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 Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]

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Inki Inochi
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MessageSujet: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:33

Chapitre I


Le réveil sonna à 07h00 pile. Il se levait, fatigué à l’idée de revoir les mêmes têtes que l’année précédente. Il s’habilla vite fait d’un jeans déchiré au niveau des genoux, de ses chaussures à carreaux noirs et blancs, ainsi que d’une chemise noire.

A la salle de bain, devant son miroir, il s’éclaboussa le visage d’eau fraîche. Il passait vivement quelques coups de peigne dans ses cheveux châtain clair mi-longs.

- Alex ! Viens déjeuner !

C’était sa mère, Catherine. Malgré ses 18 ans, il vivait toujours chez ses parents, contrairement à beaucoup de ces amis, et il s’y plaisait.

- J’arrive !

Sur ces mots, il descendit les escaliers à pas de course. Arrivé à la cuisine, il salua sa mère.

- Salut Moune.
- Pitié, ne m’appelle pas ainsi, ça fait vieux, et je n’ai que…
- … 38 ans.
- Exactement !... Bon, Alex, j’y vais bosser. Je ne crois pas que je serais là quand tu rentreras des cours, donc commandes-toi une pizza, ok ?
- Ouais. Bye, dit-il en mangeant un bol de corn flakes.


Quelques minutes plus tard, il regardait sa montre ; elle indiquait 07h43. Il avait encore largement le temps, les cours ne commençaient qu’à 08h30.

Cela dit, il décida de tout de même y allez. Il prit son sac et sorti de suite.

Marchant dans la rue, seul, il pensait. Encore une année… la dernière, il espérait. Alexandre avait redoublé une année avec son meilleur ami, et ils n’en étaient pas vraiment fiers.

Il s’arrêta devant le portail de l’école, elle était fermée. Elle ne s’ouvrait qu’à 08h00, et il était…

- 07h55. Génial, cinq minutes comme un con, devant les vieux portails d’une école.

Il senti un bras sur son épaule et se retourna, dans un léger sursaut. A la vue du visage de son meilleur ami, grand brun aux yeux verts, il sourit.

- Salut, Fabian.
- Yo ! J’habite juste en face, maintenant, comme ça j’suis sûre de plus être en retard.
- Ouais, parce que l’année passée c’était assez catastrophi…
- Abstient toi de tout commentaire, je suis pas d’humeur.
- Ah et pourquoi ça ?
- Rien d’important pour toi… Oh, qui voilà !

Alexandre se retourna et regarda dans la direction où Fabian regardait. C’était Sasha, une russe aux cheveux roux court, sa petite amie.

Elle s’approcha d’eux et leur fit un sourire des plus irrésistibles.

- Hey Fab’ ! dit elle en lui donnant la bise.
- Yo Sasha… Dis donc tu t’es poupounée aujourd’hui…

Elle embrassa Alex d’un chaste baiser et répondit d’un air enthousiaste :

- Voyons, Fabian, toi aussi tu t’es fait beau. Moi pour Alex, et toi pour Jeffrey !
- Ouais mais il sera pas là aujourd’hui, et ça m’enchante pas vraiment.

Alex se moqua un peu :

- C’est pour ça que t’es pas d’humeur ? Ria-t-il.
- … J’ne vois pas en quoi c’est marrant, espèce d’hétéro !
- Et fier de l’être !

Sasha soupira et tira par le bras ses deux amis vers la grille qui s’était ouverte.

- Allez les gars, on va en math, et arrêtez de causer pour ne rien dire !



En classe, c’était ennuyeux. Sasha était assise à l’avant, avec sa bande de copine. On épargnera leur sujet de conversation qui virait shopping aux garçons.

Fabian était au téléphone à parler avec Jeffrey, tout au fond de la classe.

Alexandre, lui, était occupé à regarder par la fenêtre, complètement ailleurs, sa musique aux oreilles.
La sonnerie retentit et tous prirent leurs sacs, sortant du local.

- Et pour demain, vous préparerez les fiches de calcule que je vous ai distribuez !

Il fait vraiment pitié ce prof… Personne ne l’écoute, et il continue à enseigner, malgré notre irrespect…

- Aleeex !

L’interpellé se retourna, tandis que Fabian reprenait son souffle.

- Putain, tu marches vite, mon gars !
- Au moins ch’uis un gars. Allez, qu’est-ce que tu veux ?
- Viens avec moi d’vant le portail, y a Jeffrey qui nous y attends, on sors pour manger.
- Je n’ai pas trop envie…
- Et tu vas faire quoi tout seul ? Allez, raconte pas de conneries, viens… Dit Fabian en le tirant par le bras.


Dans la grande cours, Fabian courait comme un dératé vers la grille, où se tenait debout son copain. Ils s’embrassèrent vivement et sans gêne, tandis qu’Alexandre les rejoignit.

- Salut, Jeffrey, dit Alex, en lui donnant la bise, le rituel des étudiants. On peut savoir pourquoi t’es pas venu ce matin ?
- Arf… Je n’en avais pas vraiment envie, tu sais… J’avais la flemme de sortir de mon lit douillet !
- Même l’idée que tu verras Fabian ne t’a pas motivé, tu vas me dire ?
- … Ex-a-cte-ment !

Le grand brun écarquilla les yeux :

- C’est vraiment vexant ce que tu dis là, bébé !
- Mais non, toute façon, on allait se voir ce soir…

Alexandre soupira et s’avança vers le snack le plus près :

- Bandes de vicieux.

Le couple ria et suivirent leur ami.


- Qui a de l’argent ? demanda Fabian tout souriant, une fois qu’ils eurent finit de manger.

Alex s’arrêta net de s’essuyer les lèvres.

- … Fabian… Tu déconnes, j’espère… !?
- Vraiment pas, non.
- Mais comment on va faire pour payer !?
- Chuuut, pas si fort !

Tout les trois se rapprochèrent l’un à l’autre, c’est Jeffrey qui satisfit la curiosité d’Alexandre, en murmurant :

- On va s’enfuir !
- … Vous êtes complètement dingue…
- T’as une autre solution, toi ?!
- Non, mais j’ai cru que comme vous m’invitiez, vous aviez de quoi payer !
- M’ouais… Bon… Quand le cuisinier va servir la bande de nanas là-bas, on s’en va directe, ok ?
- Et où ?
- Ne sois pas conne, Alex ! Allez…

Ils prirent leurs sacs, s’avancèrent vers le comptoir, en faisant croire qu’ils allaient payer. Comme prévu, l’unique cuisinier alla servir les jeunes filles. Pendant ce temps, les trois délinquants s’enfuirent, riant à pleins poumons.

Le vieux cuisinier n’essaya même pas de les rattraper, à son âge -58 ans-, il ne courait pas plus vite que trois jeunes en pleine santé. Il n’appela même pas la police, ceux-ci seraient déjà bien loin.


A la chaussée, ils s’arrêtèrent pour reprendre leur souffle.

- Il nous suit pas ! dit Fabian en regardant vers le snack, qui était bien loin maintenant.
- Putain, les gars… Le mec il était vieux en plus… C’est pas sympa de notre part…
- Mais merde, Alex, me dit pas que tu culpabilises ?!
- Nan, nan, c’est bon…
- Venez, on se casse !



L’école fut terminée vers 17h20. Jeffrey et Fabian rentrèrent ensemble. Alexandre, lui, raccompagna Sasha chez elle. Au seuil de la porte, ils s’embrassaient langoureusement.

- Je vais y aller… Annonça Alex.
- Oh, déjà ? Tu ne veux même pas monter ?
- Non… Je préfère rentrer. A demain.

Il s’éloignait, les mains dans les poches.

Dans son salon, il s’allongea sur le canapé, allumant la télé. Comme dit, sa mère n’était pas encore rentrée. Il alla à la cuisine et vit l’argent de la pizza qu’il devait commander… Il regrettait encore ce qu’ils avaient fait cet après midi. Sans rien regretter, il s’empoigna des billets, enfila ses chaussures et sorti. Il était 5h35, le snack fermait à 06h00… Il accélérait le pas. Vingt minutes plus tard, il était en face du fameux snack. Il regarda à travers la fenêtre et ne vit personne, juste le vieux cuisinier qui faisait ses comptes.

Hésitant, il entra. Son regard croisa le vieil homme.

- Ah… Te revoilà…

Se souvenait-il toujours de lui ? Oui… Comment oublier le visage de quelqu’un de lâche.

- Euh… Monsieur… Excusez-moi, ainsi que mes amis, pour cet après midi… En fait, on avait pas l’argent, et… On est parti… Tenez, j’apporte la somme exacte, dit-il en posant l’argent face à l’homme.

Celui-ci sourit.

- Brave petit… Toi, je te pardonne, mais pas eux. Tu es le seul à être venu, c’est courageux. Et de plus, tu payes pour eux.

Alexandre ne savait pas quoi dire. Il ne pensait pas du tout se faire pardonner aussi vite. Il ne put s’empêcher de sourire.

- Merci… Heu… Je vais y aller… Bonsoir, Monsieur… Dit-il en ouvrant la porte de sortie.



Rapidement, il rentra chez lui, la conscience tranquille. A peine avait-il fermé la porte de sa maison que le téléphone sonnait.

- Allô ?
- Yo !
- Oh, salut, Fabian… Pourquoi tu m’appelles ?
- Pour te demander si tu venais à l’anniversaire de ma sœur. C’est Jeff’ qui l’organise, se sera chez lui, et t’es évidement invité. Alors, tu viens ?
- Bah ouais ! C’est quand même ta sœur et j’la connais depuis qu’elle est gamine !
- Ha ouais… ? Alors dit moi c’est quel jour, son anniversaire…
- … Haha, très drôle… J’en sais rien…
- Tss… Bon ! C’est dans quatre jours, donc le 8 septembre 2007 ! Oublies pas ! Quoique… Je viendrais te chercher.
- Tu ne me fais pas confiance ou je rêve ?
- Vraiment, je ne te fais pas confiance, t’oublierais même d’aller chercher ta mère à l’aéroport. Soit, bye ! A demain.

Ils raccrochèrent en même temps.


Vers 20h00, Alexandre alla prendre une douche. Sous l’eau chaude, il pensait à ce qui le perturbait depuis plusieurs jours. Il y a deux semaines, et depuis ce jour-là, il faisait l’amour avec Sasha, mais il n’avait pas eu d’orgasme. Il avait alors fait semblant, pour ne pas décevoir sa copine.

C’était la première fois, et ça le perturbait vraiment. Il se demandait sans arrêt si il avait un problème...

Jusqu’à présent, Alex avait décidé de n’en parler à personne, même pas à son meilleur ami. Il avait l’impression de le trahir, alors qu’ils se disaient toujours tout, d’habitude.

Fabian était homosexuel, et sexuellement, il était comblé. Il sortait avec Jeffrey depuis deux ans sinon plus, et ne l’avait jamais trompé tellement il était satisfait…

Tromper… Peut-être que je devrais le faire avec une autre fille… Pour voir si c’est moi ou Sasha qui a un problème…

Alex se frappa la tête : Mais à quoi est-ce qu’il pensait ?! Il préméditait de tromper sa copine, il se sentait vraiment honteux.

Il ferma l’eau, s’essuya et regagna sa chambre à pas lent.

Alexandre s’assit devant son PC, et se connecta directement sur MSN. Il vit que la sœur de Fabian était connectée. Il cliqua sur le pseudo de celle-ci : il s’était décidé à parler de son problème.

- Ludwige, t’es là ? Je voudrais te parler d’un truc…
- Hey Alex ! Alors, qu’est-ce qu’il y a ?
- Eh bien… C’est assez gênant de parler d’ça sur MSN… On pourrait se voir ? Je suis libre demain après les cours.
- Oui, bien sûr ! Tu pourrais venir me chercher à mon lycée ? Je termine à la même heure que toi.
- Ok. A plus, alors, j’te laisse.
- Attends, attends !
- Ouais ?
- Dis moi, ton problème il est grave ?
- Heu… A vrai dire, pour moi, ça l’est. Et j’espère que tu pourras m’aider… Car c’est vraiment perturbant.
- Très bien… Bye.

Alex n’eut pas le temps d’écrire quoique se soit, elle s’était déconnectée. Il mit son statut sur « Occupé » et alla surfer sur internet. Au fur et à mesure qu’il visitait des sites, des pubs et nouvelles fenêtres s’affichaient sur son écran.

Puis, une pub coquine. Ce n’était pas la première fois, il cliqua donc sur une des vidéos proposées. Il choisit un porno hétérosexuel, comme à son habitude. Bizarrement, il s’en lassait vite, et ça ne lui fit rien.

C’est là qu’il commençait vraiment à paniquer. Peut-être qu’il ne savait plus avoir d’érection… ?

Il essaya de tout oublier et s’aperçut que sur se site, ils proposaient aussi des pornos gay.

Ca, par contre, se serait la première fois. Il n’y avait jamais songé avant. Il hésitait longtemps avant d’oser cliquer. Alexandre savait très bien comment ça se passait entre hommes, Fabian lui avait raconté ses premières fois.

Alex choisissait de regarder un porno gay asiatique. Tout ce qui touchait les asiatiques, il adorait, alors peut-être que les vidéos coquines aussi… ?

Finalement, il cliqua, téléchargea une vidéo au hasard, patienta et enfin, il appuyait sur « Play ». Malgré qu’il soit seul, il n’osait pas trop regarder, de peur que ça lui plaise.

Il se décoinça un peu et… Il ne lui a fallut que quelques petites minutes pour qu’il vienne à se caresser l’entrejambe, et pas la suite, plus loin… Il était à bout de souffle, surpris et agréablement bien. Il n’en revenait pas d’avoir autant bandé, c’était, pour lui, mille fois mieux que les pornos hétéros ou lesbiens.

Malgré sa fatigue, il en téléchargea plusieurs autres du même genre, et passa sa nuit à en visionner, captivé par les acteurs asiatiques du quels dégageaient un grand érotisme.


Son réveil sonna à 07h00 pile, comme d’habitude. Il fit le même rituel que chaque matin. Arrivé à la cuisine, il vit son père, qu’il n’avait pas vu depuis trois jours.

- Salut papa.
- Bonjour ! tiens mes tartines, tu peux les manger, je vais être en retard, à ce soir !

Le père d’Alexandre était déjà parti. Depuis son nouveau boulot, lui et sa mère ne le voyaient presque jamais. Il disait souvent des choses du genre « A ce soir », mais il ne venait jamais. Souvent, on ne le voyait que deux ou trois jours après son départ, parfois même une semaine. C’était un homme d’affaire, il fallait comprendre…

Alex était dans les rêves, et ne se rendit pas compte de la présence de sa mère, qui lui parlait.

- Aleeex ?!

L’interpellé secoua la tête.

- Oh… Oui... ? Désolé, j’pensais à un truc… Tiens, c’est les tartines de papa, j’ai pas faim, mange les… Bye.


Dernière édition par le Dim 3 Juin - 18:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:35

Chapitre II



Il marchait vers le lycée, complètement dans ses pensées… Surtout après son plaisir solitaire de la veille. Il avait toujours en tête les images parfaites de la pornographie et il devait avouer que rien que le fait d’y penser l’excitait énormément.

Encore une fois, il arrivait tôt. Il était huit heures moins dix… Une voix familière l’appelait.

- Salut Sasha.

La jeune rousse parut étonnée du ton presque mort de son copain.

- Mais alors, qu’est-ce que t’as ? T’es tout pâle !
- Non, c’est rien, j’ai juste pas dormi.
- Pourquoi ça ? C’est pas ton genre les nuits blanches, pourtant…
- Il y a une première fois à tout. Excuses-moi, mais je ne veux pas trop parler… Dit-il en s’asseyant par terre, adossé au mur.

Sasha fit pareil, et prit dans les siennes les mains d’Alexandre. Celui-ci fût soudainement dérangé par ce geste d’affection, qui avant lui plaisait énormément. Qu’est-ce que ça serait si elle l’embrassait…

- Je te trouve bien distant, Alex… T’as des problèmes ?

Alex ne répondait pas, il regardait droit devant lui, souhaitant qu’un miracle survienne pour éviter le sujet.

Finalement, il fut sauvé par le gardien de l’école qui ouvrait les grilles. Alexandre se leva d’un bond et fonça en direction de la 6 CS, sa classe actuelle, suivit de près par Sasha et les autres élèves des classes avoisinantes.

Assis à sa place, il regardait droit devant lui, un sourire aux lèvres.

C’est Sasha qui le ramena sur terre, en lui posant une question qui allait totalement jouer sur leur couple.

- Excuses-moi, Alex… Malgré que tu ne veuilles pas discuter, j’voulais te demander si après les cours tu pourrais venir chez moi ?

Alexandre soupira et ne se gênait pas pour montrer son ennuie.

- Ecoute, Sasha, si je voulais venir chez toi, je m’inviterais tout seul.

Sur ces mots, il se leva, prit ses affaires et quitta le cours d’histoire, qui n’intéressait personne, d’ailleurs.

La jeune espagnole, elle, était complètement perdue, clouée sur place et vexée. Elle se replaça sur sa chaise, évitant les regards d’autrui.

Putain mais qu’est-ce qui lui prend !

Alex avait besoin de respirer, il ne voulait absolument pas avoir Sasha sur ses pieds, ni les questions de Fabian sur le dos.

Dans la cours, il n’y avait que quelques élèves qui traînaient. Alexandre se dirigea vers le jardin du lycée, où il vit quatre élèves de sa classe.

André, Michel, Seiishi et Kevin.

Kevin était le souffre douleur des élèves 6ème, mais ce n’était pas le seul, encore heureux pour lui. Il était faible et ne se défendait jamais, il faisait pitié à regarder.

André, Michel et Seiishi étaient toujours ensemble et réputés pour raquetter les plus faibles, et surtout ceux qui les regardait de travers.

Ils avaient tous une petite amie, logique, ils étaient tous aussi beaux… Qui se ressemble s’assemblent.

André avait les cheveux court et brun, de petits yeux bleus. Un visage pâle, des lèvres pulpeuses… Malgré ses lèvres magnifiques, il ne souriait jamais, même en présence de ses deux amis, mais ceux-ci respectaient le choix d’André. Il change très souvent de copine, c’était son défaut de briser les cœurs.

Michel avait une grande taille, environ 1m75. Il avait un charme évident, ce qui expliquait les filles qui courraient derrière lui… Il avait les cheveux blonds, coupés carrés. Des piercings un peu partout sur le visage ; le nez, l’arcade, les lèvres, les oreilles et la langue. Il avait un look original. Toujours en couleur, il donnait l’impression d’avoir la joie de vivre.

Seiishi, le « leader » du groupe, est d’origine japonaise. Depuis qu’il est au lycée, tout le monde le craint, alors que physiquement, il ne faisait pas peur. Il s’habillait de façon à ne pas se faire remarquer. Contrairement à Michel, il n’avait aucun piercing, ça n’était pas son genre.

C’était plutôt son caractère froid et distant que les gens n’aimaient pas. Il était violent, vite vexé, et il influençait beaucoup. Il mesure 1m80, il est mince, les longs cheveux noirs toujours attachés… Et les ongles vernis, c’était sa particularité. Il les vernissait de différentes couleurs chaque semaine. Et aujourd’hui, il avait opté pour de l’argenter…

Alexandre regardait toujours Kevin se faire frapper. Il ne faisait rien pour l’aider, et il n’allait rien faire. Kevin devrait avoir l’habitude maintenant… Son regard croisa celui de Michel, qui rapporta de suite à Seiishi quelques mots.

Celui-ci arrêta net de s’en prendre à Kevin, qui parti aussitôt. La bande de trois se rapprochait d’Alex, qui ne pouvait plus partir, à présent.

- Qu’est-ce que tu mattes comme ça, blondinet ? dit Seiishi, le regard menaçant.

Alex ne répondait rien. Il était bouche bée, complètement hypnotisé par la vision qui s’offrait à lui.

- T’as décidé de ne pas répondre ?
- H… Heu, non… Désolé, mais… Je dois y aller…

Seiishi riait.

Ce rire… Craquant, irrésistible, même s’il n’est pas sincère, c’est un rire irrésistible…

- Je compte pas te laisser partir, dit Seiishi en rapprochant son visage de celui d’Alexandre.

Alex pensait qu’il n’y avait que quelques centimètres qui séparaient leurs lèvres, leurs bouches,…

Merde mais qu’est-ce qui me prend de penser à ça !!

Soudain mal à l’aise par ses pensées, Alex fit quelques pas en arrière.

- Pourquoi tu recules ? Je pue ? Dit-il sur un ton moqueur.

Alexandre arqua un sourcil pour cacher sa gêne.

- Non… Je recule, parce que… Je dois partir…

Michel s’incrusta à la conversation :

- Tu vas sécher les cours ? Pas bien !
- Et toi, tu sèches les cours pour raquetter, tu crois que c’est mieux ?

Alex faillit se ramasser un poing, mais à son étonnement, Seiishi empêcha Michel de le frapper.

- Laisse tomber, Michel. Il n’en vaut pas la peine, retournons en cours.

L’air de rien, ces mots blessèrent Alexandre…


Il était 12h10. Les cours reprenaient à 13h00, il avait décidé d’y aller. Pour l’instant, il était dans un bar, où il buvait tout ce qu’il pouvait pour oublier le visage angélique et le caractère diabolique de Seiishi.


Si Fabian était là, et qu’il savait tout ce qui se passait dans sa tête en ce moment, il n’en croirait pas un traître mot…

Si Alex lui disait qu’il se lassait de Sasha, Fabian ne le croirait pas. Personne, d’ailleurs, car pour tous, ils étaient le couple parfait, une fille et un garçon qui sont en couple depuis quatre ans.

Et ces quatre années allaient être gâché par de simples pulsions homosexuelles…

Le temps passait vite, et Alexandre jeta un coup d’œil à sa montre ; 12h47.

Il se levait, payait l’addition et s’en alla. Sur le chemin du lycée, il avait le regard qui divaguait complètement, l’esprit confus et brouillé.


En cours de sciences naturelles, Fabian vint s’asseoir aux côtés d’Alexandre.

- Heh, Alex… Ca ne va pas… ? T’as l’air perdu…
- Sympa à entendre. Non, je vais bien, c’est rien.
- « C’est rien. » Tu déconnes ou quoi ! C’est la première fois en quatre ans d’amour que t’envoies cher Sasha ! Tu ne sais pas comment elle est triste !

Je m’en contre fiche totalement…

Alex soupira et réagis face à l’inquiétude évidente de son ami :

- Dans un couple, il n’y a pas que les bons moments ! T’es homosexuel, tu peux pas savoir ce qu’est une fille, c’est pas du tout pareil ! Maintenant, retournes auprès de Jeff’, je pense qu’il t’attends…

Fabian ne savait que répondre, pourtant il ne voulait pas cloître la discussion.

- Alex, je t’en pris… J’ai mal quand t’es comme ça… Je n’ai pas la conscience tranquille !

Alexandre ne répondait pas, et s’était apparemment résigné à ne pas ouvrir la bouche. Fabian laissa tomber et reprit sa place, Jeffrey le bombardant de questions.


Après les cours, Alexandre se dirigeait vers le lycée de Ludwige. Elle l’attendait déjà, toujours aussi ponctuelle.

- Yo Alex !
- … Tu me fais penser à Fabian en parlant comme ça…

Ludwige riait, souvent pour des riens.

- C’est mon frère, je prends exemple.
- Prends exemple mais ne devient pas homosexuelle ! Riait-il.
- Et pourquoi ça ?
- Ca serait du gâchis pour nous les mecs hétéros…
- Oh, c’est mignon ce que tu dis là ! Mais on s’est donné un rendez-vous pour parler de toi, alors viens, on va aller dans un café tranquille.

Alexandre ne put rien dire qu’elle le tirait vers le bar le plus proche.

Au fond de la salle, dans un coin paisible, les deux amis se commandèrent des boissons. Attendant leurs commandes, ils entamèrent leur discussion, et c’est Ludwige qui ouvrit la bouche la première :

- Alors Alex, aboules !
- Euh… Ouais…

Tout d’un coup, il ne sentait mal.

- Je commence… T’es prête… ?
- Evidemment que je suis prête, ça ne doit pas être aussi grave !
- Je… J’ai des pulsions homosexuelles…
- Et alors ? Moi aussi. Et pourquoi ça t’inquiète tant ?
- Non mais toi ce n’est pas la même chose, tu n’as que 16 ans, et moi j’en ai 18. J’ai peur que cette envie de mec reste… Pour toujours… Le pire, je dois avouer, c’est que ça me plait… Enormément…

Il lui contait cette fameuse nuit blanche.

- Et depuis ce jour… Enfin, cette nuit… Je n’ai plus envie de Sasha… Je la nie complètement, j’évite qu’elle m’embrasse, qu’elle me touche…
- Bon… J’ai qu’un seul conseil à te donner.
- Dit toujours…
- Pour savoir si c’est un penchant passager ou pas, tu devrais embrasser un mec… Enfin, je dis ça, mais je n’en suis pas sûre, juste que Fabian l’a su dans ces conditions, il en a eu des frissons !
- Hm… Evites les détails s’il te plait… Riait-il. Et je devrais embrasser qui ?
- T’as un mec en vue ?

Au fond, leur conversation était assez étrange, mais ça lui plaisait. Malgré ça, il ne voulait pas avouer ou se faire à l’idée qu’il y avait effectivement un gars qui lui plaisait… Et pas qu’un peu.

Alexandre trouvait ça « honteux », même si il était à 100% tolérant.

- Euh… non… Personne…
- Bah alors mon frère fera l’affaire ! Je suis sûre qu’il sera d’accord.
- …
- Fais pas ton coincé, tu l’es absolument pas.
- Mais c’est mon meilleur ami…
- Raison de plus pour qu’il t’aide à trouver ton orientation sexuelle, dit-elle sérieusement, en buvant dans son café qu’un serveur avait récemment servit. Elle continua : Je suppose qu’il est au courant. Vous vous dites toujours tout…
- Nan, je lui ai encore rien dit, mais je compte passer chez lui ce soir…

Ludwige sourit.

- Très bien ! N’allez pas trop loin… Dit-elle d’une façon coquine, en déposant l’addition sur la table.

Elle se leva et parti, le laissant à sa réflexion. Il appela sa mère pour la prévenir que cette nuit, il restera chez Fabian.


Alex sonnait à la porte de son meilleur ami. C’est Jeffree qui vint ouvrir, vêtu que d’un boxer.

- Oh… Dit Alex, tout d’un coup gêné. Désolé… Je ne pensais pas que vous étiez en trai…
- Mais nan, entre ! Fit l’amant de Fabian.

Une fois au salon, Alexandre s’adressa directement à Fabian :

- J’ai un service à te demander…
- Je ferais ce que tu voudras, Alex, mais à condition de m’expliquer ton problème. C’est donnant donnant !

Alexandre s’assit sur un canapé, et le couple sur le deuxième.

- Ok.

Il racontait donc tout, sans oublier le moindre détail. Par malheur, Fabian posa la même question que sa sœur précédemment. Mais il décida d’être franc et directe :

- Ouais, j’ai effectivement quelqu’un « en vue »…

Le couple bondit de joie, Alex ne saurait dire pourquoi. Une question évidement échappait leurs lèvres :

- C’EST QUI ?!
- On s’en fou de savoir c’est qui ! Je dois embrasser un mec et voir si ça me plait, point barre !

Tandis qu’Alexandre interrogeait ses amis du regard, ses yeux croisèrent ceux de
Jeffrey, qui se mordait les lèvres de façon explicite…

- Jeff’, arrêtes !
- Pourquoi ? Ca te fait de l’effet ?
- Bah… Ouais… Avoua-t-il.

Fabian sourit. Puis, d’une voix mielleuse, demandait à son meilleur ami :
- Choisi lequel d’entre nous tu veux embrasser.
- Vous deux !

Comme Jeffrey et Fabian, Alexandre fût surpris de sa réponse.

- C’est qu’il est gourmand, l’hétéro ! Ria Jeffrey, qui changeait de canapé pour venir s’installer à côté d’Alexandre.

Tout deux s’étaient dangereusement rapprochés. Jeffrey posa une main sur la cuisse d’Alexandre, et l’autre agrippant sa nuque, afin de rapprocher leurs visages.

De chastes baisers précédaient la torride danse que leurs langues entamaient.

Sous le regard de Fabian, qui commençait à se caresser l’entrejambe, Jeffrey et Alexandre s’embrassaient à présent à pleine bouche, toute pudeur évanouie.

Alex trouvait ça plus qu’agréable et ne se rendait pas compte qu’il commençait à caresser le torse nu de son ami. Sa main baladeuse se dirigeait sans hésiter vers le boxer. Jeffrey ne faisant rien pour l’en empêcher, Alex y pénétra sa main et se mit à masturber l’érection évidente.

Ca lui faisait bizarre d’en toucher une autre que la sienne…

Jeffrey balança sa tête en arrière, Alexandre en profita donc pour lui sucer la peau du cou.

Fabian était à son comble, à la vue de deux mecs canons qui se tripotaient, il éjaculait. Sans se faire remarquer, il ôtait son pantalon et son haut.

Alexandre se sentait à l’étroit dans son jean, il fit alors signe à son meilleur ami de venir. Celui-ci ne se fit pas attendre et les rejoignit. Il s’assit aux côtés d’Alexandre, qui était entre les deux jeunes hommes.

Alexandre prit la main de son ami dans la sienne et la dirigeait lentement vers son sexe.

- S’il te plait, Fab’…

Jamais de sa vie il ne s’était imaginé demander à son ami de lui faire une fellation. Fabian, même excité, hésitait, alors que Jeffrey était consentant.

- Tu… Ne veux pas faire ça avec… Le mec qui t’attires ?

Alexandre riait.

- Je garderais ma « virginité anale »…

Alex se rendit soudainement compte de ce qu’il venait de dire. Le pire était qu’il le pensait du fond du cœur…



Ils s’étaient endormi tout les trois l’un sur l’autre. Le réveil sonnait, ce qui fit sursauter Alexandre, qui se demandait où il était.

Il regardait autour de lui ; Deux bras l’encerclaient par la taille. Il souriait à cette image.

Jeffrey se levait à sa suite.

- Alex ?

L’interpellé se retourna. Il était devenu rouge à l’idée de ce qu’il avait fait… Mais il n’en avait pas du tout honte, il devait juste s’y habituer.

- Alex… T’as l’air de regretter… Tu n’as pas aimé… ?

Alexandre ria à la mine de son ami.

- T’es trop conne, Jeff’… J’ai jamais autant jouit de ma V-I-E, j’te jure… Je… J’ai même envie de recommencer, tellement j’ai aimé !

L’amant de Fabian arqua un sourcil.

- Bon, aucun doute, t’es homosexuel !

A cette phrase, Alexandre souriait. Il ne saurait dire pourquoi, mais à cet instant précis, il était heureux, comme si on venait de lui annoncer les quatre vérités du monde.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:40

Chapitre III - PART I


Catherine, la mère d’Alexandre, se levait de bonne humeur. Elle se réveillait dans un lit vide, son mari n’étant une fois de plus pas là… Mais elle avait l’habitude, à présent.

Elle se dirigeait vers la cuisine, mangeait son petit déjeuné habituel, seule dans cette grande maison.

Peu de temps après, elle mit sa veste, ses chaussures, et prit son sac, prête à s’en aller. Mais alors qu’elle passait le seuil de la porte, elle vit que le facteur était déjà passé. Elle s’empara donc des lettres et les lues l’une après l’autre.

Une enveloppe en particulier l’intéressa. C’était la facture d’Internet. Ils avaient deux ordinateurs, un pour elle, l’autre pour son jeune fils. Ils faisaient moitié moitié.

Elle ouvrit l’enveloppe, et faillit tomber par terre en voyant la somme. Alexandre avait téléchargé énormément de chose en… Une seule nuit, constatait sa mère. Malgré son travail, elle était curieuse. Elle courrait donc jusqu’à son ordinateur, et tapait l’adresse URL du site d’où provenait les téléchargements.

Catherine ne fut pas surprise en voyant des vidéos pornos. Ce qui l’a surprise, c’est la deuxième adresse d’où provenait la totalité des téléchargements…

Elle ria en lisant « Vidéos Pornos Gays » en grand, à l’accueil du site.

Son fils avait donc des fantasmes homosexuels ? C’était nouveau, mais pas étonnant.

Elle parlerait de cette facture à Alex plus tard, de toute manière, c’est lui qui payera les frais…


Les trois amis marchaient vers le lycée, dans un silence totalement pesant.

- Euh… Les gars… ? Dit Fabian, d’une faible voix.
- Mh ?
- C’est quoi ce silence morbide ?
- Bah… Après nos ébats d’la veille, on est crevé ! Plaisantait Jeffrey.

Ils étaient arrivés devant le lycée. Encore et toujours trop tôt. Alexandre, qui n’avait encore rien dit, s’assit en s’adossant au mur, l’esprit complètement ailleurs.

Sasha les rejoignit.

- Salut les gars !

Fabian et Jeffrey se retournaient et la saluaient également. Alexandre, lui n’avait pas bougé d’un poil. Sasha s’avança timidement. Elle s’accroupit et répétait ses dires.

- Salut Alex…

L’interpellé levait juste les yeux.

Un simple « Mh » fut sa seule réponse. Il détournait vivement le regard. Les deux amoureux connaissaient maintenant le pourquoi du comportement d’Alexandre. Ils jugèrent bons d’intervenir.

- Alors Sasha ! T’as fait quoi hier … ? Demandait bêtement Fabian.

A cette stupide question, Jeffrey lui donna un coup de coude.

- Ce que j’ai fait hier soir ? Répéta Sasha, sur le point de pleurer. Hier soir j’attendais l’homme que j’aimais devant ma porte, comme une tarée ! J’avais un petit espoir de le voir venir du coin de la rue ! Mais non, rien ne se fit, j’étais complètement paumée ! J’ai l’impression qu’il se fout totalement de moi !

Alexandre laissa échapper un rire nerveux, tous les regards viraient sur lui. Il se mit debout, mit son sac sur son dos et rajouta inlassablement ;

- Et ce n’est pas qu’une impression, Sasha !

Celle-ci resta bouche bée mais n’en dit pas plus, elle s’enfuit en courant.

Alexandre haussait les épaules et s’adressait à ses amis :

- Bon, on rentre ? Les grilles sont ouvertes !

Jeffrey et Fabian étaient tout aussi surpris l’un que l’autre. Fabian se mit en colère.

- Alexandre !

Celui-ci s’arrêta de marcher et se retournait.

- Oui ?
- Tu… T’exagères ! C’est pas parce que tu viens d’apprendre que t’es homosexuel que tu dois la traiter comme ça ! Sasha n’est pas une merde !
- Alors va la réconforter. Moi, j’m’en tape.

Alex se remit à marcher, et sans se retourner, il rajouta d’un air moqueur :

- Tu parles vraiment comme une fille, parfois !



En classe, le professeur faisait les présences. Sasha n’était toujours pas revenue, le professeur interrogeait donc Alexandre sur cette absence, croyait qu’ils étaient encore ensemble :

- Alexandre, saurais-tu pourquoi Sasha n’est pas là ?

Alex racla la gorge et devint rouge de colère. Il levait un regard mauvais vers le professeur d’anglais. Celui-ci attendait toujours une réponse.

- Youhouuu, Alex, y a le prof’ qui te cause ! Taquina Seiishi.
- Il doit être en train de s’imaginer le prof à poil, rajouta Michel, qui reçu une frappe à la tête de la part d’André.
- Parles pas pour rien dire, toi !

Le professeur soupirait.

- Bon, elle a sûrement une bonne raison de ne pas être là…


Sur ce, il reprit les présences, et le cours pouvait commencer. En d’autres termes :

Jeffrey et Fabian se roulaient des pelles, Les filles étaient en bande dans chaque coin de la classe, et les garçons emmerdaient Kevin. Sauf Seiishi. Celui-ci venait auprès d’Alexandre et s’installait à ses côtés.

- Alex ? T’as décidé de te rebeller que tu ne réponds plus à personne ? Riait-il.
- C’n’est pas ton genre de faire de la lèche, Seiishi, va plutôt emmerder Kevin. « Il en vaut peut-être la peine, lui. »

Seiishi se demandait pourquoi Alexandre avait dit ça. Puis un sourire s’affichait sur son visage.

- Ah, d’accord… T’as pris au sérieux ce que je t’ai dit l’autre jour, c’est ça ?

Alex rougit à ses mots. C’est vrai, les mots qu’avait dit Seiishi hier l’avaient blessé. Mais il le cachait, et gardait son sang froid, malgré que le visage du japonais ne se tienne qu’à quelques centimètres du sien.

- Non… Ca ne m’a rien fait.
- Bah j’espère bien, t’es pas une lopette quand même !

Il ne répondait rien à cette remarque.

- Dit moi… On pourrait passer l’après-midi ensemble ?

Alexandre ne cacha pas son étonnement.

- Heiiin ? Mais… P… Pourquoi ça ? T’as tes amis, et moi les miens…
- Je doute, vois-tu. Je t’ai vu ce matin avec Fabian. Vous vous légèrement disputer. Et puis, rien ne nous empêche de devenir ami.

Alexandre ria nerveusement ; Mais à quoi Seiishi jouait-il ? Ce n’était pas son genre de « gratter l’amitié ». Malgré tout, Alexandre prit les dessus :

- Non, je n’ai pas trop envie, je préférerais rester seul…

Seiishi eut une mine déçue.

- Merde, c’est dommage… Bon, tant pis, c’est comme tu veux. Bye.

Sur ce, il rejoignit sa place.


Les cours se terminaient, tous les élèves sortaient de la classe. Alexandre longeait le couloir, descendait les escaliers nécessaires et rentrait chez lui. C’était enfin le week-end. Il avait prévu de s’emmerder et rester clouer chez lui, dans sa chambre.

Bien vite, les deux jours passaient. Alexandre n’avait plus eu de contacte avec Fabian, ce qui ne l’enchantait pas vraiment. Il n’osait en fait pas l’appeler. Et c’est lui qui traitait Fabian de « Fille »… Il avait honte.

Une fois de plus, il arrivait tôt à l’école. Les grilles s’ouvrirent et c’était le même rituel : Cours, pause, cours, midi et cours. Durant la journée, il s’était bagarré avec un type d’une classe voisine. Il avait reçu une heure de colle.

Il s’avançait vers la classe de retenue, toquait une fois et entrait.

Il ne vit pas de professeur au bureau. Par contre, il y avait quelques élèves. Dont Seiishi…

Misère !

- Oh, Alex ? Qu’est-ce que tu fous là ?
- J’te retourne la même question, dit Alexandre en s’asseyant à côté du japonais.
- Qui t’as dit que tu pouvais t’asseoir ?

Alex soupira et s’apprêta à changer de place, mais la main de Seiishi l’empêcha de faire quoi que ce soit.

- Je rigolais, ducon !
- M’ouais… répondit Alex en se rasseyant.

Seiishi tua le silence pesant qui s’installait :

- Alors, t’as fait quoi pour te taper une colle ?
- J’me suis battu.
- Pff…
- Et toi ?
- Idem.
- Logique…
- Pourquoi tu dis ça ?
- Non, rien.

Un nouveau silence. Le professeur qui devait les surveiller entra dans la pièce sans rien dire et s’assit à son bureau, sortant son journal de sa mallette.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:41

Chapitre III - PART II


Une heure passa sans que rien ne se passe. Enfin… Sauf pour Alex. Il sentait l’odeur du parfum de Seiishi, il le regardait écrire, il avait de si beau doigt… Ces cheveux noirs, ce cou attirant, ses lèvres humidifiées par le passage de sa langue…

Alexandre n’en pouvait plus.

Seiishi était trop canon ! Sans s’en rendre compte, Alex posa une question d’un air indifférent :

- Seiishi, t’es avec une nana en ce moment ?
- … Pourquoi je devrais répondre à cette question ?
- Parce que je te la pose…
- Non, je suis célibataire. Je l’ai toujours été, faut dire, jamais je n’ai été amoureux. Ca me dit rien.

Ca commence bien…

- Messieurs, vous voulez peut-être une heure de colle de plus ? Taisez-vous donc ! S’énerva le professeur.

La sonnerie retentit et tous les élèves sortaient. Dehors, Seiishi et Alex étaient ensemble.

- Alex ? Pourquoi tu vas par ce chemin ?
- … Parce que j’habite par là, soupira-t-il.
- Mais… T’es pas censé aller à l’anniversaire de la sœur de Fabian ?

Eh merde… J’ai complètement oublié !

- Tu veux peut-être m’accompagner à la fête ?
- Non, je ne suis pas un ami à sa sœur, et je suis plutôt mal vu.
- Je t’en pris !

L’asiatique fit une drôle de tête.

- Qu’est-ce que tu viens de dire ?

Alexandre était rouge de honte.

- Hm… J’aimerais bien que tu viennes, voilà tout… J’apprends juste à te connaître, et t’as pas l’air si… « Méchant ».
- Ah parce que tu veux me connaître ? Moi j’me mérite.

Alexandre riait. Il commençait à marcher vers l’appartement de Jeffrey, là où la fête s’était organisée.

- Tu te vantes trop.
- Et y a de quoi, se défendit Seiishi.



Alexandre sonnait à la porte de Jeffrey. C’est Ludwige qui vint ouvrir la porte.

- Yo Alex ! Fit elle en le prenant dans ces bras. J’ai vraiment cru que tu n’allais pas venir !
- Quelqu’un me l’a rappelé, on va dire… Hm au fait, je te présente Seiishi, il est dans ma classe.
- Salut !, dit-elle enjouée. Mais je vous en pris, entrez !

Ce qu’ils firent. Il y avait énormément de monde, pour l’anniversaire de la simple personne qu’est Ludwige.

Assis à boire un verre avec une fille du lycée, Alex voyait Sasha de loin, et il se sentait observé. D’un pas rapide, il s’en alla vers le balcon, sorti une cigarette et s’assit.

Il faisait déjà nuit.

Alexandre entendit un cliquetis derrière lui, puis quelqu’un entrer. Il se doutait très bien de qui cela pouvait être.

D’une voix lasse et ennuyante, il dit à l’arrivante :

- Vas-t-en, Sasha, je n’ai pas envie de causer…

Croyant qu’elle partirait, Alexandre ferme les yeux, tirant sur sa clope.

Deux mains se posaient sur son visage. Les doigts étaient trop longs et fin pour que se soit Sasha…

- C’est qui ? Demandait-il bêtement.
- LE BEAU MEC DU LYCEE ! Hurla Seiishi, en tirant ses mains.
- …
- Qu’est-ce que tu fous ici tout seul ? demandait le japonais.
- Je réfléchissais.

Seiishi s’installa à ses côtés.

- A quoi ?
- En quoi ça te regarde…

L’asiatique soupira mais ne répondit rien. Il piqua la cigarette d’Alexandre et l’écrasa. Alex s’énerva.

- Mec, tu fous quoi !?

Seiishi se contentait de regarder droit dans les yeux d’Alexandre, qui semblait intimidé.

- A chaque fois que t’en fume une, ça bouffe 7 minutes de ta vie.

Alex était étonné que le gars le plus craint de tous s’inquiète pour lui. A moins que Seiishi se foutait de lui. Si tel est le cas, il s’y prenait vraiment bien !

Pour cacher sa gêne, Alexandre riait bêtement. Valait mieux se faire passer pour un con que de se montrer rouge devant une idiotie pareille.

Y a que les filles qui rougissent !! Pensait Alexandre.

- Et depuis quand je t’inquiète ?
- Ce n’est pas que tu m’inquiètes, juste que la fumée me dérange.

C’est ce que je me disais…

Seiishi regardait en direction du ciel.

Dieu qu’il est beau comme ça !

- Mates ça ! Une étoile filante ! Vas-y, fais un vœu ! Demandait Seiishi tout sourire.

Alexandre souriait aussi. En dehors de l’école, Seiishi n’était pas pareil.

Il fit un vœu. Il n’aurait jamais cru demander ça..

- Alors c’était quoi ton vœu ?

Alex se sentait mal à l’aise.

- D’abord toi…
- J’ai souhaité que quelque chose qui changerait toute ma vie arrive… Ce soir.
- Quelque chose de quel genre ?
- Eh bien… Du genre…

Seiishi regardait Alexandre. Celui-ci rougit.

- T’as chaud ? Demandait Seiishi. Pourtant il fait frais…

Pitié arrêtes de parler comme ça, je CREVE de chaud !

Comme si il avait lu dans les pensées d’Alexandre, le japonais changea de discussion.

- Soit ! Alors, toi t’as demandé quoi ?

Goûter tes lèvres, ton corps…

- Pareil que toi.

Seiishi riait un bon coup, il était plié en quatre, comme on dit.

- T’es sééérieuuux ? pouffait-il.
- Bah ouais…
- Quelle coïncidence !
- M’ouais…
- Qu’est-ce qu’on pourrait faire et qui changerait toute notre vie ? Demandait Seiishi en reprenant son sérieux.

Perdre notre virginité anale ? Riait Alexandre intérieurement.

- A qui tu poses cette question ! J’en sais rien…

Seiishi fit part de son idée :

- Hum… Devenir ami ?

Et pourquoi pas plus, bel homme ?

- Ouais… Hm, Seiishi… Euh… T’es... Tu n’es pas pareil qu’au lycée…
- Au lycée, c’est juste un personnage. Je veux qu’on me prenne pour un dur et qu’on me craigne. Sinon… Je ne suis pas froid de nature…

Alex fût étonné que Seiishi se confie à lui. De plus, il ne savait pas quoi répondre. Peut-être que dans ces moments-là, il ne fallait rien dire…

- Et toi, je t’aime bien, Dit Seiishi. T’es différent… Dans le sens où… Tu n’es pas un lèche cul. Et puis, t’es pas comme ces nanas qui te courent après !

Si tu savais !

Jeffrey toquait à la vitre du balcon. Les deux nouveaux amis se retournaient, Jeff’ leur faisait signe de rejoindre les autres, Ludwige allait souffler les bougies.


Au salon, tous étaient réunis autour de la table. Alexandre remarquait que Seiishi restait à l’écart. Il s’approchait de lui :

- Tu ne viens pas ? Demandait Alex.
- Nân…
- Ok.

Alexandre prit place à côté de Seiishi.

- Tu… Ne.. Les rejoins pas… ?
- Non, moi non plus je n’ai pas trop envie de montrer que je suis là.

Le japonais hocha la tête.


Les heures passaient.

Jeffrey et Fabian étaient complètement saoules et se tripotaient sans relâche.

- C’n’est pas qu’ils sont en manque ceux-là ! Riait Seiishi.
- Arf, j’ai l’habitude de les voir se bichonner…
- Qu’est-ce que c’est tentant…

Alexandre écarquillait les yeux.

- P… Pardon… ?!
- Ouais… C’est excitant ! Tu trouves pas ?
- Hm… Très, oui…
- T’as… Déjà embrasser un mec ? Demanda innocemment Seiishi.

Alexandre rougit à ce qu’il avait fait avec Fabian et Jeffrey.

- Ouais…
- Tu déconnes ? Riait Seiishi. J’aurais juré que non !
- Ah bon, pourquoi ?
- T’as l’air coincé. Enfin, aux premiers regards.

Bah merci hein ça fait toujours plaisir ! Pensait Alexandre.

- Alors, c’est comment ?
- Bah… en tous cas, c’est pas comme avec une nana ! Je sais pas te l’expliquer, c’est t’aimes ou t’aimes pas. Faut vraiment le ressentir…
- Et t’as aimé ?
- Euh… Oui…
- Et… tu veux bien.. ?

Alexandre n’en croyait pas ses oreilles, son souhait allait se réaliser !

- Oui… Mais si t’aimes pas j’y peux rien hein !
- T’inquiètes pas, Sourit Seiishi. Viens, on va aller ailleurs.

Tandis qu’ils changeaient de pièce, Sasha les regardait partir. Elle se levait discrètement et les suivit. Avant que la porte d’une quelconque chambre où Seiishi et Alexandre étaient entrés ne se referme, Sasha y mit son pied afin d’avoir une petite ouverture.



Dans l’ombre d’un coin, Seiishi se tenait debout, dos au mur, face à Alexandre. Celui-ci passait ses doigts sur la peau pâle de son ami et se rapprochait du visage de Seiishi.

Le japonais avait les yeux fermés et paraissait impatient. De ce fait, il plaqua Alexandre au mur, sans que celui-ci ne s’y attende. Il l’embrassait d’abord timidement, puis ça devenait un baiser beaucoup plus intime.

Des caresses, plus profondes les unes que les autres, qui n’étaient pas prévues apparaissaient petit à petit.


Sasha, elle, regardait la scène. Jamais elle n’aurait pensé que Lui, Alexandre, était gay. Et depuis quand ? Elle commençait à pleurer, chose qui lui arrivait souvent ces temps-ci.

L’aurait-il quitté pour les hommes ?

Après quatre ans…

Elle voulait intervenir, avant qu’il n’aille plus loin… Elle n’en avait malheureusement pas le courage. Ou plutôt, elle n’osait pas.

Ils me dégoûtent. Jeffrey et Fabian aussi me dégoûtent ! Les HOMOS me dégoûtent !

A cette pensée, elle s’enfuit. Sasha n’était pas aussi tolérante et ouverte qu’elle le pensait…


Seiishi sursautait.

- T’as aussi entendu ? Demandait-il inquiet.

Alex fit signe que oui.

Il se détachait de l’étreinte de Seiishi, où il se sentait merveilleusement bien, pour aller ouvrir la porte.

- La porte était ouverte… Dit-il.

Il regardait le couloir. Personne.

- Mais y a personne dans le couloir.
- MERDE !
- Qu’est-ce qu’il y a ? T’as pas aimé ? Tu regrettes ? Criait presque Alexandre.
- Non rien de tout ça ! Oui j’ai aimé ! Mais je ne veux pas que mon statut de sale mec change ! Je ne veux pas qu’on me traite de lopette !

Seiishi paraissait vraiment mal. Mais Alexandre ne pouvait rien faire… Si ça se savait par tout le lycée, Seiishi lui en voudrait.

Alex sentit une main sur son épaule.

- Alex… Merci. C’était… Agréable ! Mais là je pense que je vais y aller. A demain…

Alexandre le regardait partir, sans rien dire. Il crevait d’envie de le retenir…
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:44

Chapitre IV



Le lendemain au lycée. Durant le cours d’Anglais, Alexandre lançait des coups d’œil à Seiishi. Celui-ci l’ignorait complètement. Il faisait semblait d’écouter le cours, chose qu’il ne faisait jamais, se forçant à ne pas regarder Alex.

Sasha était avec ses amies. Elle semblait totalement ailleurs. Fabian s’avançait vers elle.

- Yo Sasha ! Ludwige voudrait te remercier d’être venue ! Mais… Pourquoi t’es partie si vite ?

La rousse le regardait d’un air mauvais.

- Je peux savoir pourquoi tu me causes, sale pd ?!

Fabian ne comprenait pas.

Le professeur, qui ne faisait pas attention, continuait son cours…

- Qu’est-ce qui te prends !? Demandait-il, au bord de la crise.

Sasha se leva, plaqua ses mains sur le bureau et le regardait droit dans les yeux.

- Dégages !

Alexandre, qui avait assisté à ça, ne comprenait pas non plus. Sasha avait toujours accepté la différence de Fabian et Jeffrey, pourquoi cela changerait-il… ?


Pendant les 20 minutes d’air que l’horaire du lycée leur offrait, Alexandre s’était décidé à aller parler à Fabian. Depuis qu’ils s’étaient disputés à propos de Sasha, ils ne s’étaient plus reparler…

Dans le jardin de la cours, le couple était assis sur un banc.

- Fabian ?

Les deux jeunes hommes se retournèrent.

- Pff... Qu’est-ce que tu veux, je croyais qu’on était quitte…
- Fais pas le gamin, j’étais énervé ce jour là et je veux m’excuser ! Je n’aime pas... Etre séparé de toi, on est meilleur ami depuis l’enfance, je ne supporte pas… Ni de toi, Dit Alex en regardant Jeffrey.

Fabian sourit. Il descendit du banc et vint serrer Alexandre à ces bras.

- Ton p’tit cul m’a manqué aussi, en effet !


Le japonais et ses deux amis étaient en compagnies de trois filles. Seiishi était là plus physiquement que mentalement…

- Bon, dit Seiishi en se levant, je reviens…
- Mais tu vas où ?! Demandait l’adolescente qui était quelques secondes plutôt sur ses genoux.

Seiishi ne répondait rien, il n’avait pas à donner de raison. Il marchait vers la grande cours et cherchait des yeux celui qui pouvait lui donner son envie soudaine du moment.

Il essayait la bibliothèque, les toilettes, les classes, les couloirs, le terrain de basket… Pour arriver au jardin. Il le voyait, là, riant avec ces deux amis.

Le japonais ne voulait pas trop que tout le monde le voit avec Alexandre, ni qu’ils sachent qu’ils étaient amis. Une idée soudaine lui vint et il portait deux doigts à ses lèvres, souffla et émit le son d’un sifflement.

De suite, Les trois jeunes amis se retournèrent. Quand son regard croisait celui d’Alexandre, il s’en alla vers le bâtiment le plus proche, sans même se retourner.

- Qu’est-ce qu’il veut celui-là ? S’exclamait Fabian.
- Euh… Hm, j’en sais rien, j’vais le suivre. A plus tard les filles !

Alex suivait les pas de Seiishi, gardant une distance raisonnable. L’asiatique entrait dans l’immeuble des 4ème, à la recherche d’une classe ou d’un couloir vide.

Marchant d’un air décidé droit devant lui, il aperçut un coin sombre, dans lequel il se faufila.

Quant à Alexandre, il cherchait des mains l’interrupteur du couloir ; les arbres en face des fenêtre empêchaient toutes lumières de pénétrer.

Il abandonna et se résignait à marcher dans le noir… Quand une main l’attrapa, l’attirant dans un coin obscur.

- Seiishi, mais qu’est-ce que tu fich…

Il fut coupé en plein milieu de sa phrase, Seiishi prenant possession de ses lèvres.
Plaqué au mur, bras levés et mains fermement tenues par le japonais, Alexandre avait fermé les yeux.

- Seiishi..
- Chuuut… Ne parle pas… J’attendais cette putain de récré depuis le début des cours…

Alexandre semblait –agréablement- surpris.

- Heiin ?
- Fais pas celui qui n’a pas compris ! J’avais une envie folle de t’embrasser !
- Ouais mais euh… on était obligé de venir là pour… Ca ?

Seiishi semblait s’énerver.

- Ouais ! Je… J’ne veux pas que ça se sache...
- Mh… oui, oui je comprends…

Le japonais fit l’un de ces plus beau sourire avant de reprendre possession des lèvres d’Alexandre. Sa main se baladait sous le haut de celui-ci, caressant la douce peau, insistant sur les bouts de chairs roses, qui durcirent par la même occasion...

Tous les deux sursautèrent quand la sonnerie des reprises des cours retentit. Seiishi jura et faisait royalement la gueule. Retirant sa main baladeuse du t-shirt, il mit l’autre main sur la joue d’Alexandre et demandait :

- Files moi ton numéro !

Alexandre sourit et ne se fit pas prier plus longtemps. Ils s’échangèrent tous les deux leur n° de portable et sortirent du bâtiment pour regagner leur classe.

En cours de physique, son portable vibrait dans la poche de son jean. Se demandant qui pouvait l’emmerder pendant son sommeil, Alexandre prit son portable, ouvrit le clapet et lu «Vous avez un nouveau message ». L’expéditeur était Seiishi.

Alexandre se retournait discrètement et croisait le regard pénétrant du japonais. Seiishi passait sa langue lentement sur ses lèvres…

Putain mais qu’est-ce qu’il fout à m’allumer en plein cours…

Alexandre cliqua sur «Lire le message » …

« J’arrive pas à me concentrer en voyant ton cul si tentant… »


Alex lâcha un rire nerveux et décida d’y répondre :

« T’as jamais été concentré à aucun des cours ! »


Que quelques secondes passaient que son portable vibrait à nouveau.

« Me contredis pas et gâche pas mon plaisir !... Tu sais ce que je te ferais en ce moment ? »


« Non, qu’est-ce que tu me ferais… »


Alexandre entendit derrière lui un léger soupire qu’émit Seiishi en répondant au message.

« Je la goûterais »


Alexandre sentait qu’il bouillonnait…

« Va te faire foutre Seiishi ! >_< Ca va pas de m’allumer en plein cours ?! XD »


Cette fois-ci, Alex entendait Seiishi qui riait carrément, mais encore heureux, discrètement…

« Comme si le fait que je te fasses cocu te déranges… Tu bandes ? »


Alexandre n’en revenait pas. Seiishi était si directe, ça le perturbait un peu.

« ARRETES ! J’en peux plus ! Si tu continues à m’allumer,
je répondrais plus à tes mess’ >______< »


« Mais au moins tu les liras »


Alex voulait se retourner et violer des yeux l’objet de ses désires, mais il était tout à coup gêné, il avait l’impression que tout le monde savait. Il glissait ses yeux de droite à gauche, histoire de vérifier, pour avoir la conscience tranquille.

Du coup, ses yeux croisèrent ceux de Sasha. Celle-ci le regardait sans le lâcher. Voulait-elle l’intimider ? En tout cas c’était réussi… Alexandre abandonna et porta son attention sur le professeur, sans vraiment l’écouter.

Seiishi n’avait plus envoyé de message.

Le cours se terminait ainsi, les heures passaient, et l’après midi arrivait…


Seiishi s’apprêtait à sortir du lycée. Une main le retenait. Il était sûr de savoir qui c’était.

- Aleeex, j’t’ai dit pas en présence de…

Il se tut en voyant le visage de Sasha, un sourire qui n’indiquait rien de bon aux lèvres.

- Alors Seiishi. Dit-elle en tournant autour de lui.
- Qu’est-ce que tu veux ?!
- QUE TU LACHES MON MEC ! Criait Sasha, hors d’elle. Elle continuait pour le moins calmement : Tu crois que je ne vois pas vos sourires complices, en cours ? Tu crois que je ne remarque pas vos petits texto que vous vous envoyez ?! ARRETEZ DE VOUS VOUS FOUTRE DE MOI ! Et le jour de l’anniversaire de Ludwige, tu crois que je ne vous ai pas vu ?! Et aujourd’hui, je vous ai vu sortir du bâtiment EN-SEM-BLE ! T’as intérêt à le lâcher ! Sinon c’est ta vie qui va pourrir ! Je n’hésiterais pas à le dire à tout le monde !

L’asiatique était bouche bée, mais surtout mal à l’aise. Seiishi était effrayé, il devait se l’avouer, mais il ne le montrait pas pour autant.

- Tu te trompes Sasha, je ne vois pas de quoi tu causes.

Celle-ci devint rouge de colère. Elle faillit le plaquer au mur, mais se fut l’effet inverse.

- Ecoutes moi bien, sale gamine, j’ne veux pas avoir d’emmerde avec toi, alors ne salis pas ma réputation et HORS DE MA VUE !

La rousse riait à s’en décrocher la mâchoire. Un rire moqueur et provocateur.

- T’es con, Seiishi. Je te le répète une dernière fois. T’approches plus de lui. J’ne veux pas le voir traîner avec toi… Et si jamais c’est le cas, tu le regretteras !

Seiishi était abattu. Il ne savait ni quoi dire, ni quoi répondre. Il s’était fait rabaisser par une fille…

Satisfaite de l’air pathétique de Seiishi, Sasha s’en allait, souriante, laissant le japonais perdu dans ses tristes pensées.


Du côté d’Alexandre, l’après midi se passait bien. Il était avec Fabian et Jeffrey, leur racontant ce qu’il avait vécu avec Seiishi ses dernières heures ainsi qu’à la soirée.

- Alex, tu devrais pas fréquenter ce mec, S’inquiétait Fabian.
- T’es jaloux ? Riait Jeffrey.
- Pourquoi je devrais ne pas le fréquenter ?! Criait presque Alexandre.

Alex était vexé, il pensait que son meilleur ami l’aurait « au moins » soutenu…

- Bah… Même si Seiishi t’aime bien… Enfin soit, moi je le sens pas ce gars…
- Tu dis n’importe quoi !

L’après midi n’avait heureusement pas fini sur une dispute, même si Alexandre était dégoûté du comportement de Fabian. Il ne connaissait pas Seiishi et le critiquait… C’était insupportable.
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:46

Chapitre V



Bizarrement, Seiishi n’était pas venu l’après midi au lycée. Alex fut déçu de ne pas avoir eu de message expliquant cette absence.

Après l’école, Alexandre rentra chez lui. Dans le salon, il fut étonné de voir sa mère présente, assise sur le canapé.

- ‘Man, qu’est-ce que tu fais déjà là ? T’es pas au taf ?
- Non, j’ai terminé plus tôt. Au fait, Alex… Je voudrais te parler d’un truc.
- Dis.

Alexandre ouvrit la télé et s’installa à côté de sa mère, une bouteille de coca à la main.

- Eh bien… J’ai eu la facture d’Internet.
- .. Et ?
- Catastrophique.
- Ah bon ? Bah c’est moi qui paye de toute façon, alors tu t’en fiches…

Catherine soupira et pris la télécommande en main, afin d’éteindre la télévision.

- Hé mais qu’est-ce que tu fais !
- Je veux te parler de…
- Ouais de la facture j’ai pigé mais tu n’es pas obligé de fermer la télé !
- Si, pour que tu m’écoutes. Et Bob L’Eponge ce n’est plus de ton âge !

Alexandre s’enfonça dans le canapé, vexé de cette remarque. Il regardait encore ce qu’il voulait… Catherine reprit plus calmement :

- C’n’est pas la facture dont je veux te parler, mais le « pourquoi » de la facture. Tu as téléchargé énormément de chose en une seule nuit. J’ai été voir ce que c’était.

Alexandre arqua un sourcil, signe qu’il ne comprenait pas de quoi voulait parler sa mère.

- Viens en au fait maman.
- Très bien. Tu as regardé du porno gay ?

A cette question, il recracha la moitié du coca qu’il était en train de boire.

- Quoiii ? Mais non voyons… Pourquoi j’aurais fais ça…

Il était devenu rouge de gêne, de honte. Il ne savait pas comment le prendrait sa mère. Alex n’osait pas la regarder dans les yeux, il fixait l’œuvre de Picasso sur le mur en face de lui.

- Rhô Alex, ne soit pas gêné ! Tu es jeune et tu te cherches, il n’y a aucun mal !

Alexandre fût soudainement soulagé.

Il posa la bouteille à terre et se tourna vers sa mère.

- Maman, si je te disais un truc tu vas pas te fâcher, ni mal le prendre ?… Ni être dégoûtée ?
- Promis, je suis passée par là aussi.

« Passée par là aussi »… que voulait-elle dire ? Alexandre ne comprenait pas, mais il poserait la question plus tard.

- Je… Je ne suis plus avec Sasha.
- Oh non ! C’est dommage ! Ca faisait quatre en que vou…
- Maman ! T’as promis !
- Ok, ok…
- Voilà. Je ne ressens plus rien pour elle depuis que…

Il hésitait encore à parler. Ca lui faisait bizarre d’être sur le point de dire à sa mère qu’elle n’aura jamais de petits enfants, qu’elle ne sera jamais grand-mère.

- D… Depuis que je ressens des… Choses… Pour un… Gars…

Catherine riait, réaction qu’Alexandre n’aurait jamais prévue.

- Et je paris que c’est un asiatique super méga hyper canon.
- Exactem… Hein comment tu le sais ?!
- Les vidéos, idiot… y avait que des asiatiques dedans, et puis je te connais toi et ton intérêt pour eux.

Alex souriait, il était heureux qu’elle ait bien pris. Il avait un poids en moins sur les épaules, ça le soulageait énormément. Il ne savait plus quoi dire. Par contre, sa mère… :

- Et puis qu’est-ce que tu m’as gâté avec ces vidéos ! Ca m’as excité mais d’un pas possible !

Alexandre regardait sa mère avec des yeux ronds. Mais depuis quand elle regardait du porno ? Alexandre riait intérieurement, c’était une situation qui l’amusait beaucoup.

- ‘Man…
- Hm ?
- Pourquoi la tantôt t’a dit « Je suis passée par là aussi » ?

Elle marqua un temps de réflexion. Puis, sourire aux lèvres, elle annonça :

- Parce que je suis homosexuelle !

Alexandre cru perdre la tête ; qu’est-ce qu’elle venait de dire ? Elle, Catherine, sa mère, mariée et ayant un enfant ?!

- HEIIN ? Mais… Et papa ? Pourquoi tu t’es marié avec lui ?!
- Avant d’être mariée à ton père et pendant m’être mariée avec lui, j’étais bisexuelle. Parce qu’il était là… Mais depuis qu’il n’a plus le temps pour moi, sexuellement parlant, eh bien je vais voir ailleurs. Chez mon ex, une fille de mon ancien lycée. Elle et moi sortions auparavant ensemble, et on s’est revue par hasard…

Alexandre ne savait plus quoi dire. Il était bouche bée et faisait le poisson pendant quelques minutes, à chercher des mots.

- Ne dit rien mon chéri, si tu n’as rien à dire ! souriait-elle.
- Mais… Papa le sait ?
- Je n’en sais rien. Je suppose que non. Il est si têtu et égoïste…
- Mais pourquoi tu restes avec lui alors ?

Elle riait et se rapprochait de l’oreille d’Alex, comme si quelqu’un les écoutait.

- Pour son fric, ricana-t-elle.
- Mamaaan, là t’es louurde !! Riait Alexandre.

Il pleurait de rire tellement sa mère était une peste ! Lui aussi n’aimait plus trop son père… Si jamais un jour il l’avait aimé.

- Je pourrais rencontrer ta maîtresse ?
- Mmh… Seulement si je rencontre ton heureux élu.
- Lui et moi on n’est même pas ensemble… juste des petits… Flirts…
- Ca ira plus loin, je le sens. Vous êtes juste un peu coincé.
- Bah merci du compliment ! Râlait-il.

Catherine se levait.

- J’y vais me doucher.
- Ouais. Et moi j’vais me refaire mes pornos ! Dit-il à voix basse.


Marchant vers sa chambre, Alexandre était content d’avoir eu cette conversation avec sa mère. Ca l’avait encore plus rapproché d’elle qu’ils ne l’étaient déjà. Tout de même, jamais il n’aurait cru… « Ca ». Il était quand même excité à l’idée de rencontrer la maîtresse de sa mère. Et… Affreusement excité par la rencontre Seiishi-Catherine. Cela l’effrayait en même temps que ça lui plaisait.

A l’idée de pouvoir invité Seiishi chez lui, sans se cacher, il s’endormit.


Ce matin, Alexandre se levait plus tard, car il commençait d’une heure plus avancée que d’habitude, son prof de Mathématique étant absent. Joyeusement, il prit une douche, s’habilla, mangea son petit déjeuné à son aise et sortit. En chemin, il passait chez Fabian. Au salon, Alexandre prit une mine faussement terrorisée et s’adressait à son meilleur ami, qui mangeait :

- Putain Fab’… Hier soir, j’ai causé avec ma mère… Et… J’lui ai dit pour mon homosexualité…

Fabian s’approchait d’Alexandre d’un air désolé, le prenant dans ces bras.

- Sois fort, Alex ! Je suis sûre qu’elle comprendra un jour !

La tête sur l’épaule de Fabian, Alexandre se retenait d’exploser de rire. Fabian croyant que ces étouffements étaient des sanglots, le consola en lui caressant le dos.

- AAAAAAAAHAHAHHAH !!

Alexandre n’avait plus su se retenir. Il était complètement mort de rire à terre, en voyant la mine interrogatrice de son ami.

- Oh le pauvre il est tellement triste qu’il est devenu fou !!

Alex ne trouvant plus ça amusant se leva et dit d’un air sérieux :

- Nân mais c’bon là je faisais exprès, t’es pas marrant… Ma mère aussi est homosexuelle ! Je n’y crois même pas encore tellement c’est amusant comme situation !
- Ah d’accord donc c’est dans les gènes. Eh bah !

Ils rirent en sortant de l’appartement, se dirigeant vers le lycée.

Dans la classe, Alexandre remarquait que Seiishi se faisait tout petit sur sa chaise quand il entrait. Il n’y prêta pas attention mais par contre, il vit le regard de Sasha. Cette fois-ci, il en avait littéralement ras-le-cul. Alex se leva et s’approchait d’elle. Celle-ci se levait aussi, ainsi étant face à face.

- Si t’as un problème Sasha, tu le dis maintenant !
- Oui, je t’aime aussi mon amour ! dit-elle en l’enlaçant.

Sans prévenir, elle lui fit un chaste baiser, qu’il trouvait des plus désagréables.

- Lâches-moi !!

La rousse le regardait d’un air vexé. Elle avait reçu ses mots comme un poignard au cœur.

- Qu’est-ce qui te prend mon chéri ?

Effrayé, il retournait à sa place, ne regardant plus une seule seconde cette fille dont le regard le dévorait toujours des yeux.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:47

Chapitre VI



Durant la récré, Alexandre se dirigeait vers son casier pour prendre une affaire quelconque. Mais par surprise, alors qu’il passait par les toilettes des gars, on l’y attirait brusquement.

- Seiishi, tu fous quoi !?
- Désolé, mais je pouvais pas faire autrement.

Le japonais s’approchait d’Alex, embrassant chaque parcelle de peau de son visage… Alexandre l’attirait lentement vers une cabine inoccupée. Fermant la porte derrière eux, Seiishi ôtait le t-shirt d’Alexandre, qui se laissait dominer.
Alex aimait énormément être soumis par Seiishi, l’homme qu’il commençait à aimer de plus en plus…

Seiishi suçait les tétons durcis qui s’offrait à lui, léchait la peau tendre du cou, mordillait les lèvres de son amant, qui sentait la température augmenter… Alexandre, qui était dos à la porte, encerclait les hanches de Seiishi d’une seule jambe. Les baisers s’approfondissaient, devenant plus insistants et torrides.

L’asiatique frottait son entrejambe contre celui d’Alexandre, pour lui faire sentir son érection évidente. Alex eut un petit gémissement à ce contacte agréable. Tous deux sentaient que s’ils continuaient, ça allait aller plus loin. C’est quand la porte des toilettes s’ouvrit que les deux amants se reprenaient en main.

Ils trouvaient la situation plus excitante quand il s’agissait de ne pas se faire voir, ni entendre…

Seiishi mit alors une main sur la bouche d’Alexandre, en caressant son sexe par-dessus le jean d’Alex. Celui-ci passait ses doigts dans les longs cheveux noirs de Seiishi. De ses mains, il parcourait le long et frêle corps du japonais, qui tout comme lui était sur le point de jouir.

Ils s’arrêtèrent quand une voix familière retentit :

- Ca va la dedans ?

C’était celle de Michel. Alors André devait sûrement être là aussi… Seiishi ne fit plus aucun geste, complètement paniqué. Comment peut-on expliquer la présence de deux mecs dans la même cabine, et à moitié nus ?

Ils se rhabillèrent en vitesse, sans faire trop de bruit. Alex fit signe à Seiishi de monter sur la cuvette et ne plus faire aucun bruit.

- Euh… Ouais, ça va… Dit Alexandre d’une voix faussement faible.
- Ha, ok.. Sûr hein ? Parce que j’me casse..
- Ouais ouais, bye.

On entendait la porte s’ouvrir et claquer. Avant de sortir, Alexandre vérifiait qu’il n’y ait vraiment plus personne.

Le visage couvert de sueur, Seiishi s’éclaboussait d’eau froide.

- Putain, j’ai eu chaud…, Dit-il agacé.

Il s’essuyait le visage et fit face à Alexandre, qu’il prit par les hanches, pour un nouveau baiser.

- On va remettre ça après ce qu’il s’est passé ? Riait Alex.

Sur ces mots, Seiishi le lâcha brutalement.

- Seiishi… Désolé, je ne voulais pas que tu le prennes mal…
- J’en ai marre de me cacher ! Pourquoi j’ai pas le courage de… De faire comme tes deux amis, Fabian et Jeff’…

Alexandre était touché par ces mots. Cela voulait-il dire que Seiishi avait des sentiments à son égard ? Ca serait tellement beau, que ça paraissait inimaginable aux yeux d’Alex…

La sonnerie retentit, ce qui les fit sursauter une nouvelle fois.

- J… Je sors en premier…, Annonçait Seiishi.
- Ok…, Répondait Alexandre, malheureux.

Seiishi levait les yeux vers Alexandre. Celui-ci avait la tête baissée et faisait la moue. Le japonais s’empara une nouvelle fois des lèvres d’Alex et le prit dans ces bras :

- Ne sois pas triste, y a aucune raison…

Si, il y en a une, Pensait tristement Alexandre.

Un dernier chaste baiser et Seiishi sortit des toilettes, tel un voleur. Alexandre se laissa tomber à terre, réalisant qu’il était complètement fou de ce mec qui le manquait déjà…


En compagnie de Fabian et Jeffrey, il entrait dans leur classe. L’éducatrice des 6ème passait pour leur laisser une info :

- Prenez tous vos journaux de classe et inscrivez à la date du lundi prochain qu’il y aura une visite médicale. Ce sera tout. Ha, non… Sauf pour Fabian et Alexandre, qui y ont déjà été l’année passée.

Ceux-ci sautèrent de joie, ils n’auront pas à faire à la piqûre au cul cette année.
L’éducatrice sortit de la classe et le cours d’histoire commençait, parlant des faits préhistoriques, ce qui eut pour effet d’endormir la moitié de la 6CS.

Deux heures passaient, lentement. L’heure de midi arrivait. Alexandre s’était mit en tête d’aider Seiishi à s’accepter. Cherchant Seiishi dans la grande cours, il répétait ce qu’il allait lui dire…

- Salut Seiishi !... Oui je sais, tu ne veux pas qu’on nous voit en publique, et tatata… Mais j’ai une idée ! Arf… Non, ça donne pas !

Alexandre soupirait et reprenait du début :

- Seiishi ! Je sais que tu ne veux pas qu’on nous voit ensemble. Mais j’ai un truc à te proposer pour essayer de t’accepter…

Mais alors qu’il marchait, il voyait Sasha, au loin. Elle était avec ses amies et ne semblait pas l’avoir remarquer. Le japonais avait l’air d’attendre ses deux amis.

- Seiishi… ?
- Hein ? Alex !! Qu’est-ce que je t’avais dit !!
- Ouais mais j’ai un truc à te proposer…

C’est là que Michel et André débarquaient.

- Qu’est-ce que tu veux lopette ?

Alexandre ne réagissait pas et regardait toujours Seiishi dans les yeux. Celui-ci semblait l’éviter…

- Eh je t’ai causé !! S’énervait Michel.

Alex perdait patience également :

- C’est pas pour toi que je suis venu alors boucle-la !

Il se tut immédiatement, réalisant ce qu’il venait de dire. D’habitude, quand on leur parlait sur ce ton, ils n’admettaient pas, et ça finissait à l’infirmerie…

Le groupe d’amie de Sasha s’avançait vers la dispute.

Michel ne perdit pas un mot de ce que venait de répondre Alexandre. Il fonçait, en même temps qu’André, sur Alex, lui donnant un coup de poing dans la figure. Alexandre se retrouvait bien vite à terre et se débattait, donnant aussi des coups.

Quand ces trois-là raquettaient les élèves, c’était toujours avec Seiishi… Là, le japonais pensait. Il était en train de penser que si il ne frappait pas Alexandre, Michel et André se douterait de quelque chose.

Il était obligé de le faire. Seiishi prit son courage à deux mains et s’avançait vers le lieu de bagarre. A son arrivé, Michel et André se reculèrent, tandis qu’Alexandre avait déjà le visage en sang et les vêtements déchirés.

- Eh !!, s’écriait Michel. C’est pas le mec de l’autre jour quand on refaisait la gueule de Kevin ?
- Si c’est lui !, criait André.

Seiishi avait mal au cœur pour Alexandre, qui avait le visage entre les mains. Sans le voir arriver, Alex reçu un coup de pied dans les jambes de la part de Seiishi. Bien vite, Ils étaient trois contre un.

Alexandre fermait les yeux. Il ne voulait pas admettre que Seiishi le frappait aussi, juste pour son statut et sa réputation… Alex se laissait faire et ne donnait plus aucuns coups, il ne voulait pas blesser Seiishi… Même si lui, il lui avait complètement déchiré le cœur.

Les amies de Sasha essayaient de les séparer. Mais elle, non. Elle restait loin, un sourire presque machiavélique aux lèvres. Puis, elle prit un air faussement énervé et embarrassé. Bousculant ses amies pour arriver au niveau des trois délinquants, elle criait :

- Laissez le tranquille !! Dégagez !

Elle les poussait et se mit à genoux devant Alexandre, qui était maintenant ventre au sol. Quand il se rassit, Seiishi et sa bande était déjà partis.

- Alex ! T’as pas trop mal ?! Vient, je t’emmène à l’infirmerie !

La rousse le tirait par le bras, aidée de ses amies. Mais Alexandre s’énervait vite, et les poussa brutalement.

- Me touchez pas !
- Eh mais t’es con ou quoi, on t’a aidé !! Criait Sylvie, une des filles.
- Rien à foutre je vous ai rien demandé !

Il se levait rapidement, s’empara de son sac et partait les larmes aux yeux. Non parce qu’il avait mal physiquement, mais à son cœur. Il souffrait terriblement de l’acte de Seiishi, il ne sait pas si il lui pardonnerait aussi facilement…

Sa maison étant trop loin du lycée, il décidait de se rendre chez Fabian, qui était rentré chez lui avec Jeffrey pour l’heure du midi.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:48

Chapitre VII



- Comment ça il t’a frappé ?! Putain, Alex, je t’avais dit de ne plus fréquenter ce mec !, Hurlait Fabian.

Alexandre était resté assis sur le canapé, avec Jeffrey à ses côtés, qui l’épaulait. Alex réalisait soudainement que Fabian avait raison. Sur toute la ligne… Mais Il aimait Seiishi. Malgré ça, il n’arriverait pas à lui pardonner.

- C’est bon, Fabian, arrêtes de gueuler, tu veux peut-être me faire culpabiliser de l’avoir connu ?!

Fabian, qui était debout à faire les cents pas, s’arrêtait et fixait Alexandre d’un regard triste. Il n’aurait jamais voulu que ça se passe ainsi…

- Désolé, Alex… J’suis juste inquiet…

Fabian vint s’asseoir à ces côtés, afin de le consoler. Il n’avait jamais eu se genre de problème avec Jeffrey ou quelqu’un d’autre, il ne pouvait donner aucun conseil à son ami d’enfance…

Jeffrey fit un bond :

- Merde !! Il est temps qu’on retourne en cours !
- Ok…, Fit Fabian. Alex, tu viens cet après midi ou tu préfères rester ?
- Euh… J… Je…
- Vaut mieux que tu restes, Alex…, Disait Jeffrey.
- Mais… C’est comme me rabaisser devant eux, et je ne supporte pas qu’ils se croient plus fort…
- Ne t’inquiète pas Alex ! On est trois, eux aussi ! Et c’est pas parce qu’on est des « lopettes » qu’on ne sait pas se battre !

Ils rirent, ce qui détendit plus ou moins l’atmosphère.

- Non… Je crois que je n’vais pas venir.
- Comme tu le sens !
- Ouais… Et puis, avec ma gueule, laisse tomber… Allez-y les meufs, vous perdez du temps ! En vous attendant, j’vais vider ton frigo, Fabian. Et ne plus chialer ! Disait Alexandre sur un ton rassurant.

Mais alors que Fabian et Jeffrey fermaient la porte derrière eux, Alexandre prit un coussin et pleurait toutes les larmes de son corps.


A la fin des cours, Fabian disait au revoir à Jeffrey, qui avait un rendez-vous de dernière minute pour un entretien.

Fabian s’apprêtait à traverser la rue qui le menait à son appartement. Mais Seiishi l’appelait. Fabian fit celui qui n’entendait rien et continuait à attendre le feu vert pour piéton.

- Fabian ! Criait Seiishi en s’approchant de lui.

Alors que le japonais mettait une main sur l’épaule de Fabian, celui-ci le poussait brusquement en criant :

- Me touche pas !!
- Je sais que tu m’en veux, je le mérite… Je suppose que t’es évidement au courant… Mais je t’en pris… Dit à Alex que j’étais obligé de le faire !
- C’est faux, tu avais le choix. Mais t’es qu’un salopard, ton acte ne m’étonne pas. Tu me dégoûtes. Te servir d’Alexandre pour combler tes pulsions sexuelles et ensuite le trahir comme tu l’as fait, tu devrais avoir honte !
- Et j’en ai honte ! Tu peux me croire !
- C’est pas à moi que tu dois dire ça ! Je me tire… « Je voudrais pas qu’on me voit avec toi » !

Seiishi se sentait blessé. Il le méritait, il le savait. Mais si seulement Fabian essayait de le comprendre…

- Fabian !
- Quoi encore ?!
- S’il te plaît.. Dit moi où Alex habite. J’irais le voir, et je lui expliquerais tout… Je culpabilise trop pour laisser passer ça…

Fabian hésitait. Il n’avait pas l’accord d’Alexandre, peut-être qu’il ne voulait pas que Seiishi sache où il habite. Mais au fond de lui, il y avait un espoir que ça marche, même si Alexandre était quelqu’un de rancunier.

Seiishi ne lui aurait jamais parlé si il ne culpabilisait pas… Fabian se décidait.

- Ok.

Il donnait l’adresse à Seiishi, qui le remerciait mille fois. De ce fait, Fabian continuait son chemin. Il n’avait pas dit à Seiishi qu’Alexandre était chez lui.

Rentré dans son appartement, Il vit Alexandre allongé, dormant. Il ronflait légèrement, signe qu’il était épuisé. Fabian mit une couverture sur celui-ci et remarquait les tâches de larmes sur le coussin.

Ne plus chialer, tu disais, hein ? Tss.. C’est que t’y tiens vraiment à ce Seiishi…, Lui aussi, d’ailleurs !, Pensait Fabian.

Fabian se levait, et allait prendre une douche, en attendant que son meilleur ami se réveille…



Au même moment, Seiishi était en train de chercher en vain la maison d’Alexandre. Celui-ci n’habitait effectivement pas très loin de l’école, mais pas très près non plus… Il tournait en rond, complètement paumé.

- Putain, j’espère qu’il ne m’a pas donné une fausse adresse…

Il continuait à marcher, perdant espoir. La pluie commençait à tomber et il faisait froid.

- Que de la chance aujourd’hui !, S’énervait-t-il.

Alors qu’il marchait, trempé de la tête au pied, il vit une pancarte qui indiquait des routes différentes. Comble du jour, la rue de la maison d’Alexandre y était écrite noir sur blanc.


Catherine venait de sortir de la douche. Serviette comme seul vêtement, elle se faisait chauffer une pizza. Elle attendait patiemment le retour d’Alexandre.

On sonnait à la porte.

- Ha enfin il est là !

Elle accourait le salon afin d’ouvrir la porte, pour se retrouver nez à nez avec… Un inconnu.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:49

Chapitre VIII



Par réflexe, Catherine serait le tissu blanc un peu plus. Ce n’était pas une femme pudique, elle était très fière de son corps, même à 38 ans. Elle fixait l’arrivant droit dans les yeux, qui lui semblait gêné.

Seiishi avait les yeux fermés, il n’avait pas prévu ça du tout, et tout ce qu’il avait répété durant le chemin s’écroulait.

- Qui êtes-vous ?
- Heu…

Il fut coupé par la mère d’Alexandre :

- C’EST PAS VRAI !! S’exclamait-elle, les yeux grands ouverts. Tu ne saurais le mec avec qui Alex prend son pied ?

Seiishi n’en croyait pas ses oreilles. Il n’aurait jamais imaginé la mère d’Alexandre aussi directe… Et de plus, Alexandre avait parlé d’eux à sa mère. C’était plutôt une bonne nouvelle…

- Heu… Oui… Je suis Seiishi… Mais désolé de vous avoir dérangé… Je m’en vais…

Il était tellement embarrassé qu’il ne demandait même pas si Alexandre était là.

- Mais non voyons, reste un peu ! Vas dans le salon le temps que je m’habille, et on discutera ! J’ai plein de chose à te demander ! Dit-elle toute excitée, limite en arrachant le bras du japonais pour qu’il entre.

Celui-ci fit ce que la mère demandait, sans rien répliquer. Il était trop gêné. Et donc, Alexandre ne lui avait pas encore dit ce qu’il lui avait fait… Seiishi l’avait carrément trahis, c’était impardonnable. Quand elle verra le visage battu de son fils, elle ne verra plus Seiishi d’un bon œil…

Bien vite, Catherine revenait. Elle avait attaché ses longs cheveux bruns en un chignon et s’était vêtue d’une tenue classique.

- Alors !, dit-elle en s’asseyant. Je suis Catherine, la mère d’Alex. Oui bon, tu l’auras remarqué… Dit moi, ça fait combien de temps vous deux ? Il n’est pas trop coincé comme même ? Parce que le connaissant, il a du mal à faire le premier pas !

Alors vous le connaissez mal… ! Votre fils est carrément BAN-DANT ! Pensait Seiishi en souriant.
La mère d’Alexandre posait plein de question à la fois, ce qui n’arrangeait rien. Il ne saurait dire pourquoi mais en ce moment même, chez Alexandre, face à sa mère, Seiishi se sentait mal.

- Ecoutez… J’étais venue pour lui faire mes excuses mais je vous qu’il n’est pas là…
- Oui mais il va sûrement bientôt venir ! Et d’ailleurs ça m’étonne qu’il ne soit pas encore de retour. Attends je l’appelle pour dire que t’es là !
- NON !

Catherine sursautait, elle ne s’attendait pas à cette réaction.

- Quelque chose ne va pas ?
- Non, non… Ne l’appelez pas… Et d’ailleurs, je vais m’en allez… Ne lui dites pas que je suis venu, s’il vous plait. Au revoir.
- Euuh… O.. Ok, bye !

Seiishi refermait la porte derrière lui. Catherine, elle, demeurait songeuse sur sa chaise. Quelque chose n’allait pas entre Lui et Alex, et elle allait découvrir quoi !


Au même moment, Fabian était assis à son bureau, travaillant à son aise. Il entendait un bruit qu’émettait Alexandre avant de se lever.

Fabian décidait de le rejoindre.

- Yo !
- Ha, salut Fab’… Jeff’ n’est pas là ?
- Comme tu vois, non.
- Oh, merde… Ca veut dire que je vous ai dérangé… Désolé… J’vais rentrer chez moi…, Disait Alexandre en frottant son crâne qui li faisait un mal de chien.
- Nonononon !! Reste ! C’est… Un ordre ! T’es pas en état, et puis racontes pas de conneries, tu me déranges pas du tout ! Va prendre une douche, je prépare à bouffer.

Alexandre hochait de la tête, tout en se levant. Il regardait l’heure. Trois heures qu’il dormait !… Il prévoyait déjà que sa mère allait le faire chier avec mille et une question quand il sera rentré.

Dans la salle de bain, Alex se déshabillait rapidement. Il se regardait dans la glace. Son visage portait des bleus, un œil au beurre noir, les lèvres gonflées… Il avait des cernes virant du bleu au mauve tellement il avait pleuré.

Il soupirait de mal-être, essayant d’effacer l’image de Seiishi qui hantait son esprit. Il prit le combinet de douche en main, ouvrit l’eau chaude, à la limite du brûlant et se mit sous le jet d’eau qui lui faisait un bien énorme.

Alexandre fermait les yeux, rejetant la tête en arrière, et profitant de ce moment de solitude.

De son côté, Fabian repliait les couvertures et mettait les coussins à laver.

Alexandre sortit de la petite salle de bain bien vite. Il voyait Fabian allongé sur le canapé avec Jeffrey, on vous épargnera les détails…

Il prit son sac discrètement et sortit de l’appartement.

Alex marchait droit vers sa maison. Alors qu’il tournait une chaussée, il vit une silhouette qu’il connaissait bien…

Seiishi ?!

Alexandre le regardait marcher. Le japonais avait la tête baissée et semblait… Pleurer ? Alex le fixait sans le lâcher du regard. Puis, Seiishi levait la tête soudainement et le regardait.

Alexandre prit panique et marchait de plus en plus vite. Il entendait Seiishi crier après lui, mais il n’allait pas s’arrêter… Ils n’avaient plus rien à se dire. Alex regardait une dernière fois derrière lui et apercevait Seiishi qui traversait la rue qui les séparait en courant.

Pourquoi courait-il après lui ? Après ce qu’il venait de faire, il devrait avoir honte.

Alex couru également, il ne voulait plus avoir à faire à lui. Du moins, c’est ce qu’il disait… Il l’aimait, même si c’est dur à se l’avouer.

Arrivé à sa rue, il entendait toujours les appels de Seiishi, qui n’avait pas abandonné. Il prit ses clés de sa poche, les mains tremblantes, et cherchait la bonne.

Enfin, il ouvrit la porte et la refermait de justesse, en un brusque claquement qui alertait Catherine. Seiishi frappait à sa porte tel un dératé. Alexandre s’était assis, dos à la porte, les larmes aux yeux.

Quand sa mère arrivait, il cachait immédiatement son visage.

Elle courait vers lui, et se mit à genoux.

- Alex !! Pourquoi tu pleures ?! Et c’est qui qui frappe comme ça à la porte ?!

Elle posait ainsi des questions, sans avoir de réponse. Alexandre voulait lui hurler de dégager, à elle et Lui. Il voulait être seul.

- Alex !! Ouvres cette porte, je t’en supplie ! Je veux juste m’expliquer !! Pitié ouvre-là !

En colère, Alexandre se levait et ouvrit la porte violement. Il regardait Seiishi, et Seiishi le regardait. Catherine qui était derrière l’a de suite reconnu, mais ne disait rien et écoutait ce que son fils criait…

- Casses-toi ! J’veux plus avoir à faire à toi ! Me parles plus jamais, je te déteste, je te hais !!

Ignorant les protestations d’Alexandre, Seiishi se jetait à ses bras et l’embrassait, craignant d'être rejeté.

Ce baiser fit immédiatement réagir Alexandre, qui ne voulait pas céder aussi facilement, bien que ce n’était pas l’envie qui manquait…

Il poussait violement Seiishi dehors, où un torrent de pluie s’abattait sur les rues.

Refermant la porte, encore plus malheureux par ce qu’il venait de faire à contre cœur, il reprit sa position, assis dos à la porte, et pleurait à n’en plus finir, porté par les spasmes.

La mère d’Alexandre avait remarqué les bleus et la lèvre gonflée de son fils. Elle fut horrifiée par cette vision. Catherine le prit dans ses bras, elle ne disait rien, dans ces cas-là les mots n’avaient aucun effet.

Elle le berçait lentement, attendant qu’il se calme…
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:51

Chapitre IX


Ce n’est que vers 20h00 du soir qu’Alexandre se calmait. Entre temps, il s’était réfugié dans sa chambre, fermant à double tour. Il ne voulait pas que sa mère et Seiishi se rencontre dans ces conditions. Et pourtant…

Il était couché sur son lit, n’ayant pas lâché un mot depuis avoir dit sa dernière phrase. « Je te hais ». Alex regrettait amèrement ses mots, puisqu’ils étaient évidemment faux. Il l’aimait comme un fou, il pensait à lui sans arrêt, il était en manque de Lui…

Il fut sortit de ses pensées quand on toquait à sa porte.

- Chéri, tu dors ?

Alexandre essuyait ses yeux mouillés et répondait faiblement.

- N.. Non…

On pouvait entendre Catherine soupirer.

- Je peux entrer ?

Alexandre se levait lentement, se dirigeant vers la porte.

- Tu… Tu entres seulement quand je te dis d’entrer…
- Très bien.

Il tournait la clé vers la gauche et débloquait l’entré. Il retournait se réfugier dans son lit, sous les couvertures.

- Vas-y…

Catherine entrait. Elle remarquait que la lumière était fermée, ce qui n’était pas dans les habitudes de son fils unique. Elle appuyait sur l’interrupteur et la voix d’Alexandre retentit :

- Non ! Laisse fermer.

Catherine ne protestait pas et refermait. Elle s’avançait du lit d’Alexandre et s’assit près de lui. Caressant ces cheveux, elle demandait :

- Alexandre… tu m’expliques… ?
- Y a rien à expliquer…
- Ne fais pas le gamin, assieds-toi et expliques moi !

Alex faisait la gueule mais fit ce que sa mère dit. Il regardait ses mains et jouait avec ses doigts. Il ne voulait absolument pas dire ce que Seiishi lui avait fait. Alexandre ne souhaitait pas que sa mère voie l’homme qu’il aime d’un mauvais œil…

- Il… On… S’est disputé…
- Oui ça je sais, mais à quel sujet ?

Alexandre mordait ses lèvres, il ne voulait pas avouer. Il inventait alors une simple histoire qui pourrait fonctionner. Ca lui faisait mal de mentir à sa propre mère, mais c’était pour le bien de tous…

- Parce que… Il n’avoue pas qu’il m’aime… Pourtant je le sens quand… Il m’embrasse ou qu’il me touche… Il est si doux avec moi… Et… Malgré tout ça, il n’avoue pas son homosexualité… On s’est disputé à cause ça…

Alexandre avait essayé de dire un peu de vrai dans son petit mensonge. Sa mère souriait un instant, le regardant tendrement.

- Tu sais… Il faut du temps pour s’accepter, sa dépend des personnes… Par exemple, toi tu es comme moi. Je me suis acceptée. Et j’ai dû attendre un bail avant qu’Helena se décide !
- Elle a un joli prénom…
- Oui je sais, merci, héhé… « Seiishi » aussi c’est beau !

Alexandre levait soudainement sa tête pour fixer sa mère. Qu’est-ce qu’elle venait de dire ?! Il ne lui avait même pas dit comment Seiishi s’appelait et comment pouvait-elle le savoir ?

- Comment tu connais son prénom ?! S’énervait-il.

Catherine baissait la tête. Elle avait complètement oublié de la fermer… Pourtant elle essayait de se rattraper :

- Eh bien... C’est toi qui as hurlé son prénom ! J’étais juste derrière toi, souviens-toi…
- Ne mens pas ! Je sais très bien que c’est faux, et j’me souviens parfaitement de n’avoir rien dit de tel !

Alexandre était énervé que sa mère ne lui dise pas la vérité. Pourtant, lui aussi avait mentit. C’était donnant donnant…

- Vas-t-en ! Dit-il en se cachant dans ses draps.

Catherine se levait et partit sans rien rajouter. Elle ne savait vraiment pas retenir sa langue. Maintenant Alexandre croira qu’elle est contre lui, il est si têtu qu’il ne fera aucune différence…

Quand elle referma la porte, il se levait et la refermait à double tour.

Le matin, Alexandre dormait toujours malgré son réveil qui sonnait. Il le prit violement en main et le balança à travers la pièce silencieuse et endormie.

Sa mère toquait à la porte :

- Alexandre ! Viens manger, tu vas être en retard.

Celui-ci s’énervait et s’approchait de la porte. Sans l’ouvrir, il criait à sa mère :

- T’as vu ma gueule ?! Et tu veux encore que j’aille en cours ?! Eh bah NAN !

Il avait certes une réaction de gamin, mais il ne voulait absolument pas revoir Seiishi après ce qui s’était passé, ni Sasha, qui devait être sûrement contente…

Catherine de son côté ne protestait pas. Elle déposait un billet de 10€ sur la table de la cuisine pour qu’il s’achète de quoi manger. Après ça, elle sortit de la maison dont l’air était pesant depuis quelques temps…

Les semaines passaient, Alex n’était toujours pas sortit de sa chambre. Sa mère avait essayé d’entrer par tous les moyens, c’était impossible. Elle avait même fait appel à Fabian et Jeffrey, en vain également.


Durant deux mois, semaine par semaine, jour pour jour, c’était pareil. Alexandre n’allait toujours plus en cours, restant cloîtré dans sa chambre.

Catherine n’avait plus aucun contrôle sur lui, il n’en faisait qu’à sa tête, et répondait agressivement.

On aurait dit qu’il avait retrouvé ses 16 ans et qu’il revivait ses crises d’adolescences constamment.

C’était les symptômes même d’une dépression qui n’allait pas finir de si tôt.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:51

Chapitre X



Catherine avait invité Helena chez elle. Celle-ci ne savait pas qu’Alexandre avait des problèmes, ni qu’il était depuis maintenant deux mois et un jour dans sa chambre s’en en être sortit.

Helena sonnait à leur porte vers 21h00. Catherine ouvrit la porte, l’embrassa et referma la porte derrière elle. Elles s’avançaient vers le salon.

- T’as soif ? Demandait machinalement Catherine.
- Oui, mais j’ai apporté une bouteille de champagne ! Tu n’as qu’à faire à manger !
- Hoo c’est du vin français ?
- Tout frais Comme t’aimes.

Catherine sautait de joie, chose qu’elle n’avait pas fait depuis un certain moment. Puis son visage s’assombrit.

- Merde…
- Quoi ? S’inquiétait Helena.
- J’ai plus à bouffer… Je n’ai pas fait les courses…

Helena était sur le point de dire que ce n’était pas grave mais Catherine l’interrompit :

- Attends moi là ! J’vais aller nous chercher à manger dehors ! Italien ou chinois ?
- Heu… J’voudrais bien manger un plat chinois se soir… Mais, tu veux que je t’accompagne ?

Catherine aurait accepté si Alexandre était en état de rester seul, mais elle refusait, on ne sait pas ce qui pouvait arriver…

- Non… Non, ça ira plus vite si je vais seule… A plus ! J’me grouille ! Disait-elle en prenant son sac, sortant de la maison.

Helena s’assit sur le canapé, allumant la télé en attendant.

Alexandre, croyant que sa mère était partie, sortait de sa chambre pour aller à la toilette. Il ne savait pas qu’elle avait invité Helena, vu qu’ils ne se parlaient même plus...

Il passait le salon, quand un cri l’arrêtait.

- HAAA !!

Il se retournait, et voyait une femme de grande taille, les longs cheveux bruns, une longue robe noire, très bien maquillée.

- Qui êtes-vous ?!
- Haaa, Alex, tu m’as fait peur ! Je ne savais pas que tu étais là, car ta mère m’invite seulement quand personne n’est là… Dit-elle en se levant pour lui donner la bise.

Il recula à se contacte. Alexandre n’avait plus l’habitude à ce genre de chose.

- Mais qu’y a t’il ? Tu es tout pâle !

A cette question, Alexandre abandonna l’idée d’aller à la toilette et retournait dans sa chambre en courant, fermant la porte à clef.

Il refermait sauvagement la porte et sautait sur son lit, au chaud dans ses couvertures.

Helena fronçait des sourcils.

J’crois que j’ai raté un épisode là…

Elle éteignit la télévision et se dirigeait vers la chambre d’Alexandre. Elle y toquait plusieurs fois. Aucune réponse.

Elle soupira et eu un sourire. Les jeunes se croyaient toujours plus malins, ça la faisait rire.

Helena prit une pince de ses cheveux, qui cascadait à présent sur ses épaules. Elle introduisait la pince dans la serrure et fit quelque manœuvre. Puis la porte s’ouvrit.

Elle l’ouvrit lentement.

- Eh !! Comment vous avez fait !! Sortez, je ne veux causez à personne !!
- Je sais, c’est moi qui voudrais te causer.
- Très drôle…

Refermant la porte, elle allumait la lumière, ce qui fit réagir Alexandre.

- Eteignez cette lumière !!
- Je vois que le fils de ma copine à la joie de vivre.

Il ne répondit rien et enfonçait sa tête dans ses coussins.

S’asseyant sur le lit, elle posait un bras sur l’épaule d’Alexandre.

- Qu’est-ce qui ne vas pas ?
- Comme si ça vous regardait…
- Effectivement. A cause de toi ta mère se sent mal. Très mal. Je n’avais pas compris pourquoi, elle ne m’avait rien dit. Mais là je comprends.

Aucune réponse.

- Alexandre, ce n’est pas en restant ainsi, sans volonté et désespéré que tu arriveras à faire grand chose.
- Et si je ne voulais rien faire ?! Dit-il en s’asseyant brutalement.
- Eh bien c’est très con de ta part. Tu as 18 ans, quand même.

L’air de rien, ces mots firent réfléchir Alexandre. L’attention d’Helena le touchait car ils ne se connaissaient pas et elle essayait de l’aider. Il fit un effort, sachant très bien qu’elle a raison.

Il lui conta alors ces dernières heures qu’il avait passé dehors, il y a deux mois. Elle, elle l’écoutait attentivement.

En fait, Alexandre se confiait plus facilement aux gens qu’il ne connaissait pas, en toute confiance. Les choses sortaient ainsi toutes seules.

Quelques minutes passaient. Quand Alexandre eut finit, il se recachait, craignant une réaction inattendue. Il sentit alors une main lui caresser l’épaule à travers la couverture.

- C’est exactement ce que ta mère et moi avons traversé quand nous étions jeunes ! Elle, elle n’avait aucun mal à accepter sa…
- Oui oui je sais elle me l’a déjà dit pas la peine de répéter…

Elle sourit et hochait de la tête.

- Bon ! Je peux te donner un conseil ?
- Allez-y toujours…
- Vas en cours demain et mets tout ça au clair une bonne fois pour toute avec Seiishi. Je n’ai pas envie de te faire culpabiliser, mais t’as vraiment été con de l’envoyer chier quand il est venu pour s’expliquer…


Depuis un bon moment déjà, Catherine était à la porte, en train d’écouter. Elle pleurait tellement elle était heureuse. Elle partit dans la cuisine, posant les sacs qui contenaient les mets sur le comptoir.


- Alors, tu vas tâcher d’aller en cours, demain ? Interrogeait Helena.
- Non… Enfin… J’ne sais pas…

Helena soupirait. Ce n’était pas une réponse convaincante, mais Alexandre était comme Catherine.

On pouvait s’attendre à tout.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:53

Chapitre XI



Ce soir-là, Helena avait passé la nuit chez Catherine. Celles-ci faisaient des paris sur Alexandre, « Va-t-il aller au lycée ou pas ». Helena disait oui, Catherine disait non, elle avait perdu espoir et était assez pessimiste…

Le matin même, Helena et Catherine s’étaient réveillées très tôt. De la cuisine, elles voyaient les escaliers qui menaient à la chambre d’Alexandre. Il était une heure passé, toujours rien. Les cours commençaient à 08h30 et il était 08h10.

- Finalement, je crois que tu ne l’as pas fait changé d’avis…
- Mais si je te dis ! J’ai senti que le courant est passé ! Faut juste attendre.
- Bon attends j’vais allé dans sa chamb…
- Non ! Surtout pas.

Catherine se rassit, ne disant plus rien. Sa maîtresse avait sûrement raison ! De petites minutes passaient très vite. Il était 08h17.


De son côté, Alexandre était assis sur son lit. Il avait enfilé ses vêtements, mit ses chaussures et préparé son sac. Il était prêt physiquement, mais toujours pas mentalement. Il avait l’impression de rebuter son année, qu’il allait revoir les anciennes têtes,…

Il regardait l’heure avant de se décider. C’était maintenant ou jamais…

Lentement, il se dirigeait vers la porte. Il l’ouvrit et vit les escaliers. Alex les descendit très silencieusement. Mais il était déjà 08h20, sa mère devait déjà être partie.

Il passait sa tête par l’ouverture dans le mur et ne vit personne dans le salon, qu’il traversait à pas lent. Il allait être en retard, c’est sûr.

Quand il traversa la porte de la cuisine, il ne vit personne non plus… Jusqu’à ce qu’un poids humain se jette sur lui. Il s’effondrait par terre et se retournait.

- Putaiin !! C’quoi ça !
- C’nouuus ! Criaient Helena et Catherine.

Alexandre se relevait en boudant. S’asseyant sur une chaise, il abandonna.

- Bah alors qu’est-ce qu’il se passe, Alex ? S’inquiétait Helena.
- C’est trop tard… Il est déjà 08h25… Et si j’arrive en retard, bah… Ils seront tous en classe… Et je ne veux pas que tous les regards virent sur moi…

Catherine et Helena le regardaient tristement.

- J’ai une voiture, je t’emmène, vient ! Disait Helena en le traînant par le bras.

Alexandre se laissait faire, car d’un côté il voulait y aller. Fabian lui manquait, les stupides remarques de Jeffrey aussi… Et surtout… Seiishi.

Il stressait à l’idée de se faire qu’il le reverrait. Le f ait de ne pas connaître la réaction du japonais quand ils se verraient lui faisait terriblement peur. Il ne se pardonnerait jamais de l’avoir rejeté.

Et maintenant, Seiishi prêterait-il attention à lui ? Ne fusse que quelques secondes… Le fixerait-il comme avant, le regard emplis de désire ?

Alexandre ne savait même pas pourquoi il s’en faisait toute une histoire. Il ne savait pas si Seiishi avait les mêmes sentiments que lui à son égard. Il fut sortit de ses pensées quand il se sentait secoué.

- Hééé ! Ne rêvasses pas ! Souriait Helena.

C’est la qu’il remarquait qu’elle était vraiment belle. Sa mère avait bon goût ! A part pour ce qui était de son père…

Dans la voiture, son regard divaguait complètement, se réfugiant dans le ciel. Ca fait longtemps qu’il n’avait plus vu d’autres personnes, les arbres, les nuages… Alexandre pensait aux conseils et commentaires d’Helena. Ceux-ci l’influençait beaucoup, voilà pourquoi il était là dans cette voiture, en route vers la source de ses « problèmes », si on pouvait appeler ça ainsi…

La voiture noire s’arrêtait brusquement.

- Hein ?! Fit-il en sursautant.
- On est arrivé.

Alexandre regardait à travers la grande vitre. Tous ces jeunes… Et parmi eux, Seiishi devait sûrement y être. Un long moment, il le cherchait des yeux, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il n’y avait plus personne devant l’entrée du lycée.

- Merde ! Dit-il en sortant de la voiture. Merci, Helena ! Criait-il de loin.

Et il courait, montant les escaliers quatre à quatre, alors qu’il savait très bien qu’une fois devant la porte de la 6 CS, il baisserait les bras. S’imaginer tous les regards virer sur lui quand il ouvrira la porte, dont celui de l’homme qu’il aimait, le mettait vraiment mal à l’aise.

Devant la porte de sa classe, il reprenait son souffle, s’asseyant à terre contre le mur. Il était essoufflé comme jamais… Et puis, pourquoi avait-il couru ? C’était insensé…

Pour revoir le visage de Seiishi, ces doux traits, ces yeux noirs bridés, ces fines lèvres ?

Un sourire se dessinait sur son visage rien qu’en pensant au moment qu’ils avaient passés ensemble, qu’ils soient bons ou mauvais, peu importait.

Il se remit debout, en ayant un peu plus confiance ne lui. Il toquait trois fois à la porte. N’entends rien, il se décidait d’ouvrir la porte. La tête baissée, il s’avançait vers le bureau principal et s’excusait de son retard, chose qu’il ne faisait d’habitude jamais.

- Excusez-moi de mon retard…

« De deux mois », voulu-t-il rajouter. Il n’obtenait aucune réponse. Il ne se sentait même pas visé…

Il levait la tête, et…

- MERDE AUJOURD’HUI ON A SPORT !! Hurlait-il.

Alex était dégoûté, il avait prit son courage à deux mains pour parler dans le vent…

Il n’avait plus aucune notion du temps, et avait complètement zappé qu’aujourd’hui il commençait la journée par deux heures d’éducation physique.

Il se rendit instinctivement dans leur salle de sport, là où se trouvaient les vestiaires. De loin, il regardait les garçons de sa classe jouer au foot, avec le professeur qui se tenait à l’écart, carnet de côte en main.

Il cherchait désespérément Seiishi du regard, en vain. C’était étrange, car celui-ci ne ratait jamais un cours de sport, il adorait ça.

Puis, il vit Jeffrey, et par la même occasion, Fabian, ils étaient toujours collés ensemble. Alexandre souriait en voyant que ces deux-là n’avaient pas perdu leur vieilles habitudes qui était d’esquiver le professeur afin de se cacher dans un coin, pour plus d’intimité.

Alex prit son portable et envoya un SMS à Fabian, disant qu’il était dans les vestiaires, en train de les observer par l’unique fenêtre de la pièce. Il vit quelque secondes plus tard Fabian prendre son portable.

Un sourire se dessinait sur lès lèvres de son meilleur ami, qui sautait de joie. Fabian prit la main de Jeffrey et tous les deux tentaient de le rejoindre sans se faire repérer.

Une dizaine de minutes plus tard, ils se retrouvaient à trois dans les vestiaires. Alexandre leur avait parlé du soutien d’Helena et tout le reste.

- Haaa, comme je suis heureux que tu reviennes !! A temps pour les premiers examens, en plus !

A ce que venait de dire Fabian, Alexandre pâlit en faisant la gueule, il n’avait vraiment pas besoin qu’on lui rappelle la venue des examens…

Les minutes passaient vite pour nos trois amis…

- Bon ! Faut y aller si on veut pas se faire prendre, Annonçait Jeffrey.

Alex fit un « oui » de la tête en souriant, pourtant son triste regard le trahissait. Fabian le remarquait et fit de vive voix :

- Vas-y toi, moi je vais rester avec Alex. Tout seul il aura du mal à se réintégrer.

Jeffrey prit un air faussement joyeux et hochait positivement la tête, pour ensuite sortir sans rien dire.

- Je crois que tu aurais dû partir avec lui, tu lui as fait mal au cœur…
- Toi aussi tu comptes pour moi !

Un silence s’installait. Alexandre demanda :

- Hé… Seiishi… Il n’est pas en sport ?

Le visage de Fabian se durcit.

- Tu sais… Depuis la dernière fois que… Enfin tu vois, eh bien il est devenu encore plus froid, distant et violent qu’il ne l’était déjà. Plusieurs élèves, dont Kevin, ont souffert car tu lui as brisé le cœur…
- Brisé le cœur ? Déconne pas ! Il n’est pas amoureux de moi…

Fabian ne répondit rien et continuait :

- La semaine dernière, il s’est attaqué à un prof.

A ces mots, le sang d’Alex ne fit qu’un tour. Pourtant, il laissait Fabian continuer :

- Et là, il est en colle au secrétariat. Et ça pendant 4 jours, je crois… Il lui en reste qu’un maintenant.

Alexandre était tétanisé. Il n’en revenait pas que Seiishi était, lui aussi, mal… Et ça à cause de lui. Génial, maintenant il culpabilisait à mort…

- Hé, Alex…

L’interpellé levait la tête, les yeux en larmes. A cette vue, Fabian paniquait.

- Alex !! Pleures pas, dit-il en le prenant dans ses bras, vas plutôt lui parler ! Ca arrangera les choses !

Alexandre allait répondre, mais au même moment les garçons de la 6CS entraient dans le vestiaire. L’inévitable se produisit, et en quelques secondes seulement, tous les jeunes adolescents entouraient Alexandre et le bombardaient de question.

Le prof apparut alors.

- Tiens, le retour de Mr Dolcini ! Vas au secrétariat pour prévenir ta présence.
- T… Très bien…

Il se levait et sortit de vestiaire, traversant la grande cours à pas lent et longeant un couloir qui menait, justement, au secrétariat.

Alex s’apprêtait à baisser le poignet de la porte quand il se souvint de quelques mots…

« Et là, il est en colle au secrétariat. »


Alexandre prit peur. Mais il ne voulait pas se dégonfler.

Je suis un mec après tout…

Quand il se décidait enfin, la porte s’ouvrit seule, laissant apparaître une silhouette qu’il connaissait bien… Celle du directeur. (je vous ai bien eu, là x'DDD)
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:54

Chapitre XII



- Qui voilà, Mr Dolcini ! Quelle surprise ! Entrez, votre titulaire est à la photocopieuse. Attendez-là dans son bureau !

Alexandre ne dit rien que le directeur le poussait déjà à l’intérieure. Par la même occasion, il heurta quelqu’un qui était occupé à classer des classeurs, qui étaient tombés.

- Ho je suis désolé ! Fit Alexandre, assez gêné.

Il se baissait en même temps que la personne fasse à lui. Alors qu’ils ramassaient les classeurs, Alex reconnu les mains… Et le vernis… mauve foncé… Son cœur se serrait.

Il levait lentement son visage et croisait le regard sombre et pénétrant de Seiishi. Alex abandonna l’idée de l’aider à tout ramasser. Il se relevait et marchait rapidement vers le bureau de sa titulaire.

Il entendait le directeur gueulé derrière lui, disant qu’il devait s’excuser et aider « le charmant jeune homme » qu’il avait bousculé. Alexandre n’écoutait guère les protestations du vieux dirlo et fermait la porte du bureau derrière lui.

Il s’assit sur une des trois chaises présentes, attendant impatiemment sa titulaire. Alex se lamentait :

- Putain… Et il a fallu que je tombe sur lui… !!

Il soupirait.

- J’suis con… Je le voulais…

Pour que le temps passe plus vite, il détaillait les traits du visage de Seiishi. Ses cheveux arrivaient à ses épaules, maintenant, il les avait coupé. Et la couleur de son vernis mettait vraiment ses longs doigts en valeur.

Malgré que Seiishi soit toujours aussi beau, en le regardant, on remarquait que ses traits avaient durcis. Et Alexandre ne se demandait pas « pourquoi », il le savait plus que qui autre…

Le bruit de la porte le fit sortir de ses pensées.

Sa titulaire entrait, des centaines de feuilles en main. Elle s’assit sur son fauteuil noir, rangeant les feuilles dans un coin supérieur de son bureau. Elle s’alluma une cigarette.

Une cigarette… Longtemps qu’Alexandre n’en avait plus fumé. En fait, il n’en avait même plus envie.

La femme, d’une quarantaine d’année, le regardait.

- Que T’arrive-t-il.
- C’est une question ?
- A ton avis !
- Non mais vous l’aviez dit sur un ton assez…
- Chut ! Bon soit, je ne veux pas le savoir.

Elle lui tendit un papier.

- Remplis-moi ça, Fit-elle en tirant sur sa clope.

Alexandre prit le papier et lu. C’était une sorte de « billet d’absence longue durée ». Il lu la première question, qu’il complétait bien vite, suivit des autres. Il écrivait le plus lentement possible, il ne souhaitait pas revoir à nouveau Seiishi dans des circonstances gênantes…

- Plus vite, voyons !

Alexandre fit la moue et s’obligea à écrire plus vite. Quelqu’un toquait.

- Ha enfin mon café !

Alex savait très bien de « qui » il s’agissait, car les professeurs ne s’apportaient jamais de café ou autre chose…

- Je t’en pris Seiishi plus vite, ma bouche pue la nicotine !

Bah fallait pas en fumer, vieille peau ! Pensèrent-ils en même temps.

Le japonais se rapprochait. Posant la tasse de café sur le bureau, donc à quelques centimètres, les épaules des deux amants se frôlèrent, ce qui fit immédiatement réagir Alexandre, qui émit un léger gémissement à ce contacte.

Il portait une main à sa bouche, et remarquait que le titulaire le regardait bizarrement.

- Ca va Alexandre ?
- O… oui, j’ai le hoquet…
- Hm. Ca ressemblait plus à un gémisse…
- Bon !! Voilà la feuille j’ai fini de la remplir je vais donc maintenant m’en aller voilà bonne journée et au revoir…

Il avait parlé sans reprendre sa respiration, ce qui n’échappait à Seiishi…

Alexandre sortit à toute vitesse et traversait le secrétariat à pas de course.

La récré était arrivée. A son grand étonnement, en classe, personne ne l’avait fait chier. Il ne s’était posé aucune question, c’était très bien comme ça, il ne supporterait pas un commentaire de plus.

Il traînait évidemment avec Jeffrey et Fabian.

Alexandre avait la tête posée sur les cuisses de son meilleur ami. Jeffrey s’était assis un peu à l’écart, vraiment silencieux, ce qui n’était pas dans ces habitudes.

Alex savait très bien pourquoi, c’était pour ça qu’il se dégageait sans cesse de l’emprise de Fabian, quand celui-ci le prenait dans ces bras, où d’autres gestes de ce genre qui rendait… Jaloux.

- Un bisouuu, alleeez, tu m’as manquééé ! Riait Fabian en tendant sa joue droite.
- Non demande à Jeff’ !!
- Haha, très drôle, moi c’est TON bisou que je veux, ce n’est pas Jeff’ qui s’est absenté durant deux longs mois !!

Ils continuèrent ainsi leur manège, Fabian ne lâchant pas Alexandre une seule seconde. Soudain, Jeffrey se levait. Fabian avait rajouté la dernière goutte au vase..

- Bon, moi je pars, Dit-il sur un ton froid.

Alexandre, lui, prit sa tête entre ses mains. Fabian était parfois le plus gros des cons !

- Mais Faaab’, va le rattraper !
- Hein ?

Alexandre ne se fit pas prié et poussait brusquement son meilleur ami.

- Je peux très bien rester seul dix petites minutes !

Fabian ne bronchait pas et suivait les pas de son amant.

Alexandre se recouchait sur le banc, fermant les yeux, pensant à la source de ses désires. Il reçu une pierre sur sa jambe, ce qui le réveillait.

- Oh nan… Fit-il en voyant Michel et André, qui s’avançaient vers lui.

Il se rassit et demanda :

- Q’est-ce que vous voulez ?!

Les deux délinquants riaient.

- Toujours aussi rebelle, je vois ! Fit Michel.
- De un, tu changes de ton, Dit André.
- Et de deux, on te veut toi. La dernière fois, on n’a pas pu finir ce qu’on a commen…
- Les gars !

Seiishi fit son apparition. Voilà qu’Alexandre ressassait tous les sombres moments d’il y a deux mois. Il se retrouvait une fois de plus dans la même situation : Coincé entre les trois mecs les plus craint du lycée.

- Laissez-le tranquille.

Alexandre écarquillait les yeux. Qu’est-ce que Seiishi venait de dire ?! Et il n’était pas le seul à être surpris…

- Hein ? Mais pourquoi ? Fit Michel.
- Tu te souviens pas de ce gars ? C’est le jour où…
- Je me souviens très bien de lui, merci de me le rappeler ! Et j’vous ai dit de ne plus l’emmerder ! S’énervait Seiishi, qui ne s’approchait plus à un mètre d’écart.

Sur un ton plus doux, le japonais rajouta :

- Allez… Ca va faire trois jours qu’on a plus traîné ensemble… Vos conneries me manquent ! Souriait-il.

Les deux amis étaient franchement aveugles pour ne pas remarquer que ce sourire affiché était faux.

A trois, ils s’en allèrent, Seiishi ne lui adressant aucuns regards.

Oh putain… Il m’a aidé… il m’aime bien !! Pensait joyeusement Alexandre.
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 1:56

Chapitre XIII



L’heure de la reprise des cours arrivait bien vite pour Alexandre, qui rêvassait, se faisant des films sur ses retrouvailles les plus torrides avec Seiishi…

En classe, il s’assit à sa place habituelle. Les derniers élèves entraient, dont Seiishi et ses deux amis. Le japonais était assis deux bancs derrière le sien. Ils se fixaient, ne se lâchant pas du regard, jusqu’à chez que Seiishi succombe et baisse les yeux.

Alexandre ne savait pas pour l’asiatique, mais le regard qu’ils venaient d’échanger voulait dire ; amour, désire, pardon.

Les minutes passaient lentement. Alexandre tuait son ennuie en regardant par la fenêtre les feuilles des arbres qui tombaient. Quelque chose vibrait dans sa poche ; Son portable…

Il le prit en main. Il avait reçu un SMS de Seiishi… Il hésitait à le lire, et ce pendant une bonne dizaine de minutes. Alex crevait d’envie de se retourner et regarder Seiishi, et lui faire comprendre qu’il l’aimait, même si c’était difficile à se l’imaginer ou se l’avouer…

Alexandre se décidait et ouvrit le clapet de son portable. Il lu une cinquantaine de fois le message, le sourire aux lèvres.

« Rendez-vous sur le toit de l’école après les cours. S’il te plait, viens.. »


Alex hésitait à nouveau. Y aller ou pas ? Le bon chemin serait d’y aller, de tout pardonner et de tout reprendre à zéro. « Tout pardonner »… Il ne lui en voulait même plus de l’avoir racketter. C’était du passé, il ne lui en voulait pas pour ça, mais pour quelque chose de bien plus important, celle de s’accepter, d’oser se montrer.

Il ne répondit pas au message de Seiishi, mais c’était décidé.

Ils finirent les cours à 17h20. Alexandre attendait devant la grille ses deux amis, qui s’étaient réconciliés. Jeffrey était juste jaloux que Fabian « s’occupait » plus d’Alex que lui… Ca parait vraiment gamin, mais dans un couple, c’était important de chérir son partenaire !

- Tu vas y aller ou pas ? Demandait sérieusement Fabian, à qui Alex avait tout dit.
- Heu… J’en crève d’envie, c’est sûr… Mais je sais pas pourquoi, j… Je… J’hésite… Pourtant… Je..
- Alex ! N’hésite pas ! Fit Fabian en le poussant vers l’intérieure de l’école.

Alexandre ne pu rien dire que Fabian et Jeffrey couraient déjà comme des dératés vers l’appartement de son meilleur ami.

Mettant son sac sur son dos, il retraçait ses pas, se dirigeant vers un des immeubles, montant les escaliers qui menaient vers le toit, dont la surface était plate.

Arrivé à la porte, au sommet, il regardait les environs. Il n’entrait pas encore, Alex voulait d’abord Le regarder de loin, avant de passer aux choses sérieuses… Il vit Seiishi, assis au bord, laissant pendre ses pieds.

Alors qu’il se décidait à y aller, il vit Sasha !

Alexandre était surpris, c’était le cas de le dire. Il n’avait vraiment pas prévu « ça ». Il fixait la scène. Son ex petite amie était debout, à côté du japonais. Ils avaient l’air de s’échanger quelques mots.

Alex frappait de sa main contre le mur qui se trouvait à sa droite. Il ne savait plus quoi faire ; intervenir ou s’enfuir. Qu’avaient-ils à se dire, ces deux-là ? Alex ne savait même pas qu’ils se fréquentaient. Et puis pourquoi Sasha se mêlait de ce qui ne la regardait pas ?!


De leur côté, Sasha menaçait Seiishi.

- Seiishi. C’est pas parce que deux mois sont passés que j’ai oublié ! Donc… Je n’ai pas à le répéter, je pense… Alors pourquoi tu lui as dit de venir ici ?!
- Tu surveilles tout ce que je fais ou quoi ?! T’es vraiment pas nette comme nana !

Sasha lâchait un rire nerveux. Tout en partant, elle dit :

- Ouais, je vous surveille. Et je suis obsédée par Alex ! Alors tu vas me faire le plaisir de le laisser. Bye !

Sasha le laissait sur ces mots.


Alexandre voyait la rousse qui s’approchait. Il ne pouvait pas se montrer, malgré qu’il brûle d’envie de rejoindre Seiishi, le serrer dans ses bras, l’embrasser, le caresser, le prendre…

Il descendait rapidement les escaliers, avant de se faire voir. Une fois en bas, il courait vers la grille, abandonnant l’idée de rejoindre Seiishi. Ca lui faisait mal au cœur de savoir qu’il était si prêt du but ! Et que cette garce de fille qu’il avait autrefois aimé gâche tout, s’interposant sans cesse entre eux.

Alexandre rentrait chez moi. Il aurait voulu passer chez Fabian et Jeffrey mais laissa tomber. Ces deux-là voulaient sûrement un peu d’intimité même s’ils ne le montraient pas toujours.

A sa grande surprise, il vit qu’Helena était toujours chez eux.

- Où est ma mère ?
- Elle prend sa douche ! Répondait-elle. Puis, d’un air coquin, elle rajouta : J’aurais aimé la rejoindre mais elle m’a demandé de t’attendre… Souriait-elle.

Alexandre ria et vint s’asseoir aux côtés d’Helena.

- Merci, Helena.
- De ?

Il baissa la tête, toujours un petit sourire aux lèvres.

- Eh bien… Grâce à toi… J’ai pu avoir plus confiance en moi.. Et j’ai pu revoir Seiishi… Tu ne peux pas savoir à quel point je l’aime ! C’est à la limite de l’insupportable ! Je le veux tellement pour moi, le prendre, le…

Helena le stoppa dans sa course :

- Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? Souriait-elle.
- Euh…
- « Le prendre ». Tu sais ce que sa signifie ?
- Eh bien je…
- Tu sais combien ça fait mal au moins ? Tu en connais les conséquences ?
- Oui oui je sais trè…
- Ne va surtout pas trop vite !

Helena continuait ainsi à le couper quand il voulait répondre sérieusement.

- Imagine que vous faites l’amour, ensuite, il pourrait le regretter ! C’est tellement dur de s’accepter, tu ne peux pas savoir… Toi tu as eu facile, mais… Enfin bref ! Tu devras l’aider !
- Tu parles comme si lui et moi étions ensemble alors que…
- Ca viendra. Il est clair que vous aurez des obstacles à surmonter, mais ça viendra avec le temps. Patience.

Alexandre hochait de la tête et se mit debout, quittant le salon.

- Hé ! Tu ne vas quand même pas de nouveau t’enfermer dans ta chambre ?!
- Eh bien… Pas « m’enfermer », j’ai des devoirs à faire…

Helena sourit et reportait sans attention sur la télévision, faisant comme si il n’était pas là. Il passait par la cuisine pour se prendre une pomme et se rendait dans sa chambre.

Il prit son sac, ses feuilles et s’assit sur son bureau, mettant de la musique sur son PC déjà allumé.


Helena avait abandonné la télévision pour lire un livre. La sonnette de l’entrée retentit, ce qui la fit sursauter. Elle ouvrit la porte, qui donnait sur une jeune fille rousse, des cahiers à la main.

- Bonsoir… Tu es ?
- Bonsoir madame, je suis Sasha, je viens travailler avec Alexandre…

Helena allait la laisser entrée jusqu’à ce que Sasha poursuive :

- … Je suis sa petite amie !

Helena la regardait avec un air de soupçon. Alexandre était homosexuel et fou amoureux de Seiishi, qu’est-ce cette adolescente racontait ?!

- Pardon… ? Je crois que tu fais erreur. Et puis il ne m’a rien dit, donc je ne pense pas que je vais te laisser entrer…

Helena faillit refermer la porte. Mais Sasha mit son pied pour la bloquer. L’expression de son visage avait complètement changé. Son regard devint menaçant et sa voix froide. Elle rétorquait :

- J’ai dit… Que je dois travailler avec Alex !

Elle poussait Helena et entra dans la maison. La rousse savait déjà où se trouvait la chambre d’Alexandre, tant de fois que jadis, elle y était allée…

Sasha ne toquait même pas avant d’entrer. Elle refermait la porte derrière elle et admirait Alexandre. Celui-ci n’avait pas l’air de se rendre compte qu’elle était là, il avait mit la musique limite à fond.

Elle s’approchait et baissait le son.

Alexandre sursautait et le regardait, énervé.

- Sasha, tires-toi !! Je t’ai pas permis putain !
- Non, mais je suis ta petite amie, je me le suis permis toute seule. Comme avant…
- Avant c’était avant ! Dit-il en se levant, l’attrapant par le bras afin de la faire sortir.

Mais Sasha s’agrippait à son cou et l’embrassait, forçant la barrière des lèvres avec insistance.

- Sasha, arrêtes ça ! Me force pas à faire quelque chose que je veux pas !
- Quoi ?! Tu vas me frapper ?! Criait-elle.

L’adolescente frottait sa cuisse sur celle d’Alexandre. Celui-ci était écœuré de ce contacte. Non, il n’allait pas la frapper…

Il prit les bras de Sasha et la poussait violement à terre. Elle tombait brusquement. Alex ne lui laissait pas le temps de se lever qu’il la soulevait. Il ouvrit la porte, laissant apparaître Helena qui avait tout écouté. Il poussait Sasha hors de sa chambre, jetant les cahiers de celle-ci aussi.

Il refermait sa porte à double tour, à nouveau et s’assit dos à la porte, n’écoutant pas les protestations de la rousse. Mais une phrase l’éveillait :

- … J’ai dit à Seiishi de ne plus t’approcher, sinon je dis tout à tout le monde ! Tu devais bien te douter qu’il ne t’aurait jamais frappé si je n’étais pas présente ce jour là ! Vous me dégoûtez !

Il prit sa tête dans ses mains et se relevait lentement, pour retourner à son bureau.


Helena avait forcé Sasha à sortir. Elle comprenait très bien la situation. C’était donc Sasha qui freinait Seiishi avec ses menaces…
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:00

Chapitre XIV - PART I



Couché sur son lit, Alexandre repensait à ce qu’avait dit Sasha. Elle lui avait clairement fait comprendre qu’elle faisait de chantage à Seiishi.

A présent, il comprenait. Et il se sentait vraiment idiot de n’avoir pas compris plus tôt. Malgré ça, il s’endormit paisiblement, avec une idée en tête que Sasha ne pourrait pas contourner…


Le réveil de son portable sonnait. Alex dû faire tout un ménage pour retrouver son pantalon et ainsi faire cesser cette sonnerie insupportable. Il regrettait maintenant d’avoir péter son ancien réveil.

A 07h20, il était prêt : Habillé, parfumé, lavé, peigné. Son sac était prêt aussi, depuis la veille.

Il descendait les escaliers à pas de courses, traversait le salon, cherchant sa mère ou Helena, mais aucunes trace d’elles. Il allait donc dans leur chambre…

Alexandre refermait immédiatement quand il vit sa mère et Helena, à moitié nue, couchées sur le lit, sans couverture sur elles.

Putain elles ne se sont pas emmerdées…

Tout compte fait, il décidait de toquer.

- Mmmmh ? Fit la voix endormie d’Helena.

Alex n’entrait pas et parlait à travers la porte :

- Tu pourrais dire à ma mère que je m’en vais ?
- Ouep.

Alexandre sourit et se dirigea à la cuisine, afin de prendre une pomme et de la manger en route.

Sur son trajet, il révisait intérieurement pour son contrôle d’histoire aujourd’hui. Bizarrement, il appréciait, ça lui plaisait. Etudier n’était pas si mal que ça finalement, et dire qu’il a gâché une année pour rien…

Il était 08h15. Comme il avait encore le temps, il se rendit chez Fabian, afin de le réveiller et faire le reste du chemin avec lui. Il sonnait, attendit quelques minutes et Fabian sortit de son appartement, à peine réveillé et la gueule de bois.

- Eh bah ! S’étonnait Alex. Quelle idée de se saouler durant la semaine…
- Idiot, je me suis pas saoulé, si c’était le cas je en me serais même pas levé ! Fit Fabian. Puis, sur un ton plus doux et coquin, il rajoutait : Juste Jeffrey qui m’en a mit plein gaz…

Les deux meilleurs amis riaient. Alors qu’ils traversaient une rue, Alex demandait :

- Jeff’ n’est pas chez toi ?
- Si, si, mais je te l’ai dit, il m’en a tellement mit qu’il doit être crev…
- Epargne-moi les détails !

Pour réponse, Fabian baillait. Il marchait presque en boitant… Ca allait jusque là ?!

- Putain Fab’, t’as si mal au cul que ça ? Riait Alex.
- C’est ça rigole, tu verras quand se sera ton tour ! Moi je ne m’y ferais jamais ! Mais bon j’ai pris mon pied.

« Tu verras quand se sera ton tour »…

Mais à quoi pensait Fabian en disant ça ? Cela fit rougir Alexandre, ce qui n’échappait à Fabian, mais celui-ci ne dit rien.

Il était 25, les grilles étaient ouvertes.

- Hop encore 9h d’emmerde ! Se lamentait Fabian en se dirigeant vers sa classe.
- T’as étudié ?
- Aleeex, j’ai pas eu le teeemps ! Parce que…
- … Tu t’es fait mettre, ouais ok j’ai compris. Tu t’assoiras à côté de moi pour copier alors.
- Comment refusé, c’est si gentiment proposé !


Les deux premières heures, le 6CS avait leur fameux cours de français. Dix minutes avant que la récré arrive, Alex prit son portable, en faisant bien attention cette fois-ci à ce que Sasha ne remarque rien.

Il écrivit un SMS à Seiishi. Il n’en pouvait vraiment plus t’attendre, ils devaient s’expliquer, que ça finisse mal ou bien.

« WC à 10h »


C’était tout ce qu’il trouvait à écrire. Au moins au WC, Sasha ne pourrait pas les voir.

Alexandre se retournait discrètement. Il avait le cœur qui brûlait tellement il était heureux ; Il voyait Seiishi qui lisait son message, un grand sourire aux lèvres.

Cette journée était bien partie…

Impatiemment, les deux amoureux attendaient la récré, afin d’enfin se retrouver.

- …Et pour la semaine prochaine, se sera le chapitre 28 que nous entamerons ! Vous pouvez y aller, Annonçait le professeur de Français.

Sur ce, tous les élèves sortaient en courant ; Y compris Alexandre et Seiishi.

Dans le couloir, Fabian agrippait le bras d’Alex.

– Je m’ennuiiie sans luiii !
– Ouais mais désolé, j’ai un truc à faire ! Souriait Alex.

Son meilleur ami lâchait son bras en faisant la moue et partait, déçu, s’incruster dans un groupe de filles qui l’appelait.

Alexandre était devant la porte des toilettes pour hommes. Il n’hésitait pas à entrer, il avait juste peur. Seiishi allait-il le rejeter ou pas ?

D’un air décidé, il poussait la porte et apercevait Seiishi, assit dos au mur. Quand leurs regards se croisaient, le japonais se levait directement, mettant ses mains dans ses poches.

Un silence de gêne s’installait.

Devaient-ils s’enlacer ? S’embrasser ? Ou juste un « Salut » ?

Alex baissait la tête. En ce moment même, il était timide. Il sentit que Seiishi allait parler, mais il l’interrompit en entrant dans une des cabines.

Seiishi, lui, l’avait regardé faire. C’était une invitation à le suivre ? Ill allait abandonner et sortir des WC quand il reçu un SMS sur son portable.

« Viens »


Sans plus attendre, le japonais s’y précipitait et refermait derrière lui. Ils se regardaient encore, longtemps. Alexandre était assis sur la cuvette tandis que Seiishi était debout devant lui.

- Merci d’être venu… Finit par dire Alexandre, embêté de ce silence pesant.

Pour réponse, Seiishi sautait à son cou. Leurs lèvres s’unissant, leurs langues se caressant dans une danse torride, ils s’embrassaient fiévreusement, chacun ayant faim de l’autre.

Alexandre agrippait la nuque de l’asiatique, approfondissant ses caresses, qui étaient on ne peut plus clair…

Seiishi respirait de plus en plus vite et de plus en plus fort face aux mains expertes de son amant.

Tel était leur retrouvaille, pleine de rebondissements…

Petit à petit, ils cessèrent leurs caresses et leurs baisers. Alexandre enlaçait Seiishi, cachant sa tête dans le creux de l’épaule du japonais.

- Tu m’as manqué… Murmurait Seiishi.

L’asiatique remarquait qu’Alexandre étouffait des sanglots, ce qui lui fit mal au cœur. Seiishi continuait :

- Et je… Je suis désolé… Pour…
- Je sais !

Alexandre relevait la tête afin de regarder les yeux bridés de son compagnon.

- Ne me quitte plus jamais.. Fit Alexandre entre deux sanglots.

Seiishi le serrait un peu plus. Puis, avec une voix amusée, il répondait :

- C’est qui qui m’a claqué la porte aux nez et qui s’est absenté deux longs mois ?

Alexandre lâchait Seiishi.

- Tu veux me rejeter la faute ? Me faire culpabiliser ? Criait presque Alex.
- Mais nan ! Je rigolais ! Je t’ai fait du mal et ce que t’as fait c’est comme une punition ! Je l’ai méri…

Alexandre le coupait en l’embrassant fougueusement.

- La ferme, t’as rien mérité du tout..

Ils s’embrassaient encore, mélangeant passion et amour, sans pour autant se l’avouer.

Puis la sonnerie de la reprise des cours retentit.

- Mais merde ! S’énervait Seiishi.

Alexandre riait et demandait innocemment :

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Seiishi le regardait tristement :

- Ne me dit pas que tu en ressens pas la même chose que moi… On va devoir se séparer maintenant…
- Mais on va se retrouver juste après les cours ! Insistait Alexandre.
- C… Comment ça ?
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:00

Chapitre XIV - PART II



Alex entourait les hanches de Seiishi avec ses bras et posait sa tête sur la poitrine du japonais.

- Je t’invite chez moi après les cours.

Seiishi avait l’air d’hésiter.

- Mais… Tes parents ?

Alexandre soupirait face à cette question évidente. Mais il rassurait l’asiatique qui semblait réellement inquiet :

- J’ai une chambre qu’on peut fermer à clé. Mon père n’est jamais là. Et ma mère est homosexuelle. Je ne vois pas où est le problème.

Seiishi souriait. Il embrassait Alex d’un chaste baiser et annonçait avec regret :

- Je sors en premier.

Alexandre détestait que Seiishi dise ça. Ca le foutait toujours en rogne mais il le cachait. Il baissait la tête, attendant que Seiishi sorte pour pleurer, et murmurait un simple « Oui ! » pas convainquant.

Le japonais riait face à la bouille d’Alexandre. On aurait dit qu’il ressemblait à un enfant à qui on avait reprit la sucette… Avant de s’en aller, il prit le temps de reprendre possession des lèvres de son amant un long moment. Il sortit ensuite à toute vitesse, laissant un Alex frustré mais heureux.

Celui-ci se rassit sur la cuvette, la bouche entre ouverte et les pupilles dilatées, comme s’il venait de consommer sa drogue qui lui était indispensable. Il en devint vite en manque et quittait les lieux en courant.


L’heure de midi, il l’avait passé avec Fabian. Ils étaient dans un parc non loin du lycée. Assis sur un banc, Alex racontait ce qu’il s’était passé quelques heures plus tôt… Fabian, lui, écoutait, tout ouïe.

- Tu l’as… Invité… CHEZ TOI ?!
- Bah ouais.

Le meilleur ami d’Alex se levait et faisait les cent pas.

- Pour quoi faire ?
- …
- Oh non…
- …
- Alex !!

L’interpellé riait face à la détresse de son ami.

- Ne stresse pas ! C’est moi qui devrais ! Souriait Alexandre.
- Et bien justement, là t’es zen, alors je stresse pour toi !
- Pourquoi donc… ?
- … Ca me rappelle ma première fois, c’était à la fois horrible et merveilleux…
- Pourquoi horrible ?
- Parce qu’on savait pas comment s’y prendre… Toi t’as de la chance, remarque !

Alexandre haussait les épaules et mordait dans son sandwich.

- Pourquoi j’ai d’la chance ? Demandait-il la bouche pleine.
- Parce que je t’ai informé des moindres détails… Répondit Fabian d’un ton coquin.


L’après midi se terminait. En classe, comme prévu, Fabian s’installait à côté d’Alexandre, pour le cours d’histoire. Le professeur faisait son apparition, refermant la porte derrière lui. Il s’asseyait tranquillement sur sa chaise et annonçait :

- J’ai une info à vous fournir sur l’interro d’aujourd’hui. Elle n’aura pas lieu car j’ai complètement oublié de la préparer.

Tous les élèves criaient leur joie tandis qu’Alexandre était littéralement DE-GOU-TE ! C’est ça qui l’énervait chez ces professeurs ! Ils prévoient puis laisse passer, et lui, il avait étudié pour rien.

- Oh nan !! Monsieur, vous pouvez pas faire ça !! Pour une fois que j’avais étudié ! Sans déconnééé !
- Je suis flatté que vous prenez mon cours au sérieux Mr Dolcini, mais une prochaine fois !

André et Michel s’incrustèrent à la conversation :

- Hooo le pd il a étudié pour rien ! Disaient-ils en même temps.

Seiishi voulait leur dire de la fermer, mais une nouvelle fois, il n’osait pas, surtout devant toute la classe.

Alexandre, lui, pensait à Seiishi et ne répondait pas aux remarques de ses deux amis, il n’y prêtait aucune attention, ce qui les énervait encore plus.

La journée se terminait.

Alexandre était monté dans un arbre, attendant patiemment de voir passer Sasha. Une fois que celle-ci se montrait et qu’elle soit hors de vue, il descendait de sa cachette et attendait Seiishi dans une rée de chaussée qui menait à sa maison.

Aucuns élèves n’habitaient aux environs de la rue d’Alexandre, ce qui était un bon point.
Il attendait bien une vingtaine de minute. Un moment, il avait bien cru que Seiishi lui poserait un lapin… Mais il sentait des doigts s’entremêler aux siens. Il se retournait, même s’il savait déjà qui c’était. Alex eut un sourire jusqu’aux oreilles.

Il n’y avait personne dans la rue, du moins personne qui les regardait. Alexandre sautait donc sur l’occasion pour embrasser le japonais, qui le repoussait légèrement…

- Nan Alex, s’te plait…

Celui-ci fit la moue mais acceptait la décision de l’asiatique. Ils marchaient dans un silence complet. Comme pour se faire pardonner, Seiishi mit une main dans la poche arrière du jeans d’Alexandre.

Alex levait la tête brusquement à se contacte. Il était un peu gêné mais laissait faire Seiishi. D’ailleurs, il appréciait tellement ce geste qu’il en fit profiter au japonais aussi, en mettant également une main dans une des poches arrières du jeans noir de Seiishi.

Les deux amants marchaient inconsciemment, ne sachant pas qu’ils étaient suivit…


Ils étaient sur le pas de la porte, à s’embrasser amoureusement sans relâche. Alexandre ouvrait difficilement la porte d’une seule main mais y arrivait tout de même.

Il refermait la porte derrière lui. Tout en continuant à s’embrasser, ils continuaient leur chemin vers la chambre d’Alex, en traversant la cuisine et le salon. Ils durent se lâcher quelques secondes pour monter les escaliers et s’enfermer à double tour.

Helena qui était assise sur le fauteuil du salon n’en croyait pas ses yeux. Automatiquement, elle se levait et courait dans la cuisine.

- Cathyyy !!! T’as vu c’que j’ai vu ?!

Catherine avait gardé la même position et regardait dans le vide, la bouche bée.

- Mon bébé… A GAGNEEE !!

Elles se prirent dans les bras en sautant de joie. C’était tout de même exagéré mais ça paraissait tellement impossible aux yeux de la mère d’Alex…

- Et maintenant tu crois qu’ils vont… Commençait Catherine.
- Je suppose que oui… J’ai vu comment ils étaient.. Excités ! Hm, et d’ailleurs… Ca m’a excité aussi…

Elles se fixaient, le regard complice. Puis, se tenant la main, elles couraient vers la chambre à coucher de Catherine.


Seiishi caressait le dos nu de son amant, lui donnant des baisers le long de sa clavicule. Se dirigeant vers le lit dont les draps n’étaient pas faits, le japonais se couchait sur le dos, invitant Alex à prendre place sur lui..

L’asiatique émettait des petits gémissements à chaque caresse, de plus en plus insistantes, d’Alexandre. Celui-ci laissait ses doigts se balader sur le torse dépourvu de poils, ainsi que tout le reste du corps de son amant, étudiant chaque parcelle de peau.

A califourchon sur Seiishi, Alex retraçait de sa langue le chemin que tout les amoureux connaissaient. Passant par les bouts de chairs roses durcis, il redessinait le contour des abdominaux.

Alexandre déposait quelques baisers sur le bas ventre de son amant, ce qui eut pour effet sur Seiishi de lâcher un râle de plaisir...

Soudain, il senti des doigts caresser son intimité. Il gémit à les sentir se balader tout le long de son membre dressé. Ses battements de cœur s’accéléraient et sa respiration se fut beaucoup plus régulière sous l’effet de l’excitation.

Seiishi s’arquait quand il senti quelque chose de chaud, de mouillé et de long se poser à son tour sur son membre et longer celui-ci lentement.

Le japonais gémissait à nouveau, donnant des coups de reins plus insistants à chaque coup de langue. Il posait une main légère sur la tête d’Alexandre. Geste qu’Alex appréciait, prouvant que Seiishi ne détestait pas…

- A.. Alex… Je vais…

En un cri de plaisir, Seiishi se déversait dans la chaude bouche de son compagnon. Alexandre goûtait la semence de l’asiatique. Il en gardait une petite quantité sur les lèvres, et embrassant Seiishi, celui-ci goûtait au fruit de son plaisir.

Alexandre se couchait à ses côtés.

Tout à coup, ils se rendaient compte de ce qu’ils venaient de faire. Par gêne et par manque d’habitude, Seiishi tournait dos à Alex. Celui-ci qui avait les yeux fermés ne l’avait pas tout de suite remarqué.

S’asseyant, il mit une main sur l’épaule de l’asiatique. Seiishi la prit et, brusquement, l’attirait vers lui. Couché face à face, ils se regardaient.

Tout à coup, sans aucune raison, Seiishi riait.

- Je suis bon… Lâchait-il enfin.

Alexandre le regardait, un petit sourire affiché sur le visage.

- Tu es bon, affirmait-il.

De nouveau, ils s’embrassaient inlassablement. Alexandre se remit sur Seiishi, caressant ses cuisses. Il sentait l’érection du japonais. Il souriait et prit le sexe en main. A son étonnement, Seiishi faisait pareil. Ils se masturbaient mutuellement, chacun se déversant dans la main de l’autre.

Puis, n’en pouvant plus, Alexandre introduisait un doigt dans l’anus de Seiishi. Celui-ci sursautait presque à ce contacte. Assis, il demandait, le visage pâle :

- Alex… Qu’est-ce que tu fais…
- Laisse–toi faire.. Tu me fais confiance, non ?

Pour réponse, Seiishi se recouchait, offrant son corps même s'il ne se sentait pas prêt. Alexandre le regardait un instant. Il pensait qu'il ne devait pas l’obliger, ni lui forcer la main. Il abandonnait son idée et se recouchait.

Il mit la couverture sur leurs corps nus et prenait Seiishi dans ses bras.

- Alex... Arigatô..

Alexandre n’avait pas forcément tout saisis mais se disait bien que c’était un timide « merci »…

- Seiishi… Tu restes, cette nuit.. ?
- … Ouais..
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:03

Chapitre XV



Alexandre se levait dans une agréable position ; la tête nichée dans les bras de Seiishi. Il était 06h30… La première fois qu’il ouvrait les yeux à une heure pareille !

L’asiatique baillait, sous le regard d’Alex.

- Mmm.. Alex, me matte pas…
- T’es mon boyfriend et j’en ai le droit ! Riait-il.

Seiishi se levait pour s’habiller.

- Hé ! J’ai pas le droit à mon…

Le japonais se recouchait et l’embrassait à pleine bouche. Quand ils se séparaient, Seiishi murmurait en souriant :

- Quelle haleine..

Alexandre lui donnait un petit coup à la tête.

- Et toi alors !

Seiishi se mit à caresser d’une façon sensuelle la peau nue d’Alex, ce qui eut pour effet de…

- Merci beau gosse, maintenant je bande.

Il entendait Seiishi rire et reprendre son sérieux en répondant :

- Attends je m’occupe de ça…

Alexandre ne put rien protester qu’il sentait déjà des doigts fins lui masser son bas ventre. Le japonais lui suçait la peau tendre du cou tout en baladant ces doigts sur le membre dressé.

Sans qu’Alex ne s’y attende, Seiishi se mit à le masturber d’une extrême douceur et d’une insupportable lenteur..

- Aaah.. Seiishi, déconnes pas ! Je n’suis pas… « Cassable » !

Seiishi ne se fit pas prier et accélérait ses mouvements continuels, il l’avait assez fait languir comme ça !

Le corps excité d'Alex s'arquait sous le plaisir. Il s'en mordait les lèvres tellement il aimait ça..
Alexandre jouissait, se déversant dans la main de l’asiatique. Celui-ci se reposait alors auprès de son amant, qui était essoufflé…

- T’exagères Alex, t’as pas couru un 100 mètres quand même ! Se moquait Seiishi.
- Haaa.. Putain Seiishiii… C’mieux qu’un plaisir solitaire..
- Ca j’en doute pas. Mais j’suis tout sale maintenant… Riait–il.



Pendant ce temps, à l’extérieur de la maison, Frédéric, le père d’Alexandre, ouvrait la porte de leur maison. Il fut étonné de voir le sac à main de sa femme et… Un autre sac à main qu’il n’avait jamais vu auparavant.

A la cuisine, il posait sa manette sur le petit comptoir.

- Catherine ? Appelait-il.

A la troisième fois, il se décidait d’aller la chercher dans leur chambre à coucher.

Frédéric ouvrait la porte…

- Catherine ?!

Il voyait quatre jambes qui appartenaient sans aucun doute à des femmes. Il reconnaissait parfaitement ceux de sa femme, mais ignorait les deux autres.

Elles avaient l’air d’encore dormir. Il s’approchait et ôtait d’un geste vif la grande couverture qui recouvrait le reste des corps.

C’était LE choc de sa vie. Il voyait sa femme, complètement nue, dans les bras d’une inconnue…

Frédéric était dégoûté, il restait là, tétanisé, à les observer sans rien dire.

Catherine, qui n’avait pas remarqué sa présence, ouvrait petit à petit les yeux.

- Bébééé… Lève toi… On va prendre.. Une dou…

Elle ne terminait pas sa phrase. Son regard croisait celui de son époux.

- Oh… Salut Fred. Tu veux que je t’explique peut-être ? T’es de nature si curieuse !
- IL N’Y A RIEN À EXPLIQUER ! Hurlait-il.
- Arrête de crier ! Y a Alex, son copain et Helena qui dorment !
- Mais… Mais JE M’EN FOU ! Comment peux-tu me parler si tranquillement alors que je te découvre à poil avec une…
- Avec Helena, oui !
- JE TE QUITTE !

Catherine riait ironiquement.

- Waw, que c’est dramatique… Eh bien tu sais où est la porte.
- Et je prends Alex avec moi ! Je… J’ne veux pas qu’il devienne comme toi !

Elle riait à nouveau. En se recouchant, elle dit pour elle-même :

- Ouais c’est ça, surtout pas…

Quant à Frédéric, il montait à l’étage en faisant un boucan du diable.


Alexandre et Seiishi, qui étaient toujours dans le lit, se racontaient des blagues. Ils avaient bien évidemment tout entendu. Et ils savaient également que le père d’Alex ouvrirait la porte d’une seconde à l’autre.

- Putain il fait chier… Râlait Alex.
- N’empêche que tu m’avais dit qu’il n’est jamais là… Rajoutait Seiishi qui se sentait mal à l’aise.

Alexandre s’énervait.

- Il est venu au mauvais moment ! Ce n’est pas ma faute !
- Hey baby ne t’énerves pas !

Il l’embrassait d’un chaste baiser… Puis la porte s’ouvrit.

- Alex !! FAIT TES VALISES ! Oh mon dieu, si tu savais ce que ta mère est…

Frédéric baissait la tête, il pleurait presque. Tout à coup, Alex en eut pitié. Mais il ne pouvait pas cacher Seiishi, se serait l’abandonner et le trahir.

- Homosexuelle, je sais. Et moi aussi.

Son père relevait la tête.

- Ne dit pas de bêti…
- PA ! SI ! Et je te présente Seiishi !

Alexandre se reculait un peu pour qu’ils puissent se voir.

Frédéric fixait Seiishi d’un regard plein de mépris, haineux.

- Et je l’aime.

Alexandre, qui tenait la main du japonais, sentait que celui-ci la serrait un peu plus à ces mots. Peut-être que ça le touchait… ?

Son père était complètement choqué par ce qu’il venait de dire.

- Alex je t’en pris ! C’est un garçon ! Je ne sais pas ce que ta mère t’as mis dans la tête mais je ne su…
- La ferme ! Si t’es pas content tu peux te casser !
- Tu viens avec moi !

Alex faillit se lever mais se rappelait qu’il était nu comme un ver, il s’abstenait donc de toute tentation de refaire la gueule à son père…

- J’ai 18 ans, Pa. Et tu n’as pas le droit puisque je suis majeur.

Les traits du visage de Frédéric se durcirent. Alexandre avait raison… Et ça le rendait triste.

- Très bien. Comme tu le sens ! Mais ne vient pas me demander quoique se soit ! TU N’ES PLUS MON FILS !
- TRES BIEN ! Hurlait-il à son tour.

Catherine, qui avait tout entendu, enfilait une nuisette et montait à l’étage.

- FRED !
- Toi, tu ne me parles plus !

Il s’en allait, furax et malheureux d’avoir perdu sa famille.

Tous les trois entendaient la porte d’entrée claquée.

Catherine s’asseyait à terre, effondrée. Malgré les apparences, elle était faible. Elle avait tout de même aimé cet homme.

- ‘Man...
- Je suis désolée Alex. Vraiment désolée. Je ne suis pas une bonne mère !

Il apercevait quelques larmes qui coulaient. Savoir qu’il ne pouvait rien y faire le démoralisait.

C’était au tour d’Helena de faire son apparition.

- Cathy !!

Elle l’embrassait, la prenait dans ses bras la consolait à l’aide de mots doux.

Alexandre, gêné –Seiishi aussi, d’ailleurs...- restait là, sous les couvetures. Seiishi, qui était derrière lui, lui déposait de tendres petits baisers sur l’épaule.

Alexandre, ignorant que Seiishi essayait de le consoler aussi, prit son boxer et l’enfilait rapidement.

Il sortait du lit et rejoignait les deux femmes.

- Maman ! Je ne comprends pas pourquoi tu pleures !
- Alex.. tu t’imagines pas dans quelle… PUTAIN DE MERDE ON EST !

A nouveau, elle se lâchait à pleurer telle une madeleine, sous les consolations de sa seule famille.
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:03

Chapitre XVI



Seiishi et Alex étaient sortis vers 08h25 de la maison. Ils seraient sans aucun doute en retard. Sur le chemin, avant de tournée une chaussée, Seiishi disait une chose qu’Alex redoutait :

- On devrait peut-être marcher séparément maintenant…

Alexandre soupirait. Là, il en avait vraiment ras-le-cul ! Il devait lui dire combien c’était pénible d’entendre ça !

- Seiishi ! Je sais que tu tiens à ton image ! Mais… Ca ne peut plus durer comme ça !

Le japonais s’arrêtait de marcher. Il savait très bien qu’à un moment ou un autre, Alex perdrait patience... Et c’était arrivé.

- Alex, je…
- Non. C’est ou ta fierté et les filles qui vont avec, ou moi.

Il le laissait en plan sur ces mots. Seiishi ne le retenait pas, il n’en avait pas le droit, car Alexandre avait raison… Mais il ne pourrait pas choisir, il avait longtemps « travailler » pour avoir le statut qu’il avait en ce moment…

Craint de tous pour n’avoir aucun problème. Et la vie au lycée était belle ainsi !

Sans s’en rendre compte, il courrait après Alex.

- Hé Alex ! Déconne pas !

Il le retenait par le bras. Alexandre, lui, avait un sourire aux lèvres… En se retournant, il entourait de ses bras le cou de Seiishi.

- Alors c’est moi que t’as choisi ! Souriait-il.

Seiishi le repoussait avant qu’ils ne se fassent voir, ce qui fit perdre le sourire d’Alex.

- Alex… Non… Je ne peux pas…
- Tu ne VEUX pas, plutôt ! Tu me dégoûtes ! Après les bons moments qu’on a passés t’oses encore me faire ça ! T’es répugnant !!

Il allait s’en aller, mais Seiishi lui barrait la route. Il lui prit les épaules et l’embrassait tant qu’il n’y avait personne.

- Laisse-moi juste un peu de temps, mentait Seiishi à contre coeur.
- Un peu de temps pour toi c’est 1 semaine ! S’énervait Alex.
- Non ! … 3 maximums.
- Ha ouais, meilleur ! T’ES FOU ! Je ne tiendrais jamais !
- Allez… Mon cœur… mon lapin… Mon chaud lapin… Souriait-il, essayant de mettre Alexandre en confiance, ce qu’il réussit.
- Ok pour 3 semaines…
- Génial !

Ils continuaient à avancer, en silence. Jusqu’à ce que cette fameuse chaussée…

- c’est là qu’on se quitte, si j’ai bien compris…
- Ouais. Allez, à plus, beau gosse ! Riait faussement Seiishi.

Y a un truc de pas net, chez lui…

- Héé ! Seiishi !

L’interpellé se retournait.

- On est en retard, n’est-ce pas ? Il est 09h00…
- Et… ?
- Et on ne nous verra pas. On peut y aller à deux, Concluait Alex.

Seiishi soupirait mais ne montrait pas son dérangement.

- Ok ! Souriait-il.

Alexandre se réjouissait de cette réponse, il en sautait même de joie.


Devant les grilles du lycée…

- Putain les grilles sont fermées ! Criait Seiishi.
- Suffit de sonner, idiot… Répondait Alexandre en appuyant sur l’unique sonnette.

La voix de l’assistante résonnait à leurs oreilles. Elle demandait leurs noms et ouvrait.

Ils passaient à l’accueil, pour qu’on leur donne un billet de retard. Dans le couloir, sur le tableau d’affichage spécialement pour les élèves, il y avait de nouvelles infos…

- Hé Seiishi ! Regarde, y a un scoop qui s’est produ…

Alex ne terminait pas sa phrase et tournait les talons. Les photos qui y étaient accrochés ne plairaient pas à Seiishi…

- Heu non finalement c’est rien..

Le japonais, qui était face à Alex, répondait :

- Fun, j’vais pouvoir les emmerder ! Dit joyeusement Seiishi en poussant doucement Alex.

Mais une fois devant le glorieux tableau, il perdait son sourire. Il ravalait sa salive difficilement, le visage pâle…

- Putain… Nân.. Pas possible.. NAN !!

Seiishi paniquait totalement. En rage, il arrachait toutes les photos, pour les déchirer, ce qui blessait énormément Alexandre…

- Qui a prit ces photos de nous ? QUI ?!

Alex reconnaissait très bien la qualité des photos. Celle de l’appareil photo de Sasha… Hier après les cours, elle les avait donc suivit…

- Sasha… murmurait Alex dans un souffle presque inaudible.
- Qu’est-ce que t’as dit ?! S’emportait Seiishi.
- RIEN !!
- T’as dit « Sasha » ! C’est elle n’est-ce pas ?! Criait presque Seiishi.

L’asiatique regardait la dernière photo qu’il avait en main. Celle où ils s’embrassaient devant la porte de la maison d’Alexandre…

- Putain, non… Quand je pense qu’ils ont tous vu... CA !

Alexandre faillit pleurer sous ces paroles blessantes. Seiishi ne s’en rendait peut-être pas compte à cause de la colère, mais il lui faisait vraiment mal au cœur, c’était dur à supporter…

Seiishi prit un ton décidé.

- Viens, Annonçait-il en prenant sa main.
- O…Où on va… Demandait Alex au bord des larmes.
- On va sécher les cours. Je ne supporterais pas leurs regards !

Dehors, ils grimpaient un petit mur, pour ensuite s’étaler sur le trottoir…

- Ha putain ! Jurait Seiishi qui s’était blessé.

Il se relevait et aider Alex à faire de même.

- Bon, maintenant on fait quoi ? Répliquait sèchement Alexandre.
- Hé, koibito ! Pourquoi t’es énervé ?!
- JE sais ce QU’ON va faire ! TU rentres chez toi et JE fais pareil de MON côté ! Et arrête avec tes surnoms débiles japonais !

Seiishi le regardait partir. Comme il n’osait pas le retenir, il disait simplement :

- Tu ne sais même pas ce que ça veut dire…
- Et je m’en branle ! Criait Alex sans se retourner.

Le japonais soupirait.

- … « Mon amant »…

Alexandre s’arrêtait de marcher. Seiishi continuait son petit jeu de pardon :

- Koibito, aishiteiru… « Mon amant, je t’aime »…
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:05

Chapitre XVII



Alexandre se retournait et fit face à Seiishi, qui s’était rapproché.

- Seiishi..
- Je t’aime !

Alex sentait les larmes de joies envahir ses yeux. Le japonais prit le visage d’Alex entre ses mains et lui déposait un petit bisou sur les lèvres.

- C’est ça que tu voulais entendre, n’est-ce pas ? Que je t’aimais. Mais fais toi à l’idée que je ne le redirais plus pour te faire plaisir… Ce n’est pas une chose qui se dit sans arrêt…

Alex fit un petit hochement de tête. L’asiatique lui prit la main et s’apprêtait à marcher.

- Où on va ?
- .. J’en sais rien, mais aujourd’hui ce n’est pas mon jour, alors tout ce que je veux c’est être avec toi sans que personne ne nous voit, je veux être tranquille !

Seiishi avait l’air de s’énerver, mais il n’insistait pas. Pourtant, une chose le retenait… Sa mère devait être seule chez eux. Ce matin elle avait l’air désespérée, et il ne savait pas pourquoi.

Il voulait aller la rejoindre, mais Seiishi avait besoin de lui également…

- Seiishi… Aujourd’hui, je préférerais rentrer chez moi… Si ça ne te gêne pas…
- Pourquoi ?
- Ma mère… Elle a besoin de moi.

Le japonais soupirait.

- Je peux venir avec toi ?
- Oui ! Criait Alex sans hésiter, ce qui fit sourire Seiishi.

Ils repassaient par l’école et prenait le chemin de la maison d’Alexandre. Devant la porte, Alexandre retirait ses clés de sa poche, l’ouvrait et entrait en compagnie de Seiishi.

- Euh, Seiishi… Ca serait bien si tu m’attendais dans ma chambre… J’vais causer à ma mère.
- Ouais, ok.

Alexandre se dirigeait vers la cuisine. Catherine n’y était pas. Dans la salon non plus. Il ne manquait plus que la chambre.

Il y entrait, et la voyait, couchée. Elle semblait dormir sous les couvertures. Helena n’était pas là…

- Maman ?

Celle-ci se levait dans un sursaut.

- Alex ? Tu n’es pas en cours ? Tu sèches !?
- Je t’expliquerais plus tard… Tout d’abord je voudrais que tu me parles de.. tu sais quoi..

Elle semblait pâlir à ses mots. C’était si grave que ça ?

Catherine lui fit signe de s’asseoir auprès d’elle, ce qu’il fit, en prenant le temps de refermer la porte derrière lui.

- Ton père va sûrement demander le divorce… Et cette maison lui appartient. On n’aura aucune pension alimentaire, tu es déjà majeur. Et j’ai réfléchis à tout ça depuis ce matin… Je vais aller vivre avec Helena.
- Mais c’est génial ! Je ne vois pas où est le problème ! Souriait-il.

Sa mère soupirait et décidait d’être directe.

- Le problème c’est toi. Tu ne pourras pas venir avec moi ! De un, car l’appartement d’Helena n’est pas assez grand pour nous trois. Et les frais de facture, je ne t’en parle même pas… C’est pour ça que tu dois rester ici. Pour tes études, pour Seiishi, tes amis et tout le reste…
- Maman… Tu ne peux pas me faire ça…
- Si, je peux, et je le ferais. Je veux que tu sois indépendant à partir de maintenant !

Alexandre ne comprenait pas la réaction de sa mère.

- Mais où je vais vivre ! Et… Et comment j’vais payer mon appartement ? J’ai même pas de fric !
- Je te laisserais un peu d’argent de mon compte ! En attendant, tu iras chez Fabian. Je suis sûre qu’il comprendra. Ok ?
- Oh, Moune… C’est… Je sais pas, c’est si soudain… Pourquoi cette décision ?!
- Ne pose pas de question, mon chéri ! Je viendrais te voir, et tu viendras me voir, on ne va évidement pas couper les ponts !

Catherine regardait son fils. Il était sur le point de pleurer, il avait l’impression que tout s’écroulait…

Sa mère le prit dans ses bras et le berçait lentement.

- Tu… Tu pars quand...
- Demain.
- DEJA ?!

Catherine le lâchait et se levait.

- Alex… Comprends-moi… Ne crois pas que je t’abandonne !

Alexandre hochait la tête.

- Ok. Alors j’y vais.
- Où ça ?
- Chercher du boulot, tiens !

Alexandre sortait dans la chambre, en claquant la porte. Il était énervé, déçu, en colère, en rage… l’attitude égocentrique de sa mère le dégoûtait. Il était conscient qu’elle ne l’abandonnait pas vraiment, mais elle pouvait quand même attendre encore une semaine, le temps qu’il cherche un logement, un travail,…

Il retournait dans sa chambre et vit Seiishi, sur son ordinateur, à regarder ses vidéos… Qu’il avait déjà oublié.

- Seiishi, qu’est-ce que tu fous !
- Waw… J’ai passé un agréable moment, dit-il en refermant sa braguette. Ils sont chauds ces asiatiques ! Je me demande si j’m’en trouverais pas un…
- Ta gueule ! Répondait Alex, énervé.

Seiishi riait, il ne voyait pas qu’Alexandre était mal.

- C’est pour ça que t’as craqué pour moi ? A cause de ces vidéos ? Tu veux que… Je te fasse vivre c qu’ils font ? Demandait le japonais d’un ton sensuel.
- Ca fait beaucoup de question, répondait Alexandre, agacé. Bon, Seiishi, je vais y aller. Tu m’accompagnes ? Je vais… Trouvé un boulot…

L’asiatique riait.

- Hein ? Tu veux travailler ? T’es fou ! Et les cours ?
- Fais pas le con… Je n’vais pas retourner en cours avant deux semaines au moins.

Seiishi fit un bref oui de la tête et se levait, après avoir fermé le pc. Ils sortaient de la belle et grande maison, qui n’allait bientôt ne plus être celle d’Alexandre.

Sur leur chemin, ils rencontraient plusieurs agences pour du travail ; mais ils en ressortaient toujours sans rien. Alexandre avait du mal à se décider.

- J’ai faiiim… Râlait Seiishi.

Alex sourit et répondait :

- On va bouffer, alors ! Tu veux quoi ?
- Mmh… Un bon p’tit snack…

Alexandre relevait la tête.

- J’en connais un bon !

Il prit la main de Seiishi et le guidait jusqu’au snack où lui, Fabian et Jeffrey avaient fait les cons.

Ils entraient dans le petit restaurant. Une bonne odeur y régnait. Il n’y avait que quelque personne.

Alexandre et Seiishi s’asseyaient. Le même vieil homme s’approchait d’eux. Alexandre lui fit un grand sourire, le gérant le lui rendit.

- Ah, te revoilà ! Vous désirez ?

Alexandre regardait Seiishi qui commandait. Il était magnifique sous tous les angles, c’est fou…

- Et vous ?

Alex n’entendait pas qu’on lui parlait, il fixait Seiishi dans les yeux, le dévorant presque des yeux.

- Je te prendrais bien maintenant ! Disait sérieusement Alex, inconscient.

Il sentit que le japonais lui avait filé un coup de jambon à la jambe.

- Heuuu j’veux dire que je prends la même chose que lui ! Se rattrapait Alex, rouge de gêne.
- Très bien !

Sur ce, le vieil homme partait.

- Alex, qu’est-ce qui t’as pris ?!
- Haaan désolé, mais qu’est-ce que t’étais beau !...

Seiishi fit un timide sourire et se levait.

- Rejoins moi !

Et il partait, entrant dans les toilettes du snack. Alexandre se levait à son tour, et le suivait. Il avait l’impression que tout le monde savait, qu’ils le regardaient tous, ce sentiment de culpabilité gâchait tout.

Il entrait dans la toilette, et remarquait qu’il y avait des gens. Mais il ne les connaissait pas et vice versa, alors c’était à prendre !

- Seiishi, t’es dans quelle cabine ?
- Deviiine…
- Allez, dit ! Riait Alex.

Il entendait le japonais rire. Alex savait évidemment où était celui-ci, il voulait juste jouer à cache-cache…

- Seiishi… Allez, j’abandonne… T’es où ?
- J’me fais désirer, Alex, à toi de trouver !

Les quelques hommes qui étaient dans la toilette les regardait de travers et sortait sans avoir même finit ce qu’ils étaient venus faire.

- Hey Seiishi, je crois que t’as fait peur aux messieurs !

L’asiatique ouvrait sa cabine.

- Tu parles ! Allez, viens..

Alexandre entrait dans la cabine, refermait derrière lui et s’assit sur les genoux de Seiishi.

- T’as remarqué qu’on se donne souvent rendez-vous dans les chiottes… Souriait Alex.
- Je trouve ça romantique ! Rigolait Seiishi.

Puis, tous les deux se regardaient, ce qui cessait de les faire rire. Alexandre posait sa tête sur l’épaule du japonais, et remuait légèrement les hanches, frottant son sexe contre celui de son amant.

Celui-ci gémissait déjà, Alex lui faisait trop d’effet. L’asiatique baladait ses mains sous le t-shirt d’Alexandre, caressant son dos lentement. Elles passaient sur son torse, contournant les abdominaux.

Leurs bouches étaient toujours en contacte. Bientôt, les lèvres d’Alexandre dérivèrent sur le long du cou de Seiishi, passant sa langue sur la tendre peau.

Le japonais avait déboutonné le pantalon d’Alexandre. Il passait sa main à l’intérieure de sa cuisse, frôlant les parties intimes d’Alex, qui respirait de plus en plus fort...

- Aaah.. Seiishi si on continue j’pourrais pas m’arrêter..
- Demande-moi d’arrêter alors.. Insistait Seiishi.

Alexandre relevait la tête et regardait le japonais. Ils avaient tous les deux les joues rosies par l’excitation, Alex ne pouvait pas et ne voulait pas qu’ils s’arrêtent… Il n’avait pas la force de refuser.

- Bon allez viens, on y va, c’est sûrement prêt ! Dit Seiishi en se levant, faisant presque tomber Alexandre à terre, ce qui cassait toute l’ambiance.

Alex s’énervait.

- Putain Seiishi ! Tu m’allumes et puis tu… T’es sadique !!
- T’énerves pas baby, je m’occuperais de toi plus tard.
- SEIISHI ! Je bande, comment tu veux que je sorte comme ça ?!

Le japonais ouvrait la porte de la cabine et dit avant de la refermer :

- Soulage-toi.

Et il sortait, laissant Alex en plan.

Putain mais qu’est-ce qu’il lui prend ?!

Alexandre ne cherchait pas à comprendre. Il refermait la cabine et fit attendre Seiishi cinq petites minutes pour ensuite le rejoindre, boudeur.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:07

Chapitre XVIII



Mordant leur plat, ils parlaient du problème d’Alexandre.

- Alex, sans te contrarier… Je pense que tu devrais bosser en black. T’es encore au lycée et t’as pas de diplôme, c’est pas gagné.

Alexandre savait que Seiishi n’avait pas tord. Mais au même moment, le serveur les entendait. Il finit de servir tout le monde pour ensuite se diriger vers la table des amants.

- Excusez-moi, Messieurs ? Pourriez-vous venir à 19h ici, s’il vous plait ? J’aurais à vous parler.

Alexandre, assez pessimiste sur le coup, pensait :

Merde… Il m’en veut encore à moi et les deux autres cons… Putain… Je savais qu’il n’allait pas nous pardonnez aussi facilement !

Seiishi répondait à sa place :

- Oui Monsieur !

Sur ce, le patron s’en allait, assez fier de lui.

Tout le reste de la journée, Alex et Seiishi avaient traîné dans un parc. Mais 19h arrivait bien vite et Alexandre était prit d’une légère angoisse.

Alors qu’ils se dirigeaient vers ledit snack, Seiishi le rassurait.

- Hey Alex, pas la peine de stresser.
- Je suis sûr à 100% qu’il a appelé les flics !

Le japonais riait mais ne dit rien.

Ils ouvraient la porte du petit commerce. Ils furent immédiatement salués.

- Heu… Ouais salut…

Alex sentait la main de Seiishi sur son épaule, ce qui le rassurait un peu.

- Venez, asseyez-vous.

Le vieil homme ne leur laissait pas le temps de répliquer qu’il continuait :

- Ce n’est pas mon genre d’écouter les conversations des clients, mais la vôtre m’a intéressé. Si tu veux, tu peux bosser ici. Je suis vieux et un peu d’aide ait la bienvenue !

Alex fut agréablement surpris. Il était, comme on dit, ému !

- Travailler… Ici… Répétait-il, rêveur.

Bon c’est vrai qu’il puerait les frites toute la journée. Mais c’était quand même un boulot ! Il hésitait tout de même un peu. Seiishi le remarquait et répondit une fois de plus à sa place :

- Il serait ravi !
- Très bien, alors à partir de maintenant, tu m’appelles « boss » !

Alexandre le regardait d’un œil suspect.

- Bon ok… J’ai toujours voulu dire ça… Hum, « patron » suffira.

Le vieil homme continuait :

- Tu commences quand tu veux. En fonction de tes heures de cours bien sûr !

Alexandre regardait Seiishi. Celui-ci baissait la tête en se mordant la lèvre. Ils ne savaient pas s’ils devaient retourner en cours ou non.

Maintenant que tout le monde savait, y compris les professeurs, ça freinait Seiishi.

Tandis qu’à Alex, ça ne posait aucun problème. Il traînait déjà avec des homosexuels, en devenir un ne changeait pas grand-chose… Et puis, il ne restait que quelques mois, et il serait à l’université.

- Ok, Fit Alex, décidé. Je commencerais demain après les cours, donc à partir de 17h. Vous payez combien ?

Le patron avait l’air de réfléchir.

- Ca dépend de la façon dont tu te débrouilleras. J’augmenterais par rapport à ça. Sinon, ce sera 100€ par semaine. Ca te convient ?

Alexandre souriait, signe qu’il était d’accord. Il signait encore quelques feuilles. Puis, il se levait, en même temps que Seiishi et le patron.

- Alors je te dis à demain !

Ils se serraient la main et se quittaient. Dehors dans la nuit, alors qu’ils marchaient, le portable du japonais sonnait.

- Allô ? Ah… Korekara [1] ? Hai [2]. Iie, iie [3]… Bye, okaa-san [4] !

Il raccrochait et observait Alexandre qui le regardait d’un œil d’incompréhension.

- C’était ma mère. Elle veut qu’on dîne en famille, se soir…

Alexandre le regardait en souriant et le prit dans ses bras, l’embrassant un court instant.

- Demain, tu vas vraiment aller en cours ? S’inquiétait Seiishi.
- Seiishi, moi je n’ai pas honte de se que je suis. J’accepte ta décision, j’attendrais le temps qu’il faudra pour me montrer avec toi. Alors prend ton temps, ok ?

Alex lui esquissait un sourire tout ce qu’il y a de plus convainquant.

- Ok…

Le japonais ne savait pas quoi dire d’autre. Jamais il ne s’accepterait, Alex pourra attendre longtemps. Une vie entière ne suffirait pas à Seiishi.

L’asiatique décidait de partir.

- Bon je te laisse, je n’vais pas les faire attendre.

Il s’en allait, disparaissant à l’horizon.

Alexandre, quant à lui, ne voulait pas directement rentrer chez lui. Il était toujours aussi vénère contre sa mère. Il prit son portable et appelait Fabian.

- Mmmh ?
- Salut Fab, c’est Alex.
- Ohh.. Oui…
- Hein ?
- Oh désolé Alex ! … Continue…

Je rêve où il gémit ?

- Ouais, bon. J’ai trouvé du travail, et devine où !
- Aaah !! Jeff ! Plus vite !... Haaa… Encore…
- Je te dérange pas trop ? Fit sèchement Alex.

Il ne reçut aucune réponse, à part des « Oh », « Oui », « Encore », « Plus vite », et des gémissements très… Expressif.

Alexandre raccrochait finalement. Visiblement, même son meilleur ami n’avait plus de temps pour lui.


Après s’être promené dans un parc, il décidait de rentrer chez lui vers minuit.

Il ouvrit les portes de la maison et appelait sa mère pour lui dire la bonne nouvelle.

- Maman ? Viens dans la cuisine, j’ai un truc trop fun à te dire !

Il attendait bien dix minutes, sans réponse. Il enlevait sa veste, et décidait de chercher après Catherine. Il passait par toutes les pièces pour terminer par sa chambre.

Sur le clavier de son PC, il vit une lettre.

Putain… C’est comme dans les films… J’suis sûr que c’est une mauvaise nouvelle… Oh merde… !


Il s’avançait lentement et prit la feuille pliée en deux. Il l’ouvrait rapidement et la refermait. C’était l’écriture de sa mère. Mais pourquoi lui avait-elle écrit une lettre ?

Le portable, ça existe !

Il la dépliait finalement et lu mot par mot. Ce qui était écrit lui fit mal au cœur.

« Coucou Alex ! J’ai attendu que tu rentres pour te dire au revoir, mais tu étais probablement sortit pour arriver aussi tard. J’ai décidé de partir plus tôt. J’ai quitté la maison à 00h00 pile avec Helena. Elle te passe un bonjour, d’ailleurs ! Bon j’arrête les sermons. Tu vas me manquer, petit canard. Ne crois pas que je fuis mes responsabilités… Ni que je t’abandonne. On se reverra pour ton bac ! Tu m’appelles une fois que t’auras eu les résultats de tes examens. Ne te décourage pas ! Ps : J’espère que tu as trouvé du travail ! T’en auras bien besoin.

Je t’aime. Maman. »


Il fixait ce bout de papier qui l’avait démoralisé. Il déchirait la feuille et la jetait à terre de toutes ses forces. Alex posait sa tête sur son bureau et pleurait. Il remarquait là qu’il était très dépendant d’elle, qu’elle lui manquera, ces pains au beurre aussi…


__________________

[1] Maintenant
[2] Oui
[3] Non
[4] Maman
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:08

Chapitre IXX



Alexandre fût réveillé par un bruit de camion. Il sursautait et tombait de sa chaise. Lentement, il se relevait, la tête encore dans le cul.

Il descendait ses escaliers à pas de course et ouvrit la porte de la grande maison… Trois camions étaient là, devant sa porte. Un homme descendait, vêtu d’uniforme pareil qu’aux autres de ces congénères.

- Héé !! Mais qu’est-ce que vous foutez ?
- La maison n’est plus à toi, on vient prendre les meubles et tout le tralala.

Alex écarquillait les yeux.

Son père était vraiment un salopard. Faire ça à son fils… C’est pas lui qui l’avait trompé ! A cet instant même, il se maudissait d’avoir des parents aussi irresponsables.

Il courait jusqu’à sa chambre et la fermait à clé. Il prit le plus gros sac dont il disposait et y mit tous ses vêtements, ses cahiers de cours, et quelques affaires quelconque.

Alors qu’il s’apprêtait à sortir de sa chambre et quitter pour de bon cette maison qui l’avait hébergé tant d’année, il s’arrêtait au seuil de sa porte. Il se retournait et vit son ordinateur… SON ordinateur. QU’IL avait payé.

Il ouvrit alors son sac. Il retirait ses cahiers pour faire plus de place au PC. Ca avait beaucoup plus d’importance à ses yeux, bien qu’il ne voulait pas rater encore une année… Oh et puis merde, il se débrouillerait.

Une fois la tirette refermée, il fixait son sac d’un œil songeur.

En se qui concernait l’espace, c’était tout juste. Mais maintenant, fallait ramener tout ça chez Fabian.

Fabian… J’dois l’appeler !

Il s’emparait de son portable et… Son numéro a été annulé !

- Putain ! Nan mais je REVE ! L’enfoiré !

Il remit son portable et soulevait le lourd sac. Jamais il n’y arriverait seul. Il devait appeler Fabian… Où Seiishi ?

Alexandre sourit à cette pensée.

Il laissait alors son sac là et dévalait les escaliers.

- Hey les gars, touchez pas encore à ma chambre. Je reviens.

Ceux-ci hochèrent la tête et continuèrent de vider la maison de ses fauteuils, et autres accessoires…

Alexandre les regardait faire… Ils n’avaient pas l’air conscient qu’il lui faisait mal rien qu’en emportant ce qui lui appartenait.

Une fois dehors, il courait vers l’appartement de Fabian… Et comme par hasard, qui il voyait ? Seiishi.

- Qu’est-ce que tu fais là ?
- Je.. J’voulais te voir…

Alex riait.

- Je t’ai si manqué ?
- Ouais.
- Et.. Ton dîné d’famille ?

Seiishi, tout en se rapprochant, répondit :

- C’était délicieux. J’te ferais goûter la bouffe japonaise, un jour. J’crois que t’en sera accro..

Alex prit la main de Seiishi et l’embrassait, profitant qu’il n’y ait pas beaucoup de personne à cet instant.

- Waah… Tes lèvres m’ont manqués…

Alexandre ne répondit rien commençait à reprendre sa route. A ces côtés, le japonais l’interrogeait :

- Tu vas où, au fait ?
- Chez Fabian.
- Ha... Hum, j’te laisse alors…
- Non.

Un silence.

- Et t’y vas pour faire quoi ?
- Pour qu’il m’aide à porter un truc.
- … Et pourquoi tu ne me le demandes pas ?

Alexandre s’arrêtait et fit face à Seiishi.

- Parce que… Bon, ok. Ca évitera à perdre du temps.

Il retraçait ses pas, tandis que Seiishi lui agrippait le bras, toujours aussi curieux :

- Quel genre de truc à porter ?
- Un sac. Très lourd… J’vais rester chez lui un temps, le temps de me trouver un appartement. Ma mère est partie hier…

Seiishi était bouche bée… Mais se reprit bien vite :

- Et pourquoi tu ne viendrais pas chez moi ?
- .. Heu… Je… Je n’y avait pas pensé… Tu.. Et tes parents ?
- Certes, j’ai une grande famille, tu te sentiras un peu délaissé. Mes grands-parents, mes parents, mes deux sœurs…

Alexandre écarquillait les yeux.

- Tant que ça ?
- Ouais.
- Alors nan. Désolé.

Seiishi était un peu vexé…

- Tu… Vas alors vivre avec Fabian ?
- Ouais.
- Tu.. Me promets de…
- Ne pas te tromper ? Ne t’inquiètes pas. Fais moi confiance, au moins… Lui il a Jeffrey.

Le japonais souriait. Soulagé mais toujours aussi jaloux.

Alexandre prit les mains de Seiishi dans les siennes, les admirant. Seiishi ne disait rien, appréciant le moment.

Sans qu’il ne s’y attende, Alex porta un doigt à sa bouche et le léchait. Seiishi sentit un frisson lui parcourir l’échine. Ils étaient en rue, et ça l’excitait davantage.

Après un court moment, Alexandre arrêtait son manège.

- Ton verni… Il est très beau. Je ne te l’ai jamais dit, mais ça te va très bien…

Seiishi rougissait presque à cette remarque. Aujourd'hui il avait opté pour un blanc léger.

- Vraiment ?
- Quelle stupide question…, Rit Alex.

Seiishi lui tira la langue, et ils arrivèrent chez Alex. Les trois camions étaient déjà partit alors qu’il leur avait dit de ne pas toucher à sa chambre.

Il y montait en trombe et vit qu’il n’y avait plus rien. Sauf son sac et ses cahiers.

- Putain… Ca fait vraiment vide… Dommage que y a plus d’lit…

Alexandre regardait Seiishi qui avait parlé. Il riait un moment et dit, la voix enthousiaste :

- Allez beau gosse ! Montre moi ta force !

Ils se dirigèrent vers le sac.

- Et c’est « ça » que tu n’arrives pas à porter ?
- Fais pas trop ton fier. Il n’est pas léger malgré les apparences, tu sais.

Seiishi lâchait un rire moqueur et se baissait pour prendre le sac. Alors qu’il essayait de le soulever, il eut un rictus.

- Bon… Ok. T’as foutu quoi dedans ?
- Mon PC, des câbles, et mes fringues…
- Et tes sous-vêtements aussi ?
- Idiot !

Ils unirent leur force et portaient, à deux, le sac, direction l’appartement pourri de Fabian.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:09

Chapitre XX




Ce n’était qu’une heure et demie plus tard qu’ils arrivèrent au lieu désiré.

Alexandre avait laissé Seiishi s’occuper de tout, puisqu’il était si fort… A présent, le japonais était assis sur le pas de la porte de Fabian, essoufflé. Alex, lui, sonnait, et attendait patiemment.

La porte s’ouvrit… Sur un bel inconnu aux courts cheveux blonds.

- Vous êtes… ? Commençait-il.

Seiishi se levait. Il avait remarqué que ce n’était ni la voix de Jeffrey, ni celle de Fab.

- Nan, attends, je rectifie. TU es qui ?, Demanda agressivement Seiishi.

Le jeune homme le regardait de travers, et de plus de haut en bas, ce que Seiishi détestait. Il aurait bien voulu lui foutre son poing dans la gueule, mais Fabian débarquait.

- Ha salut Alex ! Ch’avais pas que t’allais t’incruster, aujourd’hui… Avec un bagage… Et avec… Lui… Dit-il en désignant Seiishi du regard.
- Merci de l’accueil Fab ! Ironisa Alex.

Puis il se tournait vers le jeune homme qui se tenait debout, défiant le japonais du regard.

- Ha, au fait… Je vous présente mon.. Ami… Il s’appelle Jeremy…

Alexandre admirait les yeux noisettes de Jeremy. Il sourit et dit, en tendant la main :

- Content de te connaître !

Mais Seiishi ne le prenait pas de cet avis et passait, avec le sac, devant eux, afin d’entrer dans l’appartement.

- C’est pour quoi, ce sac… ?
- J’vais rester un moment chez toi, si ça ne te dérange pas…
- Non non, c’est chez toi aussi, ici !

Alex sourit et demanda :

- Je dors où ?
- Heuu… Y a la chambre d’ami, mais elle est occupée par Jerem’…

Seiishi s’interposait :

- Quoi ?! Il reste ici combien de temps, lui ?!

Alexandre lui prit la main. Déposant un baiser sur la joue du japonais, il lui murmurait à l’oreille :

- Je t’aime, Seiishi… Et lui, il ne m’attire pas du tout… Calme toi…

Sa voix apaisait immédiatement Seiishi. Il ne dit plus rien, juste un chaste baiser sur les lèvres d’Alex, qui fût ravi qu’il ne le prenne pas mal.

Mais Alexandre avait un peu menti… Jeremy n’était pas mal du tout, de plus il était tout aussi grand de taille, vers les 1m90. Mais il ne fit évidemment pas par de ça à Seiishi…

- Il va rester ici jusqu’à la fin de l’année, Ajoutait Fab.
- Jeff’ est au courant ?
- Heu.. N.. Nân, pas encore… Jeremy n’est venu que ce matin…

Le ton qu’employait Fabian était vraiment suspect aux yeux d’Alexandre. Mais il n’y fit pas plus attention.

Jeremy prit la parole :

- Je te passerais la chambre d’ami, et je dormirais sur le canapé, ou dans celle de Fab… Enfin, sauf si tu veux dormir avec lui.

Alexandre haussait les épaules et répondait gaiement :

- C’pas comme si c’était la première fois qu’on dormirait ensemble. Alors ouais…

Seiishi lui donnait une tape à l’épaule. Il rit, comprenant le message.

- Nan, tout compte fait, vas-y toi… Je connais plus d’un jaloux !

Il fixait Seiishi à cette phrase et sourit. Le japonais lui prit directement ces lèvres, se fichant de la présence des deux autres.

- On ne vous dérange pas ? S’enquit Jeremy.

Seiishi lâchait les lèvres d’Alex pour regarder celui qui l’avait interrompu.

- Ta gueule.

Il prit la main d’Alexandre et se dirigeait vers la chambre d’ami, que Fabian leur montrait du doigt…

Une fois le couple parti, Fabian s’énervait.

- Jeremy ! T’es vraiment con, ma parole ! Seiishi est comme toi, stupide, alors vous ne vous entendrez jamais si tu ne fais pas un effort !
- Qui t’a dit que je voulais m’entendre avec lui ? Un peu de rivalité ne fais pas de mal…
- Rivalité ? Non mais tu t’entends parler ?!
- Bah ouais… Alex est canon.
- Tu n’as pas intérêt à le toucher !
- Sauf si c’est lui qui me touche ! riait Jeremy.

Fabian fulminait, tandis que Jeremy ne l’écoutait plus et partait à la cuisine. Fabian le suivit.

- Et puis… Pourquoi t’es venu sans me prévenir ?
- Ne me dit pas que je ne t’ai pas manqué…
- Non, pas du tout.

Jeremy fit la moue, et but dans son verre de jus d’orange.

- Si, je t’ai manqué… Et j’vois, d’après ton pote Alex, que t’es toujours avec Jeffrey !
- … Et alors ?
- Non, non, rien.

Le silence de Jeremy énervait Fabian. Ok, ils étaient amis. Enfin… Si on pouvait appeler ça « ami ». Malgré ça, ils se détestaient tout autant… Quoique ça dépende des moments, leur relation était assez bizarre…


Du côté des deux amants, c’était pareil…

- Qu’est-ce qui te prend, Seiishi ?

Le japonais ignorait le regard d’Alex. Il était couché sur le lit, tandis qu’Alexandre faisait les cents pas.

- T’es pas content que je sois jaloux ? C’est une preuve d’amour, nân ?!
- Je sais que tu m’aimes ! Pas la peine d’en faire toute une histoire de jalousie ! Tu ne me fais pas confiance ?!
- Non !

Ce mot était sorti tout seul de la bouche de Seiishi. C’était un lapsus. Un pur lapsus…

- Enfin, je veux dire.. Si, mais c’est à lui que je ne fais pas confiance…
- Sors d’ici, Seiishi. Vas-t-en… Dit Alex, la voix enrouée.

Alexandre savait que Seiishi ne lui faisait pas confiance. C’était vraiment stupide de sa part… Mais ce qu’il venait de faire était tout aussi stupide… Il ne voulait pas qu’il parte.

- Alex… J’te jure, crois-moi…

Le japonais se rassit, tendant une main vers Alexandre. Celui-ci la prit, après avoir hésité un moment.

Seiishi se recouchait, tandis qu’Alex se mit à califourchon sur lui.

- Tu me pardonnes ?
- Oui…
- Merci.

Ils s’embrassaient un moment, et Alex ajoutait :

- Tu devrais t’en aller, là..
- Pourquoi ? Il doit être que 13h00, même pas ! J’vais m’ennuyer, chez moi…
- Je sais, et moi j’vais m’ennuyer ici. Mais n’oublie pas que je devrais aller bosser, à partir de maintenant…
- Ouais, ouais.

Seiishi se relevait. Alexandre ne lâchait pas sa main.

- Lâches moi si tu veux que je m’en aille…, Sourit-il.

Alexandre le lâchait finalement, et lui dit :

- Demain… Mets du verni mauve.

Un grand sourire se dessinait sur le visage du japonais, qui fit un bref « oui » de la tête.
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Ven 18 Mai - 2:10

Chapitre XXI



Occupé à ranger ses affaires, tout en pensant à Seiishi, Alexandre n’entendit pas la porte s’ouvrir.

- Bouh !

Il se retournait et souriait en voyant Jeremy.

- Salut Jeremy.
- Jerem’ c’est bon, je préfère.
- Comme tu veux…

Alex reprit son activité, attendant que son nouvel ami dise quelque chose. Mais à son étonnement, celui-ci se contentait de s’asseoir sur le bord de la fenêtre et le regarder. Mal à l’aise, Alex prit la parole :

- Heu… Fabian est là ?
- Oui, oui, au salon.

Nouveau silence.

Pourquoi il vient me voir si c’est pour ne rien dire ?!

- Jeremy, tu veux quelque chose ?
- « Jerem », Rectifia-il. Non, je ne veux rien. Peut-être ton amitié… Tu m’as l’air sympa, d’après ce que dit Fab’.

Alexandre fit un grand sourire et répondit, amusé :

- Il est plus sympa que moi !

Jeremy se levait et s’avançait.

- T’es avec l’autre depuis quand ?

Etonné par la question, Alex préférait ne rien dire.

- Ca ne te regarde pas, Jerem’…
- Baah… Ok, autre question alors. Vous avez déjà passé l’étape du lit ?

Alexandre écarquillait les yeux. Non mais, c’était personnel, ça !

- Ca non plus ça te regarde pas !
- Ok, ok… Pas d’autre question, alors.

Ils sourirent tous les deux et Jeremy reprit la parole.

- Tu feras quoi après avoir rangé tout ça ?
- J’vais aller bosser.
- Où ?
- Dans un snack. Tu sais, celui où le patron est tout vieux.
- Haaa ouais… Je vois. C’est bon, là-bas ! Reste plus qu’à voir comment tu te débrouilleras ! Je serais ton… Cobaye, Terminait Jeremy, la voix pleine de sous-entendu.
- Heu… Oui, si tu veux…
- Ok, alors on y va quand ?

Ayant finit de réinstaller son ordinateur, Alexandre refit face à Jeremy, qu’il n’osait pas trop regarder dans les yeux.

- « On » ?
- Oui, je t’accompagne, je m’ennuie ici.
- Mais… Et Fab’ ?
- Son chéri va se ramener.

Alexandre n’avait pas le choix, Jeremy l’accompagnerait. Oh et puis ! C’était un mec cool, facile de discuter, avec lui, au moins. Et puis, ce n’était pas une mauvaise fréquentation.

Alexandre changeait juste de vêtement, pour être un peu plus à l’aise, et ajouta :

- Je suis prêt.

Ils sortirent à deux de la chambre. Dans le salon, Fabian les accostait :

- Vous allez où, comme ça ?!
- J’y vais bosser, il veut m’accompagner, car Jeff’ va venir. A ce soir, Fab’ ! Passe me voir si t’en a envie.

Il sortait, avec Jeremy à sa suite, qui fit un clin d’œil provocateur à Fabian. Celui-ci stressait déjà, Jeremy était quelqu’un de direct, et la plupart du temps, il avait ce qu’il voulait…

Dans la rue, les deux nouveaux amis faisaient plus ample connaissance.

- Tu ne veux toujours pas me répondre ?
- A quoi ? Interrogeait Alex.
- Pour toi et Seiishi.
- Non.

Un silence gênant s’installait.

- Tu me trouves comment ?
- H.. Hein ?
- Bah oui, je suis laid ou très laid ?
- Aucuns des deux…

Un grand sourire se dessinait sur les lèvres de Jeremy.

- Mmmh… Toi aussi t’es beau. Très beau.

Alexandre baissait la tête. Oui, il avait apprécié le commentaire, mais c’est les intentions de Jeremy qu’il n’appréciait pas trop…

- Merci, Jerem, mais… Arrête, s’il te plaît…
- Pourquoi ? Tu n’aimes pas les compliments ?
- Si, si c’est pas ça, mais… Je suis avec Seiishi…

Jeremy eut un rire presque nerveux.

- Ne crois pas qu’on te drague juste par un compliment ! Hm… Quoique dans mon cas, c’est vrai que c’était le cas. Excuses-moi, Alex… Je ne le ferais plus !
- Promis ?
- Pourquoi ? T’as peur de céder ?
- Tu recommences, là !
- Ok, ok, j’arrête.

Ils arrivèrent au snack. Entrant à l’intérieur, il y avait déjà une foule de gens, alors qu’il n’était que… Midi. Logique que ça soit blindé !

Le patron s’avançait et donnait quelque instruction à Alex, tandis que Jeremy se dirigeait vers une place vide.

Peu après, Alexandre vint directement chez lui pour le servir.

- Je suis sexy dans ce tablier ? Trop horriiible !!
- Mais nan, voyons.. Y a pire !
- T’es méchant, Jerem ! Bon allez, je te sers quoi ?
- Un dürüm hamburger, sauce andalouse, et boisson… Fanta.
- Tout de suite !

Tout excité par l’ambiance qui régnait, Alexandre se précipitait à la cuisine pour donner la commande. Il reprit ensuite son poste comme serveur, il préférait ça que de suer derrière les machines.

Il revint 10 minutes plus tard.

- Bon appétit, Jerem’, je reviens dans 20 minutes pour piquer tes frites, attends moi !

Et comme dit, vingt minutes plus tard, il revint, une canette de coca en main.

- Le coca c’est pas bon pour la santé, Alex, souriait Jerem’.
- Haaa t’as pas bouffer toutes les frites ! Tant mieux, sinon je t’aurais botter le cu… Heu…
- Oui, le cul… Tu pouvais terminer ta phrase, tu sais.
- Ouais mais… Je voulais pas qu’il y ait de sous entendu… hm… Enfin soit…

Mal à l’aise, il ouvrit sa canette d’une traite et le buvait en plusieurs gorgées.

- T’es tout en sueur, Alex.
- Ouais, pour dire vrai, j’aime bien ce petit job… C’est amusant, même si on est que deux dans le service.
- Et tes cours ?

Alexandre repensait à l’incident et… Seiishi. Il l’avait complètement oublié ! Il se maudissait. Au même moment, la porte du snack s’ouvrait. Alexandre se levait pour accueillir le client, et remarquait que ce n’était que Seiishi.

Tout content, il s’avançait vers lui.

- Pour combien de personne, Monsieur ? Souriait-il.
- Deux…

Alexandre avait compris le message, et se tournait pour voir si il n’y avait pas une table pour lui et Seiishi. Mais le japonais perdit son sourire quand il vit Jeremy.

- Putain Alex, qu’est-ce qu’il fou ici, lui ?!
- Ha… il est venu manger, comme tout le monde ici.
- Ouais c’est ça…

L’asiatique prit place face à Jeremy, sans lui adresser la parole, mais le fixant avec un regard haineux qui en disait long.

Alex se rapprochait et demandait, comme si de rien n’était :

- Tu prends quoi, chéri ?

Seiishi demandait qu’une salade et de l’eau. Alexandre lui donnait un rapide baiser sur les joues et partit.

- Tu ne me demandes pas ce que je fais là ?
- Je sais déjà pourquoi t’es là !

Jeremy riait et continuait son petit jeu :

- Depuis qu’on est là, on faisait que rire, discuter… Il t’a carrément oublié l’espace d’un instant, en fait.

Seiishi, ne voulant pas gâcher la première journée d’Alexandre, ne dit rien à cette provocation et préférait ignorer.

Alexandre revenait rapidement avec la commande de Seiishi, qu’il posait sous son nez. Il aurait voulu s’asseoir aux côtés de son amant, mais il n’y avait une chaise de libre qu’à côté de Jeremy.

Voyant que celui-ci hésitait, Seiishi le prit doucement par les hanches et l’avançait vers ces genoux. Alexandre était un peu gêné au début mais s’y habituait vite. Seiishi lui caressait discrètement la cuisse. Rien que ce tendre geste lui fit oublier tous ces petits soucis.

- Alexandre, Fabian t’as dit que demain y’avait une fête chez Yann ?
- C’est qui, Yann ?
- Un ex à moi. Mais depuis, on est ami, et il a organisé une fête dans les bois.
- Les bois ?! La… La nuit… ?
- Bah ouais, pas la journée, quand même... Soit, tu veux te joindre à nous ?

Voyant qu’Alex hésitait un peu, il l’aidait à accepter :

- Bien évidemment, Seiishi aussi…
- Ok alors ! Je ser… euh, On sera là.

Ils discutèrent encore un peu de cette fête de dernières minutes. Seiishi ne donnait pas son avis. Il n’avait aucune envie d’y aller, mais si c’était pour « protéger » Alex et garder un œil sur Jeremy, il le ferait…
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Dim 3 Juin - 18:25

Chapitre XXII





A sept heures, la journée d’Alexandre était terminée.

Il appréciait vraiment ce petit job. Parler aux gens, faire de nouvelle connaissance,… Tout ça lui plaisait. Et puis, il avait fait le point sur une chose : Jeremy était un type génial. Pas coincé, il savait déconner, de plus il était beau, et… Homosexuel.

Alexandre n’aurait pas su l’expliquer, mais il était d’un côté content que celui-ci s’intéressait aux garçons… Il s’était plusieurs fois demandé s’il s’intéressait à lui autant que Seiishi.

Car le japonais ne le montrait pas vraiment.

De plus… Jeremy s’acceptait entièrement et se montrait en publique. Si seulement Seiishi pouvait être comme ça ! Il voulait tellement l’embrasser sans se cacher, lui dire des mots d’amour sans murmurer…

- Alex ?

Alexandre sortait de son monde pour se tourner vers Seiishi.

- Mh ?
- On y va ?... Ou je te laisse rêver encore un peu ?

Alexandre rougit de honte. Il baissa la tête. Il était en train de penser à Jeremy à la place de Seiishi. Mais qu’est-ce qu’il lui avait prit ?! Ok, il était canon et tout, mais c’était Seiishi qu’il aimait…

- Oui, oui, on peut y aller.

Jeremy, qui était toujours là, fit un grand sourire amical à Alexandre qui le regardait discrètement.

Alexandre dit un « A demain » au patron et ils sortaient.

Dans les rues éclairées par des lanternes, les trois garçons se dirigeaient vers l’appartement de Fabian.

Jeremy et Alexandre discutaient, tandis que Seiishi prit la main de son amant. Il faisait noir, donc aucun problème pour lui.

Alexandre ne l’avait pas tout de suite remarqué, sa conversation avec Jeremy avait l’air de le passionner, et d’ailleurs, ça ne plaisait pas au japonais, qui remarquait que Jeremy était trop proche d’Alex.

Les épaules des deux amis étaient presque collées l’une à l’autre. Il ne le supportait pas. Et il n’allait pas se laisser faire !

- Jeremy, décolle-toi d’Alex, si t’as froid t’as qu’à te coller à autre chose !

L’interpellé riait et fit ce que Seiishi lui demandait, avec un sourire moqueur. Tandis qu’Alexandre se maudissait mille fois. Il savait que Seiishi était un homme extrêmement jaloux, et il devrait faire plus attention.

Il remarqua la main de Seiishi dans la sienne… Il ne l’avait même pas sentit. Il avait vraiment honte. A cette pensée, il la resserrait encore plus.

- Seiishi, pas la peine de t’inquiéter, je ne piquerais pas ton mec, il ne m’intéresse pas ! Souriait Jeremy.

Mais pourquoi ce que venait de dire Jeremy faisait mal au cœur d’Alexandre ?

- Je ne m’inquiète pas, je sais qu’il m’aime et il sait que je l’aime, et puis tu n’es pas son genre non plus.

Quand le japonais eut fini son petit discours, Alexandre avait une envie de pleurer. Seiishi avait l’air si sûr de lui… Jeremy plaisait à Alexandre, il ne pouvait pas se le cacher, ni se mentir.

- Hé bien si tu es si sûr de toi, arrête de te faire des films d’infidélité. Je sais me tenir, même si je ne le montre pas ! Et puis… Tu ne peux pas savoir si je ne suis pas son genre… Répondait Jeremy plus sérieusement.
- Je le connais mieux que toi, ce sont les asiatiques qui l’intéresse.

Alexandre savait que quand Seiishi se justifiait et tenait à avoir le dernier mot, il était mal.

Mais lui, il ne disait rien, il faisait qu’écouter et se maudire encore et encore.

- Hé bien on va lui demander ! Ajoutait Jerem. Il continuait, amusé : Alors Alex ? Je t’intéresse ?

Alexandre fit l’erreur d’hésiter à répondre, car Seiishi le regardait avec une lueur de tristesse dans les yeux.

Il se reprit en répondant calmement et sèchement :

- Non.

Au grand bonheur d’Alexandre, cette conversation s’arrêtait là car ils arrivaient au pas de la porte de Fabian.

Jeremy entrait directement, sans un au revoir à Seiishi, les laissant tous les deux.

Une fois la porte refermée, Seiishi eut un rire nerveux.

- J… J’ai vraiment cru que t’allais dire qu’il te plaisait… Dit-il.

Alexandre le regardait tendrement et sourit :

- Espèce d’idiot, ou t’es allé chercher ça ? Je pensais à un truc, et je n’avais pas vraiment entendu la question. Désolé de t’avoir inquiété ! Riait-il faussement.

Seiishi avait l’air soulager, car il le prit dans ses bras, posant sa tête dans le creux de l’épaule d’Alex.

- Je sais… Toute façon je te fais confiance, je n’aurais aucun mal à te laisser avec lui… Mentit Seiishi.

Alexandre le serrait encore plus. Le japonais relevait la tête et posait ses lèvres sur celles de son amant. Leurs langues se caressaient longuement, leurs mains se baladèrent, leurs regards se croisèrent…

Mais le japonais, assez triste, mit fin à cette étreinte.

- Je vais y aller.

Alexandre le serrait à nouveau plus fort, il savait que s’il laissait Seiishi partir, il pourrait succomber à la tentation, et il ne voulait pas. Même si Jeremy a dit qu’il ne l’intéressait pas. De plus, il n’y croyait pas du tout.

Le japonais l’écartait de force et lui déposait un dernier bisou sur les lèvres.

Alexandre le regardait, jusqu’à ce qu’il ne voyait plus l’ombre de l’homme de sa vie.

Un rire attirait son attention. Il levait la tête et vit Jeremy à la fenêtre.

- Tu vas rester debout devant la porte toute la nuit ? Allez vient, Fabian n’est pas là, il a laissé un mot !

Alexandre entrait finalement, après avoir hésité un moment. Le pire était que Fabian n’était pas là. Comment il allait faire ? C’était horrible… Horrible.

Il se dirigeait directement à sa chambre, ôtant sa veste et tout le reste, pour se mettre en pyjama. Un simple bas noir et un haut blanc.

Au salon, il vit Jeremy devant la télé, pop corn en main et couverture sur les genoux.

- Alex, ramène-toi ! Y a un film d’horreur à la télé ! Il sort dans 5 minutes !

Alexandre ne se rendait pas compte, mais il souriait. Il s’installait dans les couvertures avec Jeremy et lui piquait les pops corn des mains.

- Bouffes pas tout !!

Jeremy riait mais ne rajoutait rien, il laissait les pops corn à Alex.

- C’est quoi comme film d’horreur ?
- En fait c’est pas un film d’horreur…
- Hein ?
- C’est un film d’amour qui se termine mal.

Alexandre déglutit légèrement et fit un sourire peu convainquant.

- Génial…
- Tu n’aimes pas ?

Si, Alexandre adorait les films d’amour. Mais pas dans ces conditions…

- Si, si, juste que t’étais pas obligé de me mentir…

Jeremy haussait les épaules.

Le film commençait.

Alexandre avalait les pops corn tout à tour, il n’osait plus bouger, surtout que les scènes des baisers ou autre le mettait mal à l’aise. Une chose le tiraillait l’esprit. C’est ce qu’avait dit Jeremy un peu plus tôt…

Il sentit la main de Jeremy lui caresser le cou. Alexandre tournait la tête et croisait son regard empli de désir.

Jeremy se rapprochait quand il constatait qu’Alex se laissait faire. Il effleurait de ses lèvres la tendre peau du cou, pour ensuite passer sa langue dessus, la baladant de haut en bas.

- Jerem’… Tu… Tu as dit que je ne t’intéressais pas…
- Espèce d’idiot… Et tu y as cru ?!
- Non…

Alexandre fit tomber le paquet de pop corn, qui s’étalait sur le sol.

Jeremy soulevait la couverture et se positionnait sur les genoux d’Alex.

- Mmh… Tu bandes déjà ! A croire que ton mec ne s’occupe pas bien de toi au pieu…
- Il… Il n’est pas prêt, j’attends…

Jeremy pénétrait directement sa main dans le caleçon d’Alex, massant les testicules négligés.

Alexandre se retenait de gémir. La pression de la main de Jeremy sur son sexe l’excitait énormément… Et puis, qui ne banderait pas ?! Il essayait de s’imaginer Seiishi à la place de Jerem, mais c’était impossible, il n’y arrivait pas, il désirait Jeremy… Mais pourquoi ce type entrait dans sa vie ?!

- L’infidélité c’est mal…, Susurra Jeremy à l’oreille d’Alex.

Celui-ci n’entendit même pas ces mots, il s’allongeait déjà sur le divan, écartant légèrement les cuisses.

- Tu devrais avoir honte de toi, mon beau !
- Fallait pas m’allumer…

Jeremy tirait son haut, ainsi que celui d’Alexandre.

Sa conscience lui disait de tout arrêter, mais c’était impossible, il voulait du sexe, ça faisait longtemps, et Seiishi n’était pas prêt… Et maintenant que Jeremy débarquait dans sa vie en lui faisant des avances, il ne pouvait plus l’effacer.

Jeremy se rapprochait des lèvres d’Alex, et ne voulait que les posséder. Il s’enivrait d’abord de son odeur et donnait un coup de langue osé. Alexandre ouvrit directement la bouche pour laisser libre le passage.

Ca lui faisait vraiment bizarre d’embrasser un autre mec que Seiishi. Et ce qu’il en disait de Jeremy était qu’il flirtait tel un dieu, il savait utiliser sa bouche parfaitement bien…

Alexandre entourait de ses bras la nuque de Jeremy, alors que celui-ci lui retirait le caleçon.

- Ca va être désagréable juste un moment, après tu verras, tu seras au 7ème ciel ! Le rassura Jeremy.

Il pénétrait deux doigts à la fois dans l’étroite cavité et attendait un moment qu’Alexandre s’y habitue.

Malgré ce que lui avait dit Jeremy, cette sensation ne lui était pas du tout désagréable, il adorait.

Et il adorerait encore plus si c’était Seiishi qui se décoinçait un peu…

... Seiishi..

Alexandre se redressait soudainement.

- Non ! J’suis vraiment un salopard pour lui faire ça !

Alexandre repoussait gentiment Jeremy.

- D… Désolé Jerem’…
- Hm… Quelle situation ! A mon avis, tu fais le bon choix. Mais je te préviens ; Je n’abandonnerais pas.

Jeremy se rhabillait et le laissait seul sur le canapé, livré à ses réflexions.

Comment ça, il ne va pas abandonner… ?
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Inki Inochi
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MessageSujet: Re: Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]   Dim 3 Juin - 18:27

Chapitre XXIII




Le matin, Alexandre dormait point ferme. Il fut réveillé par un réveil qui n’était pas sien ! Il ouvrait les yeux et se levait péniblement. Il se dirigea vers la chambre de Fabian, et vit que celui-ci était accompagné de Jeffrey.

- HE ! C’est à qui ce réveil ?!

Fabian, qui émergeait encore, fit un « oui » de la tête.

- Mmmh… C’parce qu’on est luuundi… J’ai cours moi !

Ha oui, c’est vrai. Il était lundi et ils avaient cours. L’incident de la dernière fois, il s’en était évidemment remit. D’ailleurs il n’en avait jamais été blessé. C’était Seiishi qui ne supportait pas qu’on sache Qui il est vraiment.

- Heu… Fab’… Tu crois que je devrais venir… ?
- Franchement, oui. Tout le monde a déjà oublié « ça », en fait.
- Ouais bah je suis sûr que dès que je mettrais les pieds à l’école, ils me regarderont !
- Bah ça c’est normal…

Fabian se levait enfin, secouant Jeffrey au passage. Il lui soufflait au cou, ce qui fit une agréable sensation à l’intéressé.

- Bon allez les amoureux, bougez-vous, Annonça Alex en se retirant pour se préparer de son côté.

Il mit un jean, un t-shirt blanc, et préparait juste de quoi écrire, car ils n’avaient plus cours, mais révision ; Les examens étaient pour bientôt.

Vingt minutes plus tard, Alex avait fini de prendre son petit déjeuné, et attendait les tourtereaux. Mais Jeremy se fit un plaisir d’apparaître avant les deux autres. A sa vue, Alexandre baissa immédiatement la tête. Il avait vraiment honte de lui.

- On ne me dit plus bonjour, Alex ?
- He…Heu, si, si, désolé… Hum, Bonjour Jerem’…

Jeremy se rapprochait de lui et lui fit simplement la bise.

- T’as déjà mangé ou tu veux que je te fasse des toasts ?
- Non, j’ai mangé..
- Ok !

Jeremy s’installait pour ses toasts.

Il était déjà 08h15 !

- FABIAN, JEFFREY, BOUGEZ-VOUS ! Criait Alex.

Jeremy manquait de s’étouffer à ses mots.

- Jeff’ est là ?!
- Bah… Euh, Oui. Pourquoi ?
- Ca c’est la meilleure !

Jeremy se leva et contournait la table.

- Qu’est-ce qu’il m’a manqué ! fit Jerem sur un ton moqueur.

Alex lui attrapait directement le poignet.

- Jerem, s’il te plaît… Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre vous trois, mais pitié, ne gâche pas leur couple, ils sont fous amoureux l’un de l’autre…

L’interpellé fixait Alexandre. Jeremy avait toujours son assurance, mais ce sourire moqueur avait disparu.

Jeremy retraçait ses pas, se collant presque à Alex. Il prit dans ses mains les joues chaudes d’Alexandre, qui sentait la chaleur monter à ce contacte physique trop rapproché à son goût.

Jeremy posait ses lèvres sur les siennes. Ils s’apprêtaient à approfondir leur baiser, mais Fabian arriva, avec Jeffrey.

Instinctivement, Alexandre lâcha Jeremy et sortait de l’appartement, complètement frustré.

- Jeremy… Qu’est-ce que je t’ai dis, avec Alex ?!
- Je sais plus…
- Roh s’il te plaît, ne gâche pas son couple, ils sont fous amoureux l’un de l’autre !

Jeremy riait.

- Tiens, c’est exactement ce qu’il m’a dit ! Ha au fait, Bonjour, Jeffrey ! Dit-il en passant près d’eux.

Jeffrey, lui, était pétrifié.

- Q… Qu’est-ce… Qu’il fou là… ?!
- Bon allez, on sort et je t’explique ! Paniqua Fabian.

Sur le trottoir, Alexandre restait silencieux telle une tombe, tandis que les deux amoureux réglaient leur petite affaire.

- Je l’héberge, juste !
- Désolé Fab’, mais avec ce qui s’est passé entre lui, toi et moi, j’ai quand même raison de douter !
- Putain, Jeff ! T’as bien vu qu’il fait des avances à Alex ! Moi il m’a déjà oublié !

Cette conversation n’avait plus aucun sens pour Alexandre. D’ailleurs, il s’en fichait, car maintenant deux paires de yeux le fixaient.

- Alexandre, tu n’as rien à dire ?!
- Non…
- Alex ! Regarde moi !

Les trois amis s’arrêtèrent en pleine rue.

- Alex, peut-être que je déteste Seiishi, mais je sais qu’il t’aime vraiment, à la folie, il ferait tout pour toi, il a même abandonné ses amis ! Il t’aime énormément, ça se voit comme le nez au milieu de la gueule, CA-SE-VOIT !

Evidemment que ça se voyait. Mais que pouvait-il y faire si lui, Alexandre, était attiré par quelqu’un d’autre ? Ca arrivait dans les couples, non ? C’était une étape à surmonter…

Alors qu’ils se disputaient, les voitures commençaient à klaxonner à leur intention.

- HA, VOS GUEULES ! Cria Fabian, qui ne s’entendait plus parler.

Alexandre ria et prit les mains de ses deux amis, les entraînant ailleurs. Ils étaient près de l’école, et les grilles étaient ouvertes.

Ils entrèrent, et comme craint, Alexandre sentait les visages tournés vers lui, les chuchotements des élèves lui étaient dédiés, ainsi que les regards dégoûtés comme admiratifs.

Mais lui, il s’acceptait. Il relevait lentement la tête, et s’adressa à Fabian :

- T’as raison. C’est avec Seiishi que je dois être… T’as raison.
- BIEN ! Le monde retourne correctement ! HAAAAHAHAHAH !! Hurlait-il comme le con qu’il était.

Jeffrey ria aussi et répliqua :

- Arrête de me fait honte !!


En classe, tous étaient avec Alexandre, lui posant mille et une questions. « Où est Seiishi ? » « C’est vrai entre vous deux ?! » « T’es gay ? » « Pourquoi il n’est pas avec toi ? »,…

Alexandre n’en pouvait plus, c’était quoi ces sans-gêne ?! Bon au moins, ils n’étaient pas insolants ou blessants.
Avant que les révisions ne commencent, Alexandre envoya un texto à Seiishi, disant qu’il était au lycée et qu’il aimerait bien qu’il vienne le chercher.

Alexandre ne savait pas si Seiishi allait le faire. En fait, il voulait juste le tester. Voir si il viendrait. Pour lui, et pas pour le regard des autres.

La fin de la journée arrivait trop vite, pour Alexandre qui s’appliquait dans ses feuilles d’exercices.

- Alex ! Jeff et moi on y va, ok ?
- Ouais, ouais, allez-y, toute façon j’vais devoir aller bosser…

Ce n’est que dix minutes plus tard qu’il se leva, quittant la classe. Dans la cours, il observait de loin, cherchant Seiishi des yeux.

Et il vit une silhouette noire !

Plus il s’avançait, plus il remarqua que… C’était Jeremy. Il s’arrêtait à quelque mètre et commençait à paniquer. Pourquoi est-ce qu’il était là ?!

- Jeremy, qu’est-ce que tu fais ici ?

L’interpellé se retournait, un petit sourire aux lèvres. Ce sourire, Alex ne l’avait jamais vu. Il avait l’air franc.

- Je me suis dit que si quelqu’un t’attendais après les cours, se serait bien…
- Et qui te dit que je veux que ce soit toi ?!

Alexandre soupirait, agacé. Il avait en fait peur, et la seule façon qu’il trouverait pour éloigner ce type, était d’être mythomane et froid.

- Désolé Jerem, mais je dois bosser, bye !

Il passa à côté de lui, le poussant de son épaule. A son grand étonnement, Jeremy se laissait faire, et tourna les talons.

Pourquoi Jeremy n’avait-il plus cet air si assuré sur le visage ?
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Deux pour un (YAOI) [Jadis "La vie au lycée"]
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