sais, les asiatiques. Et ben tant pis si je me fais tabasser. C’est… C’est mieux qu’un viol…

Un silence pesant s’installait suite à ces mots.

Personne ne rajoutait plus rien, jusqu’à arriver à leur cellule, où il n’y avait plus personne.

Personne…

- Dylan, je… Je suis resté en bas combien de temps… ?
- Longtemps. Et il s’est passé plein de chose, en ton absence ! Riait-il.

Joël arquait un sourcil, ne semblant pas comprendre.

- De quoi tu veux parler, Dylan ?
- Du couple modèle de la prison. Takeshi Keisuke et son petit Yuichi..

Tout de suite intéressé, Joël secouait la tête et questionnait Dylan.

- Hein ? Quoi, comment ça ? Explique-toi !

Dylan sourit face à l’expression inquiète et intéressée de Joël. Il savait très bien, et ce depuis longtemps, que Joël avait des vues sur le japonais. Malheureusement, celui-ci sera inaccessible.

- Takeshi et Yuichi se sont disputés. C’est la première fois. Le pire est qu’il a même… Refusé les avances de Yuichi… Et Keisuke ne refuse jamais ce qui est lié au sexe. Tu ne trouves pas ça… Bizarre ?

Joël n’écoutait déjà plus rien. Kei et Yui se disputer ? Joël se souvenait bien du regard du japonais avant que la porte ne les sépare. Mais il pensait que ça ne signifiait rien… Takeshi avait simplement du avoir pitié de lui…

Mais quand même. Ca n’expliquait pas le fait qu’il se dispute avec son amant.

- Youhouu, Jo’, t’es encore sur terre ?
- Heu… oui, oui…

Joël remarquait que Brad n’était plus là.

- Viens, on va rejoindre les autres.
- Et ils sont où ?
- Temps libre 2h avant la nuit, donc ; Dans la cour. Tu devrais commencer à connaître l’horaire.

Alors qu’ils marchaient dans le couloir, Joël repensait à un truc et riait tout seul, sous le regard interrogateur de Dylan.

- Tu deviens fou, c’est ça ?
- N..Noon… Juste… Hahaaa, je t’ai vu lire !!

Dylan baissait immédiatement la tête.

- C’est impossible.

Joël reprit quelque peu son sérieux et dit simplement, tentant de rassurer son ami :

- Je rigolais, Dylan, c’est très bien que tu prennes la peine de lire.
- M’ouais.. C’est Zoé qui, avant, me passait ces livres… Et il m’en a donné un. Chef d’œuvre de Shakespeare… J’aurais jamais cru lire un jour une de ces merveilles…
- Lequel ?
- Le célèbre « Roméo et Juliette », bien sûr ! C’est la Xème fois que je le relis !

Joël était un peu étonné des paroles du pénitencier, mais il était content pour lui. Au moins il s’instruisait quelque peu…

- Tu me le passerais, une fois… ? J’aime bien la scène où…
- Où ils meurent par amour ?

Joël devint rouge comme une pivoine.

- Oui… Ce… Cette scène m’a fait…
- Pleuré ?
- Ouais…
- Moi aussi.

Ils discutèrent encore un instant pour arriver à la cour. Joël et Dylan remarquèrent directement une dispute entre les deux amants asiatiques.

- Merde… Fit Dylan en voyant Yuichi s’approcher.
- Heu.. Dylan… Pourquoi il s’approche vers moi comme si il allait me…
- Laisse moi faire, Jo’.

Dylan se mit face à Joël, tandis que Yuichi criait déjà :

- Casse-toi, Dylan, je vais refaire la gueule à ce merdeux !

Yuichi poussait violement Dylan, mais celui-ci ne se laissait pas abattre et le retenait. A présent, Dylan, Joël et Yuichi étaient déjà entourés par les deux clans ennemis.

- Explique d’abord tes raisons, il a quand même le droit de savoir pourquoi il va mourir ! Riait Dylan, pour détendre l’air.

Mais le japonais n’avait pas l’air de vouloir jouer.

- Des raisons ? Tu veux des raisons ? A CAUSE DE CE COUILLON, KEI M’EVITE ! Ca te suffit !?

Dylan soupirait, alors que Joël était complètement étonné. Il avait bien entendu ? Mais c’était n’importe quoi, à côté de Yuichi, Joël n’était vraiment rien aux yeux de Takeshi !

- T’as des preuves, Yui ?
- Ne m’appelle pas comme ça ! Tu n’es pas un ami à moi, à ce que je sache ! Et oui, j’ai des preuves ! Mais je n’ai pas à me justifier ! Alors bouge-toi !
- Non, Yuichi, je ne te laisserai pas le toucher.

Bien, au moins des paroles qui réconfortaient Joël !

- Casses-toi, Dylan. Il ne t’a rien demandé.
- Non, mais quelqu’un d’autre, oui. Alors… Je ne bougerais pas. Regarde ça pauvre tête ! Il sait même pas de quoi tu parles ! Tu lui parles, mais tu ne l’agresses pas.

Yuichi eut un rire inaudible, et s’énervait encore plus.

- PARCE QUE T’AS DES ORDRES A ME DONNER, TOI ?!

Sur ces mots, tous les asiatiques sautaient sur les blancs, se ruant de coup. Dylan n’avait pas remarqué que Yuichi s’était rapproché de Joël, qui reculait à chaque pas de l’asiatique.

- On fait moins le malin, Blondinet ?

Joël n’avait pas peur. Yuichi se prenait pour qui ? Ce con croyait vraiment que parce qu’il avait 19 ans, il ne savait pas se battre ? Foutaise ! Il ne se laisserait plus faire ! Toute façon, son clan et celui de Kei étaient déjà en conflit, alors si il mettait la pâté du siècle à Yuichi, ça ne serait pas aussi grave…

Joël secouait brusquement la tête.

Mais ch’uis complètement taré !! Non mais JE SUIS UN HOMME MORT !!

Il se cognait contre le mur et sentait un regard plein de haine se poser lui. Yuichi n’était qu’à quelques centimètres de lui. Ce type sentait le mal incarné, qu’est-ce que Keisuke trouvait de beau chez lui ? A part ses yeux, son cul, son visage, son corps, son.. Non, Il devait se l’avouer, Yuichi était tout aussi parfait. Mais il sentait vraiment la malchance !

- Y… Yuichi, je t’assure, entre Kei et moi, y a rien…
- Va dire ça à d’autre.
- Mais… Pourquoi tu penses ça… ?

L’asiatique se tenait d’un bras en s’appuyant contre le mur. Il baissait un instant la tête et reprit :

- Je t’explique et ensuite je te pète pas gueule. Ca te va ?
- Non ! J’ai rien fait !
- Soit, je me demande pourquoi je te demande ton avis !
- Ce que t’as dit était de l’ironie, dans les deux cas, tu m’aurais pété la gueule. T’es juste jaloux… Et je vois pas pourquoi. Keisuke est la personne qui me fait le plus peur, et lui me déteste tout autant, alors ne va pas t’imaginé des trucs !
- Je t’ai permis de causer ?!
- Je me le suis permis tout seul… Pour la bonne cause.

Yuichi grimaça un instant. Il se retournait, pour voir si la faillite n’avait pas cessé. Loin de là, d’ailleurs, les deux clans se haïssaient et ils le montraient.

- Da Silva… Quel nom… Il ne m’est pas inconnu, en fait…
- Je sais…

A présent que Yuichi avait ouvert ce sujet, Joël perdit tous ses moyens. Il ne savait pas ce que son frère avait fait, et il en subissait les conséquences.

- Ce n’est pas de lui qu’on parlait… J’attends toujours tes « preuves »…
- Très bien ! J’ai vu Val t’emmener, et le regard de Kei ! De plus, vous sortiez de la même cellule ! Et bizarrement, tu n’étais pas amoché !
- Il m’avait juste prévenu que…
- Laisse moi finir ! J’ai aussi constaté qu’il a repoussé mes avances ! Il ne le fait jamais !

Joël aurait voulu répondre « Il y a un début à tout », mais valait mieux s’abstenir.

- Alors, t’as des réponses à me donner, ducon ?!
- ... Non..

Yuichi riait.

- C’est ce qu’il me semblait…
- Yuichi ?!

C’était la voix de Keisuke.

- Yuichi… C’était un mal entendu. Ok ? Alors laisse-le, et viens…

C’était bien parti pour Joël ! Les choses allaient moins se compliquer !

- NON !! C’est trop facile, ça, Kei ! Si ça aurait été un autre, tu l’aurais déjà butté ! ET POURQUOI PAS LUI ?!

Joël remarquait que le japonais baissait la tête, semblant réfléchir.

- YUICHI ! Je t’ordonne de venir ici ! JE suis le chef du clan ! C’est pas parce que tu baises mon cul que t’auras droit à des avantages !

Sur ces mots, le japonais les laissait. Joël remarquait que les yeux de Yuichi brillaient… Celui-ci l’oubliait complètement, et se mit à courir derrière Takeshi.

Ok. Ok. Ok.

Joël tentait de se calmer. Comment ? Il n’y avait plus Valentin et il avait encore plus de problème avec les asiatiques !
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Larme
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Jeu 17 Mai - 1:11

*o*

La suiiiiiite !! lol!
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Jeu 17 Mai - 20:42

I-nyuuuh Joël ! J'espère que ce ne seront pas de trop grosses emmerdes hein !

Suite sitoplé >3
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Ven 25 Mai - 22:48

Chapitre XV



Une heure plus tard, tous étaient à nouveau dans leur cellule, dont les portes étaient fermées. C’était la nuit, et Joël s’était à moitié endormi sur son matelas, posé à terre. Il n’allait quand même pas prendre la peine de se laisser écraser, sauf s’il voulait crever. Car oui, il y avait pensé.

Les asiatiques voulaient sa mort. Ou plutôt Yuichi.

Ce type est vraiment pessimiste… Pensait-il les yeux fermés.

Un bruit le fit sursauter. C’était Lei qui se levait… Pour faire quoi ? Le sumo, une fois à terre, riait à pleine gorge, sans se soucier des autres qui dormaient. Quoiqu’ils ne dormaient sûrement pas tous…

Lei parla, mais bien évidemment, Joël ne comprit pas un traître mot.

- Heu.. Désolé mais… Je pige pas…

Le compagnon de cellule semblait s’énerver, car il prit Joël par le col. Il gueulait tellement fort qu’on entendit les autres pénitenciers leur dire de la fermer.

Puis… La voix de Keisuke retentit. Bizarrement, au son de sa voix, Joël eut le cœur serré par il ne savait quel sentiment.

En tout cas, ce que dit Takeshi calma le sumo, qui reprenait sagement son lit.


Il devait être environ trois heures du matin. Joël ne trouvait toujours pas le sommeil. Il avait l’infime conviction que quelque chose allait se passer dans pas longtemps. Mais quelque chose de bien ou de mal ?

Un bruit de porte qui s’ouvrait résonnait dans la gigantesque salle où résidait plus de 800 pénitenciers.

Puis, un sifflement. Et un deuxième… Mais c’était quoi, ça ?

Joël se levait, trop curieux. Il pouvait entrapercevoir un garde monter les escaliers métalliques, et se diriger vers la cellule des deux amants. Il vit que celui-ci ouvrit leur cellule par un code, et Keisuke qui en sortait…

Alors c’était ça ? Les pénitenciers se baladaient à leur guise ? A croire que la direction n’était pas au courant de tous ces jeux interdits. Mais Joël en doutait fort. Pour une prison sécurisée, elle était plutôt banale.

Joël alla se recoucher. La suite ne l’intéressait vraiment pas.

Remettant la couverture le long de son corps, Joël fermait les yeux, pour une nouvelle nuit blanche. Il ne se remettait toujours pas de son viol. Il ne le montrait à personne, d’ailleurs ça ne servirait à rien.

- Da Silva ? Murmurait Keisuke.

Joël crevait d’envie d’hurler « Oui », mais non, il ne le ferait pas. Il ne traînerait plus avec le japonais. Il ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Pourquoi ? Simple… Il s’attirait toujours des ennuies, ainsi qu’à son entourage ; comme Noah, par exemple…

- Da Silva ! Je sais que tu ne dors pas, arrêtes de faire semblant !

Enervé, Joël s’accroupit et criait presque :

- Ne m’appelle pas par mon nom !
- Pourquoi ?
- … Parce que je m’appelle Joël…

Le japonais souriait. Malgré l’obscurité, on pouvait parfaitement distinguer ses dents blanches.

- J’y peux rien si je n’aime pas ton prénom ! Riait-il.

Le cœur de Joël fit un tour. Ca le vexait vraiment !

- Hé bah ne me parle pas tout court ! Répondit sèchement Joël.

Il se recouchait, regrettant déjà ses paroles. Et si l’asiatique le prenait pour mot ?

- Bon, très bien. Je t’avais prévu une nuit torride dans mon endroit préféré. A dieu, Da Silva.

QUOI ?!

Joël entendit les pas du japonais s’éloigner. Il était encore temps de dire oui...

- Attends !

Il se levait, se collant presque aux grilles.

- Keisuke… Je veux venir.

L’asiatique le fixait, le visage neutre. Il fit un mouvement de la tête au garde, qui ouvrait sa grille également. Joël sortit lentement, croyant un peu ceci à un piège. Et puis pourquoi Keisuke lui voudrait du mal… ? Il avait bien dit qu’à lui, il n’en voulait pas, c’était plutôt à son frère.

- Tu peux t’approcher de moi tu sais, je ne m’appelle pas Yuichi, je ne vais pas te bouffer.
- Ouais bah on ne se fit pas aux apparences…

L’asiatique émit un « pff » sonore et le gardien les conduisait ailleurs. Plus précisément au toit. C’était ça son endroit préféré ? Le toit ?

Le garde les laissait, leur avertissant qu’il n’était pas loin.

Keisuke s’approchait du bord et s’assit, balançant légèrement ses jambes. Joël l’imita.

- Keisuke, pour quoi tu es venu me voir ?
- Je te l’ai dit, pour une nuit torride.

Il commençait à ôter ses chaussures, et son uniforme de taulard. Joël le regardait, ne sachant pas quoi dire ou faire. Alors Takeshi était sérieux ? Il voulait vraiment faire l’amour avec lui ?

Joël ne perdit pas une miette du petit strip tease, et en retenait tous les détails. Keisuke était vraiment comme il se l’imaginait. La peau laiteuse, légèrement musclé, un torse parfaitement bien dessiné, de fines jambes sexy…

- Tu me dévores des yeux comme ça car je te plais ?

Joël semblait se réveiller, il était si absorbé par sa contemplation…

- Heu… Non ! Et puis j’ai jamais dit que je voulais coucher avec toi…

Le japonais émit un rire irrésistible, on aurait même juré qu’il ne l’a pas fait exprès. La nature a voulu que l’entièreté de Takeshi Keisuke doive être parfait.

- Et pourquoi tu as accepté de me suivre, alors ? Ne te voile pas la face, je te plais et tu me plais.
- C’est vrai… Avouait enfin Joël.
- Très bien.

Takeshi se mit sur les genoux de Joël, qui lui caressait déjà les hanches. Joël oubliait totalement qu’il était dans une prison, et qu’il était au bord du toit, pied à l’air.

Keisuke sentait déjà l’érection de Joël. Le blanc rapprochait son visage de celui du japonais, frôlant ainsi ses lèvres pulpeuses, qu’il désirait depuis un moment déjà. A son plus grand bonheur, Keisuke ne résistait pas laissait le passage libre à la langue baladeuse de Joël.

Elles se trouvèrent enfin, se caressant d’abord timidement, puis le contacte devenait plus érotique et insistant, comme tout leurs corps, qui à présent étaient couchés, se collant l’un à l’autre.

Joël passait ses mains sur le torse nu du japonais, tout en continuant à l’embrasser. La sensation de leurs langues qui se goûtaient était trop bonne, il n’a d’ailleurs fallu que ça pour que Joël n’en puisse plus d’excitation.

Il introduisit sa main dans le boxer blanc de l’asiatique, qui le laissait toujours faire. Ce n’est seulement quand Joël commençait à tirer dessus que Takeshi ralentissait leur élan.

- Da Silva, répond-moi franchement.

Hein ? Mais pourquoi il arrête tout ? Pourquoi il gâche tout ?!

Joël ne répondait rien, mais resserrait Keisuke un peu plus fort contre lui. Celui-ci le remarquait immédiatement, car il l’étreignait tout autant.

- T’ais-tu fais prendre par Val ?

Joël voulait pleurer. Keisuke lui rappelait ce qu’il avait oublié un instant. Il lui rappelait qu’il n’aurait jamais Keisuke pour lui…

Le silence de Joël fit son effet. Le japonais se relevait subitement, l’expression de son visage était indescriptible.

- Joël… Tu t’es fait prendre par lui ou pas ?!

« Joël ». Il l’appelait par son prénom. Ca voulait dire quelque chose ? Ca voulait peut-être dire qu’il était totalement dégoûté à en oublier qu’il n’aimait pas ce prénom ?

- Ke… Keisuke… Je.. Je n’étais pas…
- Tais-toi ! Ne m’adresse plus jamais la parole ! Tu t’es bien foutu de moi !

La voix du japonais était devenue rauque. Takeshi s’habillait plus vite qu’il s’était déshabillé.

- Keisuke, je t’en pris, écoute moi !!
- NON ! Je ne te connais plus !

Joël se levait lentement, semblant se souvenir de quelque chose.

- C’est ça, tu ne me connais plus… Tu voulais juste assouvir ton fantasme, c’est ça ? Celui de prendre un vierge du cul, c’est ça ?! Criait Joël.

L’asiatique s’empressait de marcher vers la sortie, ne répondant rien du tout.

Dégoûté. Joël était complètement dégoûté. Pas parce qu’il n’a pas eu ce qu’il voulait. Non, pas pour ça… Mais parce qu’avec Valentin, c’était un viol, et Takeshi ne le savait pas.

Fini, c’était totalement fini. Il ne pourrait plus jamais s’expliquer avec lui.
Pourquoi ? Pourquoi Keisuke était-il si mal ? Il n’avait qu’à se chercher un autre puceau !
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Sam 26 Mai - 23:36

Chapitre XVI


Deux mois passaient sans que Joël n’ait des nouvelles de Keisuke. Quoiqu’il savait que le japonais s’entendait à nouveau à merveille avec Yuichi, qui était heureux. Takeshi ne le regardait même pas, Joël trouvait qu’il exagérait.

Si seulement il lui disait la vraie raison.

Durant ces deux mois, Il n’y avait plus eut d’embrouille entre les deux clans. Allons savoir pourquoi ?

Dylan était totalement aux anges, avec Zoé qui lui rendait visite comme promis chaque mois. Joël n’avait rien dit du viol à son frère, ni Dylan. Il valait mieux que ça ne se sache pas.

En TP, le black avec qui il bossait n’était plus là. Joël était à la fois triste de se retrouver seul, mais extrêmement heureux pour son ami qui était enfin libre.

D’ailleurs, la peine de Dylan devenait de plus en plus courte chaque jour, et lui aussi allait s’en aller. Joël craignait vraiment ce moment. Se retrouver seul ne l’arrangeait pas, et il s’était habitué à avoir Dylan sur son dos, il était son protégé.

Malgré ça, il était d’un côté pressé que Dylan s’en aille, pour être indépendant et pour que lui et son frère puissent enfin vivre à deux.

Il était midi, et tous arrêtèrent de travailler pour leur dîner. Dîner qui était pareil depuis maintenant deux semaines. Manger quotidiennement la même chose rendait la nourriture infecte plus qu’elle ne l’était déjà…

- Hé Joël ! Tu t’assoies à coté de moi aujourd’hui ?

Joël, qui revenait de la file, s’empressait de s’asseoir. Ils avaient fait connaissance avec plusieurs autres blancs. Plus précisément, il avait rencontré Bryan, un jeune de son âge.

Celui-ci était ici pour une raison banale ; Trafique de drogue. Bryan était au départ comme lui, toujours seul, s’en prenant plein la gueule par les deux autres clans. Joël avait donc décidait de faire ami/ami.

Ce qui n’avait pas duré, car ils couchèrent ensemble de nombreuses fois, et jusqu’à présent, ils n’avaient pas perdu cette habitude. Ils étaient sexuellement compatibles, alors pourquoi arrêter ?

De toute façon, Keisuke en voulait plus de lui, ça il l’avait bien comprit. Mais les regards que lançait parfois le japonais à Bryan étaient des plus meurtrier. Et rien que ça contredisait le fait que Takeshi n’ait rien à foutre de Joël…

Joël s’assit donc aux côtés de Bryan.

Celui-ci lui prit directement la bouche avidement.

- Bryan… Manges ! Riait Dylan.
- Naaan je préfère manger Joël… Fit Bryan avec un sourire irrésistible.

Joël redoutait toujours les sentiments de Bryan, car celui-ci était très sensible et fleur bleue, il ne voulait pas lui faire de mal. Si jamais Bryan tombait amoureux de lui, se serait la pire des catastrophes. Pour Joël, ils n’étaient qu’amants qui s’entendaient parfaitement bien.

- Ouais mais vois-tu, je pense que Jo’ à faim !
- Dylaaan, arrête de l’appeler Jo’, JOEL c’est tellement plus beau !

Bizarrement, cette phrase fit rappeler à Joël une phrase qui avait été dite sur le ton de la plaisanterie par quelqu’un de spécial à ses yeux… «J’y peux rien si je n’aime pas ton prénom ! »

A cette pensée, Joël tournait très discrètement les yeux, pour observer Keisuke, comme il le faisait chaque jour depuis deux mois…

Mais là, ce n’était pas pareil. Car là, Keisuke le regardait également, l’expression du visage totalement neutre et vide d’émotion. Le japonais ne le lâchait pas des yeux, il le défiait, et ça Joël le sentait.

Mais Joël fut ramené à la réalité quand Bryan déposait ses lèvres sur les siennes.

Joël l’embrassait, fixant toujours Keisuke, qui ne baissait pas les yeux.

Alors que Bryan y mettait plus de passion, Takeshi avait l’air de perdre patience, et prit alors la bouche de Yuichi, qui ne remarquait pas le manège…

Leur petit duel dura une bonne 10aine de minutes, jusqu’à ce que Joël abandonne, déçu que Keisuke prenait ça pour un jeu.

- Waaah, Joël !! Tu ne m’as jamais embrassé comme ça !

Peut-être parce que ce n’était pas à toi que je pensais…

Joël ne répondit rien mais sourit, passant une main dans les cheveux bruns de son amant. Il se mit à manger, tandis que Bryan l’imitait, souriant et heureux malgré l’endroit presque morbide.


Une fois qu’ils eurent finit de manger, Joël, Bryan et Dylan se rendirent dans la cours, avec tous les autres pénitenciers. Ils se mirent près de la grille, assit sur le peu d’herbe présent.

Bryan s’installait entre les cuisses de Joël, qui l’étreignit tout autant de ces bras.

Parfois Bryan était vraiment trop mignon ! De plus, sa petite taille et ses grands yeux bruns y jouaient, il était craquant, et ses petites lèvres rosées tout autant. Mais tout ça ne valait pas Takeshi Keisuke.

D’ailleurs, le japonais était en face de lui, à plusieurs mètres, en train de jouer aux échecs avec un black. Le bruit courait qu’il était imbattable. Mais la logique, c’était tout à fait le truc de Joël.

- Dylan ?
- Mh ?

Joël pensa un instant et se levait.

- Je vais le battre.

Il s’avançait vers le japonais, Bryan et Dylan à ses pas.

- Jo’, non ! Je te l’interdis ! Et t’as intérêt à m’obéir ! Tu ne réussiras pas, et de plus, je suis sûr qu’il va te faire un chantage ! Le connaissant, tu peux t’attendre à tout !

Mais Joël ne l’entendait pas de cette oreille et s’avançait dans la foule qui encerclait les deux joueurs.

Il attendait la fin de la partie pour se présenter au jeu. En attendant, il étudiait la technique du japonais. Et pour dire vrai, il n’arrivait pas à percer le Truc. Mais lui aussi avait sa technique... Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter.

- YEAAAAAAH !! Criait un des asiatiques.

Keisuke avait remporté la partie. Pas étonnant, le black n’avait aucune notion de la logique.

Yuichi remarquait la présence de Joël. Il dit deux mots à l’oreille de Keisuke, et celui-ci hocha de la tête.

- Hé toi !

Joël levait les yeux.

- Viens jouer. Et on pari que…
- On ne pari rien du tout. Je veux juste jouer et le rabaisser, fit sèchement Keisuke.

Joël accepta alors. Si il n’y avait rien en jeu, à part le fait de se ridiculiser, il était d’accord… Surtout qu’il pourrait enfin l’admire. Quand Takeshi réfléchissait, il était carrément… Bandant !

Le jeu débutait. Joël possédait les pions noirs.

Keisuke observait ses pions blancs un long moment, sous le regard admiratif de Joël. Finalement, il bougeait une tour.

Joël sourit, et sans plus réfléchir, déplaçait un cavalier.

Ce n’est qu’une fraction de seconde plus tard qu’il remarqua qu’il avait complètement gaffé.

Keisuke eut un sourire, fit une simple manœuvre et… Un pion en moins pour Joël.

Il se maudissait de se laisser distraire par le japonais. Celui-ci était dans une réflexion pure, il avait vraiment l’air de s’y connaître, ça faisait presque peur à Joël, qui regrettait déjà d’avoir accepté… Il avait eut trop d’audace.

Cinq minutes passaient. Joël perdait ses moyens, et puis comment se concentrer entre les rires moqueurs qui retentissaient autour de lui et le regard inexpressif de Keisuke sur lui ?

Il ne lui restait que son roi, sa reine, un cavalier, deux fous et un bête pion. Il se décidait de bouger son roi, à grand risque…

- Echec et mat.

Hein ? Echec et mat ? Quoi ? Impossible !

- Quoi ? Non ! C’est impossible, je…
- Regarde, fit Keisuke en point du doigt sa tour, La prochaine fois, regarde où tu mets les pieds de tes pions. Tu es nul, totalement nul, tu ne seras jamais bon en logique, ni en rien, d’ailleurs.

Keisuke s’éloignait du sujet, il avait l’air d’en vouloir à Joël, et c’est là qu’il disait toutes ces choses blessantes, les crachant en pleine figure à Joël.

- Quoique tu serais bon pour la baise, tu te tapes bien les gardes, non ? Ha… Non. Maintenant c’est ce gamin que tu sautes. Tu fais vraiment pitié, tu n’as pas trouvé mieux ? L’autre con de Val ne te suffisait pas, fallait encore te faire un nouveau ? Ouais, la facilité c’est sûrement ton truc, tu ne voudrais pas te casser la tête. Et tu sais qui utilise la facilité comme tu le fais ?

Takeshi se levait.

- Les putes.

Keisuke avait finit son monologue de tyran. Il n’attendait aucune réponse, car il s’en allait, Yuichi sautant à ces côtés, satisfait de la réplique de son amant.

Joël, lui, était bouche bée, complètement affalé et livré à ses pensées. Les larmes lui montaient aux yeux, il ne supportait pas. Il ne supportait pas de se faire insulter de la sorte. Non, en fait, il ne supportait de se faire insulter par Lui de la sorte.

Bryan s’accroupit près de lui et le prit dans ses bras, le consolant.

- Joël… Joël, je te jure, ce type ne vaut rien, ne fait pas attention à ce qu’il a dit…
- Qu’est-ce que t’en sais s’il vaut quelque chose ou pas, hein ?! TU N’EN SAIS RIEN !

Joël se levait, totalement anéanti, et se dirigeait vers un endroit où il pourrait être seul avec sa conscience.

Dylan, lui, avait le sourire aux lèvres. Il avait enfin compris pourquoi depuis deux mois, Joël et Keisuke étaient si mélancolique.

- Bryan… Laisse-le seul, ok ? Et moi, je reviens. J’vais aller arranger un petit truc…

Bryan, qui avait les larmes aux yeux, hochait de la tête. C’était la première fois que Joël lui criait dessus, et il avouait avoir eu peur… On aurait juré que Joël était désespéré. Oui, désespéré était le mot, désespéré et blessé…


Dylan, dans son coin, avait rejoint Keisuke.

- Takeshi. J’aurais à te parler.
- Casse-toi, sale blanc ! Criait Yuichi. Les gars, occupez-vous de lui ! Fit-il en s’adressant aux autres asiatiques.

Ceux-ci s’approchaient de lui, mais Dylan rajouta :

- … C’est à propos de Jo’.

Keisuke s’intéressa enfin à lui. Il levait les yeux et demanda sèchement :

- Qu’est-ce qu'il a ? Dépression d’ado parce que j’lui ai dit les quatre vérités ? Désolé, mais ça ne me regarde pas, je m’en contrefiche.
- Takeshi, sois raisonnable. Si tu t’en contrefichais, tu les aurais déjà laissé me péter la gueule. Et je ne serais pas venu seul si ce que j’ai à te dire n’est pas important.

Le japonais le regardait un long moment et s’avançait vers les grilles de la cour. Dylan soupira de soulagement et le suivit.

- Alors, tu veux me faire chier avec quoi ?
- Takeshi, c’est bon, quand on est que toi et moi, ne voile pas tes sentiments…
- Quoi ? Je ne vois pas ce que tu veux dire.

Dylan riait discrètement, mais se reprit bien vite en voyant l’air menaçant du japonais.

- Je voulais juste te dire une chose. Joël n’a jamais été consentant, il y a deux mois. C’était un viol, Keisuke. Valentin l’a violé.

Dylan, voulant laisser le japonais à ses réflexions, parti aussi vite qu’il était venu. Il était fier de lui, voilà une chose de bien qu’il aurait fait dans sa vie. Enfin, ça dépendait du taux d’égoïsme de Keisuke.

Le japonais, toujours debout, fixait à présent un point imaginaire. Joël s’était fait violer… Mais pourquoi ne le lui avait-il pas dit ?! Perdre tout ce temps pour rien, c’était insensé !
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 18 Juin - 0:53

Chapitre XVII



Le reste de la journée se passait sans embrouille pour Joël, qui avait encore le cœur brisé. A présent, la pire chose qui lui était arrivé n’était pas sa condamnation, mais le fait que Keisuke l’est insulté de la pire injure…

Qui s’avérait être vrai.

Il regrettait tous ses faits et gestes depuis sa venue ici. Si il n’aurait pas rencontré son ex copine, il n’aurait jamais débarqué ici, et jamais il n’aurait croisé le regard pénétrant du japonais…

Dylan, qui le secouait, le sortait de ses sombres songes.

- Hé Jo’, arrête de rêvasser ! Tu viens prendre une douche ou pas ? Demanda-t-il.
- Nan…
- Mais Jo’, tu pues !
- M’en fiche…
- Arrête de faire le con ! Soupirait Dylan.
- Je n’fais pas le con puisque je suis une pute…

Pour la première fois, Dylan remarqua à quel point son cas était dramatique. Il utilisa le moyen fort :

- Y aura Takeshi à poils.

Joël redressa instinctivement la tête. Mais à l’étonnement de Dylan, Jo répondit d’une voix lasse, en se recouchant :

- M’en fiche…
- Ho arrête hein ! C’est comme si tu t’abaissais à ce qu’il disait ! Tu crois qu’il ne s’est jamais fait baisé par un garde, lui ?!
- …
- Et il sera content si il te voyait aussi mal ! Fais un effort !

Joël descendit de son lit sans un mot.

- Ok, on prend cette douche et tu me fous la paix !

En fait, il crevait d’envie de voir Takeshi Keisuke à poils.


Ils sortirent, se rendant aux douches communes.

Entrant dans l’humide pièce, Dylan remarqua que Joël cherchait discrètement Keisuke des yeux, en vain.

- Tu t’en fiches, hein ! Se moquait Dylan qui se frottait le corps avec un savon.

Joël haussait les épaules et imitait son ami. Il détournait un instant le regard pour fixer le corps de Dylan… Mais celui-ci fut bien vite remplacé par quelqu’un qui se mettait entre eux.

Il dévorait alors ce corps inconnu qu’il reconnaissait au fur et à mesure qu’il levait les yeux…

Quand il en était sûr, il lui tournait le dos et continuait à la vas vite sa douche. Il coupa l’eau et décidait de partir sans Dylan, mais une main le plaquait sans douceur mur.

- Tu comptes aller où comme ça ?

Mais Joël ne succomba pas au charme du japonais et ne répondit rien, toujours regardant droit devant lui.

- Da Silva, répond-moi.

Joël serrait les poings pour résister. Il lui en voulait terriblement pour ce qu’il lui avait dit la tantôt, il ne supportait pas.

Keisuke releva le menton de Joël et le regardait sans froncer des sourcils.

- Lâche-moi, fit Joël d’un ton neutre.
- Jamais.

Joël relevait la tête et détaillait le visage de l’asiatique. Ses cheveux blonds mouillés plaqués contre ces joues, ce petit sourire moqueur qui arborait ces lèvres, ces yeux qui… Le dévorait…

- Keisuke, lâche-moi, je sais que tu me détestes et tu sais que je t’…

Joël s’arrêtait de parler. Takeshi le prendrait pour une nana de 13 ans et se moquerait encore de lui. Il ne voulait plus de ça, son cœur était déjà assez en miette…

- … Et tu sais que je te hais.
- Tu n’allais pas dire que tu me hais.
- Si !
- Non.

Mais merde, pourquoi il est toujours aussi sûr de lui !?

Joël retirait violement son bras et partit à grande enjambée, sans un regard pour le japonais, qui ne le retenait plus.

Dylan, qui était encore là, tapotait le dos de l’asiatique.

- N’abandonne pas, Takeshi !

Keisuke levait les yeux vers Dylan. Puis sur la main de Dylan. Puis à nouveau vers lui…

- Retire ta main, je ne suis pas ton ami.

Dylan soupira et partit également.

Keisuke, lui, était tout aussi indifférent. Yuichi venait de le rejoindre, lui donnant une petite fessée.

Takeshi adorait quand il faisait ça, il ne pouvait que sourire !

- Devine qui j’ai croisé en venant ? Riait Yuichi.
- Je sais pas et je m’en fiche, c’est entendu ? Dit Keisuke d’un ton neutre.
- Ho ça va prend pas ce ton si désagréable !
- Je le prends si j’en ai envie, et là, j’en ai envie. J’y vais !

Takeshi prit sa serviette et s’en alla tranquillement, sous le regard foudroyant de Yuichi, qui ne supportait pas ce rejet.

Arrivé à sa cellule, Keisuke s’arrêtait pour observer Joël, qui était accompagné de Bryan. Celui-ci était sur les genoux de Joël, qui lui caressait les cheveux. Takeshi baissa la tête un moment, puis repartit.


- Je suis désolé pour la dernière fois, Bryan…
- Non ça va, Dylan m’a expliqué, ne t’inquiète pas ! Mentit-il.
- Ha ? Bon, ça va alors…

Bryan se redressait un peu et prit la bouche de Joël avec envie.

- Tu dors avec moi aujourd’hui ?
- Mmh… Je… Ouais, ok…

Le brun sauta de joie et se levait en même temps que Joël.

- Génial ! On y va maintenant ?

Pour toute réponse, Joël se dirigeait déjà vers la cellule de son amant, qui s’agrippait à sa main…

Arrivé, Bryan sauta directement sur son lit et se faufilait sous les couvertures, attendant Joël. Celui-ci souriait aux airs enfantins de son compagnon. Il le rejoignit et ils attendirent à deux les fermetures automatiques des cellules, les gardiens qui annonçaient la fin du couvre feu et la fermeture des lumières…

Dès que le compagnon de cellule de Bryan, un blanc, s’endormit, Bryan chuchotait :

- Tu me racontes une histoire d’horreur super flippante ?

Joël souriait tendrement et caressa la joue du brun. Il regrettait de lui avoir crié dessus un peu plus tôt, il n’avait vraiment pas mérité ça…

- Suffit de parler de l’endroit où nous sommes pour flipper..
- Hein ? T’as peur de la prison ?
- Oui.. Surtout mes premiers jours, et celui où… où un ami à moi a été tué…

Bryan fit de grands yeux étonnés.

- Vas-y continu !! Ca c’est flippant ! Qui l’a tué ?!
- Oh, Bryan, je.. J’ai pas envie de parler de ça…

Bryan hochait de la tête, et se blottit dans les bras de Joël.

- Je comprends.. Et alors… Ce japonais, là… C’est qui ?
- Je pensais que Dylan te l’avait dit ?
- Heu.. O.. oui, mais pas en détail…

Joël soupira et répondit simplement :

- C’est le chef du clan asiatique, rien d’autre.
- Ha..

Ils discutèrent encore un moment, et Bryan s’endormit. Joël commençait à le rejoindre, quand il entendit un bruit. Il se levait et se dirigeait vers les barreaux.

Il riait discrètement en voyant Takeshi sortir de sa cellule et se diriger vers la sienne. Mais ce que le japonais ne savait pas, c’est qu’il était dans celle de Bryan…

On se demande pourquoi il veut me voir, encore des conneries à me balancer au visage ?

Keisuke se retournait après l’avoir entendu rit. Il vit Joël au barreau à un étage plus bas.

- Pourquoi t’es pas dans ta cellule, voyou ? Souriait Keisuke, qui parlait normalement, se foutant de savoir s’il dérangeait les autres dormeurs.

Joël ne répondit pas, et se demandait plutôt pourquoi Keisuke était en train de descendre les escaliers métallique et de… S’avancer vers lui…

Pourtant, il ne bougea pas de sa place, et gardait son torse collé aux barrières, et laissait ses mains sur les barreaux.

L’asiatique se tenait maintenant face à lui.

- Je peux te montrer quelque chose de magnifique ?

Joël se retenait de s’énerver. Keisuke jouait vraiment avec lui et ses sentiments. Mais il ne lui pardonnerait pas aussi facilement.

- Tu traînerais avec une pute ? Rétorquait Joël pour essayer de faire culpabiliser Takeshi.

Mais le japonais ne baissait pas les yeux.

- Arrêtes veux-tu, je disais ça car j’étais énervé.
- Enervé ? Pourtant tu as gagné au jeu, je ne vois pas pourquoi tu serais énervé…

Takeshi préférait jouer franc jeu :

- Je m’excuse.

Joël n’en revenait pas. Keisuke s’excusait… Il traitait Yuichi comme une merde, ainsi que tous les autres pénitenciers, mais à lui, il donnait des excuses…

- Q.. Quoi… ?
- Tu as bien entendu, je ne veux pas me répéter. Et puis, tu n’as pas répondu à ma question… Veux-tu que je te montre quelque chose de magnifique ?
- C’est déjà fait… Fit Joël en embrassant du regard tout le visage du japonais.

Takeshi riait en comprenant que Joël parlait de sa beauté et se collait à son tour aux barreaux.

- Réponds à ma question…

Il entremêla ses doigts à ceux de Joël, qui ne le rejetait pas. Celui-ci répondit, assez rêveur :

- … Oui…

L’asiatique, voulu taper le code pour ouvrir les barrières mais Joël ne lâchait pas ses mains, et rapprochait son visage à celui de Keisuke.

Il crevait d’envie de l’embrasser, il avait assez attendu comme ça !

- Non, Da Silva. Je te montre d’abord ce que j’ai à te faire voir.
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 18 Juin - 0:55

Chapitre XVIII



Dans un silence le plus complet, Takeshi Keisuke et Da Silva Joël parcouraient les sombres escaliers de la prison. Pour tuer le silence, Joël demandait timidement :

- Tu.. Tu connais le code de chaque cellule… ?
- Elles sont toutes identiques.

Joël comprit par cette courte réponse que le japonais ne voulait pas parler. Il se tut donc. Ce n’est que quand un coup de vent frappait son visage qu’il levait ses yeux du fessier de l’asiatique, pour remarquer qu’ils étaient sur…

- Le toit ? Mais qu’est-ce qu’il y a à voir sur un toit ?
- Lève les yeux.

Ce que Joël fit sans protester…

- La.. Lune... ? S’interrogea-t-il à lui-même, à voix haute.
- Oui, la lune.
- Mais.. Keisuke, pourquoi tu me montres la lune ?

Celui-ci soupira. Il avança vers le bord du grand toit et mit les mains dans les poches.

- Je te laisse une dernière chance.

Hein ? Quooooi ?

- Une dernière chance de quoi ?

Le japonais se retournait et lui fit face une nouvelle fois ;

- Le jeu d’échec, évidemment.

Keisuke faisait encore quelques pas et se trouvait face à deux chaises, une table et… Un jeu d’échec.

Il s’assit sur une des deux chaises et poursuivait :

- Ne reste pas là Da Silva, rejoins-moi.

Joël s’assit à son tour.

- C’est… Très original, Keisuke…
- Tout ce que je fais est original, Da Silva. Même ma proposition.

Proposition ? Quelle proposition ?

- Tu gagnes, on couche ensemble. Je perds, on ne se voit définitivement plus.

HEIN ? MAIS J’SUIS NUL FACE A TOI !

Takeshi eut un sourire moqueur et continuait tranquillement :

- Tu n’as pas confiance en toi, Da Silva ?
- Ce.. Ce n’est pas ça, mais… L’enjeu est très…
- Plaisante et originale, je sais. Tu es d’accord ?
- Comment refuser…

Le japonais lâchait un « Bien » satisfait.


Ils jouaient. Depuis au moins vingt minutes, et Joël avait gagné. Mais il n’était pas content… Il était sûr que l’asiatique avait fait exprès, c’était trop facile !

- Ca compte pas Keisuke, t’as triché !
- Triché ?
- Enfin.. Non mais… Tu m’as fais gagner…

Le japonais se levait et tendait la main à Joël :

- Peut-être parce que je veux coucher avec toi.
- Alors c’est ça, tu m’as fais gagner ! Tu crois que je ne suis pas capable tout seul ?!
- Pitié Da Silva. Prends cette main.

Joël semblait hésiter un moment, ce qui blessait énormément Takeshi qui ne laissa rien paraître. Celui-ci ne céda pas à la tentation d’abandonner, et caressait maintenant la joue du plus jeune.

A ce doux contacte, le corps entier de Joël frémit, qui fermait à présent les yeux.

- Je prends ça pour un oui..

Keisuke le lâchait enfin et se mit à tirer sur la tirette de son uniforme.

- Je suis très à l’étroit depuis un moment.. Susurrait Takeshi, qui ne faisait qu’accentuer l’excitation de Joël.

Maintenant très à l’aise, Joël se levait doucement, à son tour, et imitait le japonais, qui semblait satisfait. Il tira son uniforme encombrant lentement, il ne voulait pas se montrer pressé.

Mais ce que dit Keisuke par la suite l’étonna :

- Reste assis et ne bouge pas Da Silva, profite et regarde-moi.

« Profite et regarde-moi » ? Je ne veux pas profiter de toi, je voudrais te donner ce que tu n’as jamais eu ; L’amour véritable… Je veux t’aimer...

L’asiatique complètement nu, avait fini son petit strip tease improvisé, et se mettait maintenant à genoux face à Joël.

Il.. Il va quand même pas me...

- Après ça, tu me diras si ton amant suce aussi bien que moi.

Joël ne pu s’empêcher de sourire, Keisuke ne voyait pas vraiment juste. Bryan ne lui avait jamais fait de fellation ni quoi que se soit…

L’asiatique tirait sur l’élastique du boxer de Joël, qui libérait le sexe en érection, en allant toujours aussi lentement, ça en devenait insupportable.

Agréablement insupportable…

Le japonais prit en main la verge tendue et la caressait du bout de ces doigts, frôlant les testicules.

Joël pencha sa tête en arrière en se mordant la lèvre pour ne pas déjà gémir. Bizarrement, il voulait paraître fort aux yeux de Takeshi. Il mit alors ses deux mains sur les bords de la chaise pour tenter de résister, la serrant le plus fort possible en y enfonçant presque ses ongles.

Keisuke le masturba à répétition, entamant des vas et viens langoureux, titillant son gland de son pouce.

- Ke.. Keisuke… Est-ce que je peu..
- Oui.

Les yeux fermés, Joël eut un sourire en coin. Takeshi ne savait même pas ce qu’il voulait lui poser comme question et il acceptait sans rien en échange.. Cet homme-là était un ange.

Hésitant, Joël mit une main sur les cheveux blonds du japonais, qui n’avait pas l’air surpris et ne daignait même pas. Joël évoquait par ce geste et ses caresses son plaisir évident. Joël resserra l’étreinte et supplia d’une voix mielleuse :

- Keisuke.. S’il.. S’il te plaît..
- Demande-le moi avec les mots juste, Da Silva.

L’asiatique le regardait à présent, toujours en le masturbant lentement, pour ne pas que Joël jouisse trop vite.

- Suce moi !!
- Ca a le mérite d’être clair. J’aime les directives tu sais.. Sourit-il.

Joël lâcha un râle de plaisir quand il sentit la langue du japonais longer son sexe avec délectation.

Joël était en extase, état de ravissement extrême, quand il vit Keisuke prendre tout son sexe en bouche et sentir la langue du japonais s’enrouler sur sa verge. Il voulut lui crier qu’il était un expert, doué et tout ce qu’il voulait, mais il se contenta d’enfin ouvrir la bouche et respirer plus fort.

Il sentit les mains de l’asiatique masser ses testicules, caresser l’intérieure de ses cuisses, titiller ses tétons..

Keisuke abandonna le sexe de son amant, avant qu’il ne jouisse, pour venir l’embrasser avec passion, et il fut marqué par le goût somptueux des lèvres roses et humides de Joël.

Joël n’en revenait pas de se faire embrasser de la sorte par Takeshi Keisuke, Le Takeshi.. Celui-ci mit plus d’entrain et de dynamise au baiser avec beaucoup de conviction en s’asseyant sur les cuisses de Joël, qui n’hésita pas à l’accueillir bras ouvert. Il le serra contre lui le plus fort possible en baladant ses mains sur le torse imberbe du japonais.

- Alors, suis-je meilleur que lui ?

Joël avait encore du mal à répondre après toutes ces sensations, qui ne l’avaient d’ailleurs toujours pas quittés :

- Tu.. Es parfait… Mais pourquoi tu t’es arr..
- Parce que je te veux en moi.

En entendant ça, Joël fut plongé dans un étonnement qui l’avait complètement paralysé. Takeshi était parfois si direct. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, ça non alors, mais en ce moment même il ne savait pas quoi répondre, ni comment agir.

L’asiatique l’aidait en frottant son sexe dressé contre le sien, gémissant avec envie. Sentir les fesses du japonais bouger sur ses cuisses lui plaisait énormément, ça ne faisait qu’augmenter cette chaleur connue qui bouillonnait dans son bas ventre.

- D’a.. D’accord…

Il put voir un sourire irrésistible arborer les lèvres de son amant. Il l’embrassait une dernière fois, avant que Keisuke ne se lève doucement, juste assez pour prendre la verge de Joël en main.

- Je suis étroit, tu aimeras..

Je t’aime déjà idiot..

Takeshi plaçait le sexe de son compagnon sous son anus sans aucuns préliminaires et le pénétrait doucement en lui. Il eut un rictus de douleur qu’il ne montrait pas, aidé par l’obscurité de la nuit.

Joël quand à lui étouffait un râle de plaisir énorme, il adorait être en Takeshi, qui ne lui avait pas du tout mentit ; il était étroit en plus d’être chaud, sensuel, érotique dans tous ces faits et gestes et beau comme un Dieu…

Une fois que Keisuke fut habitué au sexe de Joël, il entamait directement des pénétrations lentes et insistantes, plus tenaces les unes que les autres, et qui devenaient au fur et à mesure brutales.

Joël y mit du sien bien vite également, donnant des coups de reins brutaux. Leurs fortes respirations accompagnaient leurs gémissements. La sauvagerie de leur acte accentuait le plaisir toujours plus.

Takeshi avait encerclé de ses bras le cou de Joël, il mordait et donnait des coups de langues à ses épaules. Joël, lui, avait caché sa tête dans le creux de l’épaule de son partenaire, déposant des baisers sur son cou et lui caressant le dos et les jambes tendrement.

Joël toucha le point culminant de l’excitation sexuelle de l’asiatique, qui se déversa, en même temps que Joël en lui, sur ses abdos finement dessinés en un cri de plaisir intense. Leurs corps étaient parcourus d’un frisson d’excitation et de sensations uniques. Keisuke n’avait jamais ressentit ça avec Yuichi.

Le japonais se retirait lentement, pour s’effondrer à nouveau sur les genoux de son compagnon. Ils haletaient tous les deux, l’un en riant, l’autre en reprenant ses esprits.

- P.. Pourquoi ris-tu, Da Silva..
- Parce que… Je… Tu.. Tu es trop bon Keisuke.. Je..
- Tu l’es aussi.

Takeshi redressa un peu la tête.

- Ce n’était pas vrai.. Ce que je t’ai dit… Avoua le japonais.

Joël ne voyait pas du tout de ce que voulait parler l’asiatique. Mais il ne demanda rien en voyant que celui-ci continuait :

- Ton prénom est magnifique..
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 18 Juin - 0:56

Chapitre XIX




Joël était resté bouche bée, tandis que Keisuke restait là à poser sa tête sur son épaule. Il sentait les lèvres du japonais effleurer la peau de son cou, et ces mains se balader un peu partout.

- Alors… Si tu le trouves.. Magnifique… Appelle-moi Joël…
- Non.

Takeshi était imprévisible, Joël en était déstabilisé. Il n’aurait jamais l’habitude à ça. Les réponses de l’asiatique étaient toutes aussi inattendues les unes que les autres.

- Mais.. Pourquoi ça ?
- Parce que je ne veux pas faire comme les autres. Lewys t’appelle Jo’, ton amant t’appelle Joël, et moi Da Silva.

« Ton amant »…

Joël sentit qu’il devait mettre au point leur relation. C’était juste de la baise ? Ou quelque chose de plus que de l’affinité ? Le japonais lui avait quand même dit que son prénom était magnifique… Il en était très touché.

- Heu.. Keisuke, je… Enfin, on… Nous… Toi et moi… Est-ce que..
- Je ne te comprends pas.

Joël soupira et baissa la tête. Il savait très bien que Keisuke le comprenait, mais encore une fois, il voulait qu’il le lui demande avec les mots justes.

- Quitte.. Yuichi pour.. Moi…

Il fût étonné de constater que Takeshi n’eut pas une seule seconde d’hésitation.

- D’accord.

Malgré cette réponse qui, il devait se l’avouer, l’emplissait de joie, il n’arrivait toujours pas à y croire.

- Quoi ? Tu.. Tu veux bien ?
- Pourquoi je te colle sans cesse, à ton avis ? Pourquoi crois-tu que je t’ai amené ici ? Pourquoi crois-tu qu’on a fait l’amour ?

Ils se regardèrent un long moment. Joël ne répondait pas, il était trop heureux. Ca avait été difficile et prit du temps, mais Keisuke c’était enfin converti à lui ! Et il ne le détestait pas… Bien au contraire.

Keisuke agrippa la nuque de Joël et lui déposait un léger baiser sur les lèvres.

- A présent, je ne pourrais ni me passer de toi, ni t’oublier, ni qu’on soit séparé. Je le refuse, tu entends ?

Joël crut que son cœur fondit littéralement à ces paroles.

- Keisuke.. Tu.. Tu m’ai…
- Je t’avouerai que oui.

Baissant la tête par gêne, Joël put dissimuler son sourire. Takeshi Keisuke l’aimait… Qui aurait cru qu’en entrant dans ici, il vivrait le début d’une histoire d’amour ?

- Mais.. Yuichi, il…
- Yuichi et moi ce n’est que de la baise, Da Silva. Ce que j’ai ressentit en t’aillant en moi, je ne l’ai jamais ressentit avec Yuichi, je te le promets. C’est la plus belle nuit de ma vie, je ne veux pas que ça soit la dernière.

Joël serrait à présent Keisuke dans ces bras, fort, très fort. Il ne pouvait, lui non plus, être séparé de lui, maintenant.

- Avant.. J’ai cru que tu me haïssais… Tu me parlais si froidement..
- Quand je fais croire que je haïs quelqu’un c’est parce que je l’aime.

Joël riait franchement, sous l’œil interrogateur de Keisuke.

- Da Silva, pourquoi ris-tu ?
- Pa.. Parce.. que tu t’es.. trahis !!
- Explique-toi..

Il reprenait sa respiration et s’expliqua alors, avec une pointe d’ironie dans la voix :

- Ca veut dire que tu aimes Lewys Dylan aussi !! Haha !

Takeshi rougit exagérément et baissait un peu la tête. Il reprenait bien vite son air sérieux et ultra sexy :

- C’est vrai que je l’apprécie… Mais je ne l’aime pas.


Ils se taquinèrent encore un moment, jusqu’à ce que Joël prenne froid.

- Kei.. J’aime être ici, rien qu’avec toi, mais je gèle là…
- Tu veux que je te réchauffe ?
- Non sinon je vais m’exciter.. Je me connais tu sais…
- Bon, comme tu veux.

Takeshi descendit de ses genoux et commença à se rhabiller. Joël l’imita.

- Il est quelle heure à ton avis ? Demanda Joël.

L’asiatique riait un moment et rétorquait :

- Tu crois que j’ai compté les secondes pendant que tu me sautais ?
- Bah non…
- Hm.. Il devrait être 3h. Dans ces alentours. Pourquoi cette question ?
- Parce que j’ai sommeil...

Le japonais arquait un sourcil et relevait le menton de Joël d’une main :

- Dois-je comprendre par là que tu veux regagner ta cellule ?
- Heu.. non, t’as mal interprété… Je suis juste fatigué..
- Alors tu viens dans la mienne. Je te l’ai dit : Je ne veux pas être séparer de toi.

Joël fit des yeux ronds. Alors Keisuke était vraiment sérieux en disant ça ?!

- Mais.. Kei, je.. Je ne peux pas…
- Si, tu peux. Je renverrais Yuichi dans la sienne et tu me rejoindras.
- Mais nos cellules sont côte à côté, c’est bon non ? Et puis, Yuichi m’aime déjà pas, alors s’il savait que toi et moi on…

Keisuke se rapprochait un peu plus de lui et l’entoura de ces bras, avant de dire une chose auquel il n’avait jamais, mais jamais pensé :

- Da Silva, de toute façon dès demain tout le monde saura pour nous, je ne compte pas me cacher, ça non alors.

Joël restait là à fixer le seul, complètement perdu. Il observa ensuite l’air de Keisuke… Sérieux. Il était totalement sérieux. Voyant l’air abasourdi de son nouvel amant, le japonais questionna :

- Quoi… ? Ne me dis pas que tu pensais qu’on allait se cacher ?!
- Bah.. Je t’avoue que si… Avec ces clans… Et ces racistes.. Je ne veux pas qu’on te fasse de mal parce que tu es avec un blanc…

Le japonais eut un rire ironique et le coupa directement :

- Plusieurs de mon clan ont des amants du clan des blancs, tu ne savais pas ? Je t’avais déjà dit que nous ne sommes pas racistes. Et certains blancs ne le sont pas non plus.

Takeshi s’interrompait un instant. Il reprit :

- Et d’ailleurs, je compte bien faire cesser ces futilités.

Joël admirait vraiment Keisuke. De bas en haut, bien au milieu, sexuellement et sa manière d’être, et de penser.

Le japonais avait totalement raison, ces stupides clans étaient dénués d’importance, quelque chose de complètement inutile.

- Alors je ne veux pas que tu m’ignores.
- Ca jamais… Mais pour cette nuit au moins, laisse moi aller dans ma cellule.
- « Ta » cellule ou celle du morveux ?
- Ne parle pas comme ça Kei… Bryan est quelqu’un de gent…
- Toi ne me parles pas de lui. Je ne veux rien savoir à son sujet !

Alors qu’ils marchaient vers la sortie, Keisuke ouvrit la porte et Joël le taquinait un peu :

- Tu ne serais pas jaloux ?
- A qui dis-tu ça, depuis qu’il est venu mon ventre est tiraillé ! Et quand j’ai appris que vous baisiez ensemble, je te jure que j’ai voulu que ce gars-là crève.

Joël prit un air inquiétant en repensant à la cause de la mort de Noah ;

- Kei, j’interdis à tes gars de faire du mal à Bryan !
- Mh…

Joël s’arrêtait, paniquant vraiment en voyant l’air de je m’enfoutisme que prenait le japonais.

- Kei je ne plaisante pas ! Je ne veux pas qu’il meure, il sort de prison dans trois semaines !
- Bonne raison, tu n’as pas tord.
- Kei, arrête de…
- Da Silva ! Tu crois toujours que c’est moi qui aie tué Noah, c’est ça ? Ce ne sont que des foutaises ! J’ai vraiment la tête d’un killer qui se venge car il est jaloux ?! Je suis peut-être quelqu’un d’une jalousie maladive, mais jamais je ne tue !

Ayant fini sa tirade emphatique, Takeshi s’était à présent remit à marcher. Il ne supportait pas ces fausses accusations, surtout quand elles venaient de Lui.

Joël le rattrapa très vite ; Il ne voulait absolument pas d’une dispute leur premier soir. Il sauta et s’accrochait au dos du japonais, qui ne fit aucune objection, car bien au contraire, il le soutenait en posant ses mains sur les fesses de Joël et d’ainsi le retenir.

- Excuses-moi Keisuke… Mais tu as tord, jamais je ne t’ai soupçonné.
- Très bien.

Il y eut un silence que Joël brisa :

- Si Yuichi te fait des avances, tu le repousses ?
- Si Bryan te fait des avances, tu le repousses ?

Joël riait et répondit :

- Evidemment…
- Evidemment aussi.

Joël resserrait son étreinte au cou du japonais, qui lui souriait discrètement.

- Da Silva, j’ai une mèche qui me dérange, retire-la.

Joël s’exécuta très vite, et reprenait sa place initiale ; Menton sur le crâne de l’asiatique.

Mais il repensa à un détail…

- Au fait Kei… Pendant qu’on..
- Faisait l’amour.
- Euh.. Oui, hé bien je t’ai posé une question mais tu ne m’as pas laissé finir en répondant « Oui » directement.. Tu ne savais même pas ce que j’allais te demander !
- Je ne pourrais rien te refuser, Da Silva.

Un magnifique sourire se dessinait alors sur les lèvres de l’heureux élu.

- Keiii la cellule n’est pas par là !
- Oui mais la mienne si. Tu dormiras avec moi.
- Kei, pitié, je ne veux pas d’ennuie…
- Tu n’en n’auras pas.
- S’il te plait… T’as dit que tu ne me refuserais rien ! …Juste ce soir, le temps que tout le monde s’habitue à nous et que.. Yuichi sache aussi… S’il te plaît.

Le japonais soupira et reposait Joël à terre.

- Juste cette nuit hein !

Joël mima un grand Oui des lèvres. Avant qu’il ne parte, Keisuke le retenait encore quelques minutes pour échanger des baisers, des caresses, des petits mots…
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: The hell of iron (YAOI)   Lun 18 Juin - 0:58

Chapitre XX



Joël avait eu droit à un agréable réveil… Dans les bras de Keisuke.

HEIN ?

Il se levait précipitamment et vit le visage endormit du japonais. Mais qu’est-ce qu’il foutait là ? Il faisait encore noir pour voir quoique ce soit, mais sa conscience lui disait de vite dégager.

Alors qu’il contournait le lit, il bouscula un autre corps…

Ce n’est quand même pas Y…

Non. C’était Bryan. Alors il était bien là où il devait être… Mais pas Takeshi. Joël eut un bête sourire en se disant que Keisuke a dû le rejoindre durant la nuit… Il était trop mignon, vraiment attentionné.

- Hey… Fit-il à Keisuke qui avait ouvert les yeux.
- Bonjour… Surpris ?

Joël étouffait un rire.

- Assez, oui, j’ai d’abord cru être entre toi et Yuichi !
- Je n’arrivais pas à dormir. Et j’ai été vexé de te trouver endormit !
- Baaah tu m’as épui…

Takeshi lui coupa la parole pour lui prendre sa bouche. Joël laissa échapper un gémissement surpris.

- Kei… Tu… Tu devrais t’en aller maintenant…

L’asiatique arqua un sourcil.

- T’as eu ton coup et tu ne veux déjà plus de moi ? Se moqua le japonais, qui savait que ce n’était pas du tout le cas.
- Mais non !! Je te ferais encore l’amour sur le champ ! Mais… Juste que y a Bryan… Il est sensible, je ne veux pas qu’il apprenne pour nous aussi.. Brusquement…
- Ok.

Keisuke se leva alors, ouvrit la grille après s’être rhabillé et quitta la cellule sans un mot, ni regard pour Joël. Celui-ci comprit que Keisuke lui faisait la gueule…

Mais il oublia ce détail en sentant Bryan le prendre par la taille.

- Salut Joël ! J’ai eu froid toute la nuit ! Pourquoi tu ne m’as pas pris dans tes bras ?!

Parce que j’étais dans les bras de Kei… Je suis désolé Bryan.

Joël ignora cette remarque et décida de jouer franc jeu, en étant direct… Même si ça blesserait Bryan. Il n’y pouvait rien.

- Bryan, je suis avec Keisuke.

Le plus jeune perdit son sourire et resta immobile un moment. Bryan avait les yeux emplis de larmes. Il se levait brusquement et fit les cent pas. Joël le regardait, inquiet de cette réaction inhabituelle.

- Je m’en vais bientôt ! Tu.. T’aurais pu… Faire… Semblant ! Au moins ça ! Je.. Je veux plus te voir… Joël…

Juste à ce moment, les lumières vives s’ouvrirent et les voix viriles des gardiens résonnèrent. Les barreaux des cellules s’ouvraient.

- Vas-t-en Joël…

Mais Joël ne bougea pas, il ne voulait pas de ça. Il aimait bien Bryan, lui faire du mal avait été la dernière chose à laquelle il aurait pensé.

- Non Bryan. Je t’en supplie, ne le prends pas comme ça ! Je te l’avais déjà dit au début de notre relation… Ce n’est que du sexe. Restons au moins ami, je t’apprécie vraiment !
- VAS-T-EN ! Cria Bryan, en larme.

Joël baissa la tête. Il sortait lentement, ne tentant plus rien.

Quand il avait rejoint sa cellule, Lei Fang était là. Et…

Et il lui souriait !!

Mais c’est le monde à l’envers !!

Joël crut entendre un « Ohayô ». Il rendit le sourire de l’ex-sumo et lui dit un bref « Bonjour ». Le sumo lui donna une tape « amicale » sur le dos, qui le renversait presque à terre ; Bénis soit le mur en face de lui !

Des cris retentirent de la cellule d’à côté… De la cellule de Keisuke et Yuichi. Tous les asiatiques formaient un demi-cercle à l’entrée de la cellule.

Joël comprit le « pourquoi » de cette dispute.. Il s’y rendit directement en courant. Les asiatiques le laissaient passer. Les ex-amants se battaient violement. Ils se crièrent dessus en japonais, Joël n’y comprenait rien, et d’ailleurs il ne voulait pas. Tout ce qu’il voulait était d’arrêter ce Yuichi qui venait de donner un coup à SON Kei !

Il sauta sur lui, le prenant par le col, il le colla au mur.

- LACHE-MOI SALE BLANC !! T’as piqué mon mec ! JE VAIS TE CREVER !!!
- Kei ne t’aime pas !
- Oh ! « Kei » ! Tu lui as déjà donné un surnom ?! Que c’est mignon ça ! Mais faut pas rêver ! Tu l’auras pas !!

Keisuke, qui s’essuyait le sang sur ses lèvres, avait reprit son calme. Il répondit à la place de Joël :

- Il m’a déjà.

A ces mots, Joël de tourna la tête, et sourit à Takeshi, qui lui tendait une main.

- Je suis désolé Yuichi.

Celui-ci eut un rire nerveux.

- Désolé ? Tu es désolé.. ?! Non mais t’es aveugle ou quoi ! C’est un blanc, merde !!
- Je sais, Yuichi. Je dois t’avouer que je m’en fiche. Tu es l’un des peux de racistes de mon clan. Le monde a vraiment évolué sans vous.

Takeshi se tournait et fit face aux asiatiques de son clan. Il parla d’abord en japonais. Puis traduisis à l’intention de Joël.

- Les gars, ceux qui veulent me suivrent viennent avec moi.

Keisuke prit la main de Joël, et sortait. Il ne se retournait pas pour voir si il était suivit par ces acolytes. Joël ne comprenait pas comment Keisuke faisait pour ne par être curieux. Il le fit alors pour lui ; Il tourna vivement la tête et remarqua que la majorité les suivait. Il eut un sourire et se collait encore plus à Keisuke.

Ils allèrent déjeuner.

- Euh… Keisuke, je… Je m’assoie où… ?
- Avec moi bien sûr.

Joël baissa un moment la tête, hésitant. La relevant, il lâchait la main du japonais, qui le regarda directement, surpris de ce geste ;

- Je… Je vais juste expliquer la situation à Dylan. Je reviens !
- Tu as intérêt ! Sourit l’asiatique.

Marchant d’un pas anxieux vers sa table, il vit Dylan en premier. Celui-ci lui faisait déjà signe de venir s’asseoir.

- Alors Jo’, t’as rien à me dire ?
- .. Bah oui !
- Mais c’est pas la peine ! Je le sais déjà.
- Oh ! Ca va alors… Ca te dérange pas hein ?
- … Nân j’ai Zoé, même s’il est loin de moi !!
- Euh… J’ai pas saisis là…
- Bah oui, je t’ai vu avec Takeshi qui sortait et venait des cellules, cette nuit !
- Oh, ça… Oui… Je… Je suis avec Keisuke…

Dylan recracha son morceau de pain.

- QUOI ? Tu veux que ton frère me tue ?!!

Joël ignora ce que venait de dire son ami et continua :

- J’ai fais l’amour avec Keisuke. Et j’ai ‘quitté’ Bryan.
- Putain, tout ce qui peut se passer en une nuit ! C’est grave !

Ils rirent.

- Dylan, j’étais venu te dire que.. Je mangeais avec Keisuke.
- …
- A sa table.
- …
- Yuichi a son clan à lui maintenant.
- …
- Dylan.. Dis quelque chose au moins.
- Hé bien… Sois heureux avec Keisuke. Ca ne va pas être facile… Bon appétit !

Joël était un peu surpris de cette réponse.

- Tu n’es pas fâché ?
- .. Non voyons. Je te veux juste heureux. Et je sais que… Keisuke peut t’apporter ça. Mais enfin. Allez vas-y, je vois qu’il t’attends, il arrête pas de regarder par là !

Alors que Joël sautillait en souriant jusqu’au japonais, celui-ci fixait toujours Dylan. Lewys en profita donc pour faire une grimace à l’asiatique, qui à son grand étonnement, ne put s’empêcher de rire !
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